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Tae Satoya IOC / Kishimoto
Nagano 1998

Tae Satoya crée une énorme surprise en bosses


Championne du monde en titre et leader de la Coupe du monde, la Française Candice Gilg se présente logiquement à Nagano avec l’étiquette de grande favorite des bosses féminines.

C’est donc un choc majeur de ne pas la voir en finale, à la suite d’un saut difficile, un hélicoptère, mal négocié lors des éliminatoires. Sans la Française, la compétition se retrouve tout à coup totalement ouverte.

Mais malgré cela, qui aurait accordé la moindre chance à la Japonaise Tae Satoya ? Quatre ans plus tôt, elle ne s’est classée que 11e à Lillehammer et c’est d’ailleurs la place qu’elle occupe au sortir des qualifications de Nagano.

Tae Satoya IOC / Kishimoto

Tae Satoya a grandi dans la ville olympique de Sapporo, théâtre des Jeux d’hiver de 1972, et depuis ses débuts, elle est entraînée par son père. Un an avant les Jeux Olympiques de Nagano, il est mort d’un cancer et elle porte depuis une paire de boucles d’oreille qu’il lui avait offertes, ainsi qu’une photo de lui qui ne quitte pas sa poche.

Peut-être galvanisée par la mémoire de son père ou par le soutien du public japonais, Tae Satoya présente un tout autre visage en finale et réalise le meilleur run de sa vie. Elle assiste ensuite aux échecs à répétition de ses adversaires, incapables de battre son score, et laisse ses émotions s’exprimer après la confirmation de sa victoire. Ce n’est pas seulement un triomphe personnel, c’est aussi une date historique pour son pays puisqu’elle devient la première championne olympique japonaise aux jeux d’hiver.

Quatre ans plus tard, elle obtiendra une médaille de bronze à Salt Lake City, et sera encore présente à Turin 2006 et Vancouver 2010, intégrant ainsi le club fermé des athlètes ayant participé à cinq éditions des Jeux d’hiver.

Tae Satoya Getty
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