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Date
27 avr. 2015
Tags
Actualités Olympiques
Actualités Olympiques


Dès sa première participation aux Jeux Olympiques, à Sydney en 2000 après avoir connu une émotion très particulière (il a dû éliminer son frère Patrice lors des sélections nationales pour gagner sa place), Tony Estanguet domine son sujet dans les eaux déchaînées du bassin de Penrith et remporte sa première médaille d’or à 22 ans.  « C’est mon souvenir le plus marquant », explique-t-il, « C’était tout simplement magique d’être un acteur de cette famille olympique, de devenir olympien. Je me souviens de la cérémonie d’ouverture. C’était un monde à part, et le jour de la compétition, un peu dans un état second, on se laisse porter par l’envie, l’enthousiasme, le public, et la difficulté de la course ! Je me souviens qu’avec Michal Martikan, mon adversaire, on était déjà dans un combat, on se connaissait bien. Et ce combat dans un théâtre olympique, c’était vraiment magique ».

Quatre ans plus tard, lors des Jeux d’Athènes, sur le bassin d’eaux vives d’Hellleniko, Tony Estanguet conserve son titre, bénéficiant d’une pénalité infligée à Martikan pour avoir touché une porte. Devenu un modèle pour tous les sportifs français, l’enfant de Pau (Pyrénées-Atlantiques) est désigné porte-drapeau pour la cérémonie d’ouverture des Jeux de Beijing. Le 8 août 2008, il marche en tête de la délégation française devant les 91.000 spectateurs du « nid d’oiseau ».  

« J’ai vécu un privilège immense. Au-delà de l’acteur sportif, au-delà du compétiteur, on me donnait un rôle de capitaine d’équipe, un rôle symbolique, et on venait récompenser mes valeurs d’homme au-delà du champion que j’étais en tant que double champion olympique. J’ai vécu là une expérience très forte, parce que c’était dans un autre cadre. C’était une émotion nouvelle pour moi d’être porte-drapeau. Cette fois-ci, même si j’avais déjà défilé deux fois, j’étais devant la délégation et c’était vraiment un moment dont je me souviendrais pour toujours. La cérémonie d’ouverture, c’est un message symbolique de paix à travers le sport qui est formidable, fantastique et je suis très fier d’avoir défilé quatre fois et d’avoir été le porte-drapeau de mon pays ».

Pourtant, à Beijing, les choses ne tournent pas en faveur du champion français. il explique avoir voulu mettre en place une stratégie qui n’a pas fonctionné. Il est éliminé en demi-finales et se classe 9e. « Ca m’a permis de me remettre en question, de faire le point. Ça a été une leçon d’humilité. Les Jeux Olympiques, c’est aussi beaucoup d’humilité, tous les meilleurs du monde qui arrivent pour une compétition et qui se confrontent, c’est vraiment un super message ! » A Beijing, c’est le rival de toujours de Tony, Michal Martikan, qui l’emporte.

La « remise en question » de Tony Estanguet passe par deux titres de champion du monde remportés en 2009 à Seu d’Urgell (Espagne) et en 2010 à Tacen  (Slovénie) et un titre européen gagné en 2011. Enfin, pour ses quatrièmes Jeux à Londres, dans le bassin du Lee Valley White Water Centre, le 31 juillet 2012, il réalise à nouveau le parcours parfait en finale et devient le seul athlète français trois fois champion olympique dans la même discipline et dans trois Jeux différents. Il prend sa retraite sportive dans la foulée pour se mettre au service de l’Olympisme en étant élu par ses pairs à la commission des athlètes du Comité International Olympique pour une période de huit ans.

 

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