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Date
29 sept. 2000
Tags
Sydney 2000

Ngeny distance El Guerrouj, sidéré

On pourrait presque affirmer que le Kényan Noah Ngeny possède les meilleures statistiques olympiques de toute l’histoire des Jeux. Lors de son unique participation olympique, il a en effet disputé deux tours de qualification et une finale, et remporté les trois courses. De plus, il a acquis sa médaille d’or en battant l’une des plus grandes vedettes de son sport.


Lorsqu’il arrive à Sydney pour disputer le 1500 m, Noah Ngeny sait qu’il va être opposé à l’un des favoris les plus cotés de l’histoire, le Marocain Hicham El Guerrouj.

Lors de la finale de 1996, le Marocain est tombé et a terminé bon dernier, mais il a effacé ce revers en atteignant par la suite sa forme optimale et en devenant, aux dires de nombreux observateurs, le meilleur coureur de 1 500 m de l’histoire. Il n’a d’ailleurs perdu qu’une seule course, sur la distance ou sur le mile, entre les Jeux de 1996 et ceux de 2000. Lorsqu’il se présente en Australie, il affiche une série de 28 victoires et deux titres mondiaux consécutifs. Et, cerise sur le gâteau, il a également battu les records du monde du 1500 m et du mile.

Ngeny s’est cependant signalé comme un sérieux prétendant au trône. Lors du record du monde du mile d’El Guerrouj, le Kényan a terminé deuxième de la course, en descendant lui aussi sous l’ancien record. Il est également devenu vice-champion du monde derrière le Marocain et, s’il ne l’a jamais battu, il est semble-t-il en train de réduire l’écart qui le sépare de son adversaire.

En Australie, les deux coureurs gagnent leur demi-finale, mais le public table néanmoins sur une victoire d’El Guerrouj. En finale, peu après les 900 m, le Marocain se porte en tête, suivi de près par Ngeny et son compatriote kényan Bernard Lagat.

El Guerrouj appuie ensuite sur l’accélérateur, mais les Kényans répliquent. Puis Ngeny se porte à sa hauteur et se détache inexorablement à 50 m de l’arrivée, tient bon et s’impose de 25 centièmes. El Guerrouj obtient l’argent et Lagat, qui termine à un cheveu, est troisième.
Le grand Marocain est passé à nouveau à côté de la victoire aux Jeux Olympiques et se tient la tête, en larmes, alors que Ngeny, radieux, sera accueilli en héros dans son pays.
Dans les années qui vont suivre, les deux hommes connaîtront des fortunes diverses.

Ngeny sera ainsi victime d’un accident de voiture en 2001 et suite à ses blessures, il manquera les Jeux de 2004, puis prendra sa retraite en 2006. Quant à El Guerrouj, il gagnera à nouveau le titre mondial en 2001 et 2003 avant d’obtenir, en 2004, cet or olympique qu’il désirait tant.

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