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Date
07 févr. 1932

La course de chiens de traineaux, une exception aux Jeux


Comme on peut le lire dans le rapport officiel des Jeux de Lake Placid : « Les règles du Comité international olympique autorisent à organiser des démonstrations de sports qui ne font pas partie du programme officiel. Cela peut être une discipline propre à la tradition du pays organisateur, ou une autre qui lui serait étrangère ».

En démonstration lors de ces Jeux de 1932, il y aura le curling qui était au programme officiel à Chamonix en 1924. Il y aura aussi pour la première fois le patinage de vitesse féminin, que l’on ne reverra plus avant son admission définitive en 1960 à Squaw Valley. Il y aura enfin une épreuve typique du grand nord du continent américain, la course de chiens de traineaux.

Typiquement, sept chiens (six harnachés en paires, et un « leader » à l’avant) tirent un traineau sur lequel est placé celui qui les mène. Ce sont des « Huskies », issus de croisements de races diverses parmi lesquelles le Labrador, spécialement élevés et entraînés pour la tâche.

Douze concurrents exclusivement américains et canadiens sont engagés dans cette épreuve qui présente une belle particularité : pour la première fois aux Jeux d’hiver, et si l’on excepte le cas particulier du patinage artistique en couples, elle est mixte. L’Américaine Eva Seeley dispute en effet la compétition avec son attelage.

La piste faiblement enneigée compte-tenu d’une météo printanière, à parcourir deux fois en deux journées de compétition les 6 et 7 février 1932, est longue d’un peu plus de 40 kilomètres (25 miles). Elle part du stade olympique et y revient. De très nombreux spectateurs sont présents pour assister au départ et à l’arrivée, ainsi que tout au long du parcours.

Les concurrents s’élancent un à un à trois minutes d’intervalle. L‘organisation a mis en place des postes de chronométrage qui leur permettent de connaitre leurs temps de passage après 6,44km, 17,06km et 36.14 km, lesquels sont également communiqués au public du stade olympique.

Le Canadien Emile St Goddard de Winnipeg (Manitoba) et son attelage se montrent deux fois les plus rapides pour l’emporter avec un temps total de 4h23:12.5 devant le « pilote » américain Leonard Seppala (4h31:01.8) et son compatriote Shorty Russick (4h47:44.6). Cela restera l’unique podium d’une discipline apparue en démonstration aux Jeux Olympiques d’hiver pour la seule fois à Lake Placid en 1932.

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