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Iginla contribue à stopper un demi-siècle d’infortune canadienne

Comme il est souvent le cas lors des tournois olympiques de hockey sur glace, Salt Lake City a sorti quelques surprises de son chapeau. Le plus beau coup de tonnerre a été l’œuvre des outsiders de Biélorussie, qui ont battu la Suède en quarts de finale de la compétition masculine. Il y a pourtant eu une part d’inattendu dans la réussite des États-Unis, qui ont envoyé aux Jeux une équipe relativement faible mais qui a pris tout le monde de court en atteignant la finale.


Pour y parvenir, les Américains vont batailler en livrant deux matches titanesques contre la Russie : un match nul 2-2 en phase de poule, puis une victoire 3-2 en demi-finale, après avoir mené 3-0 et résisté aux assauts adverses en fin de match.

Cette victoire débouche sur une finale contre le Canada, qui est mal parti (une défaite 5-2 contre la Suède) mais s’est peu à peu repris au fil des Jeux. Cela fait cinquante ans que les Canadiens n’ont pas gagné de médaille d’or en hockey sur glace, mais il y a également longtemps que les Américains reviennent bredouilles des Jeux : plus de vingt ans.

Dans les rangs canadiens figure un joueur qui cherche à entrer dans l’histoire de manière très particulière. Jarome Iginla (en fait de son nom complet Jarome Arthur Leigh Adekunle Tig Junior Elvis Iginla) a fait partie autrefois de l’équipe canadienne junior de baseball, mais il s’est épanoui de manière spectaculaire sur la glace, crosse en main, à l’adolescence. Il a été drafté en NHL par les Stars de Dallas avant d’intégrer rapidement les Flame de Calgary où il est devenu l’un des joueurs phare du club, avant d’être appelé sous le maillot à la feuille d’érable aux Championnats du monde juniors et seniors.

Sa sélection dans l’équipe olympique de 2002 est cependant une surprise et Iginla a même cru d’abord qu’un de ses partenaires lui jouait un tour. À la fin du tournoi, il sera l’une des stars reconnues des Jeux.

En finale face aux États-Unis, Iginla réalise l’une de ses meilleures prestations et la plus mémorable. Il trouve les filets lors du premier tiers-temps et don©ne l’avantage au Canada 2-1. Dans le deuxième tiers-temps, les deux équipes marquent tout à tour, si bien que le Canada mène 3-2 à l’amorce du dernier tiers-temps, dans un climat tendu. Le suspense est total.

Ce qui est clair, c’est que le prochain but sera décisif. Et c’est le cas, puisque Igingla surprend Mike Richter d’un tir canon qui donne deux buts d’avance aux Canadiens, 4-2. Un cinquième suit, signé Joe Sakic, qui parachève la victoire et met un terme à 50 ans d’attente, tout en permettant à Iginla d’écrire sa propre page d’histoire.

Il reviendra sur la scène olympique en 2006 où le Canada s’arrêtera en quarts de finale, puis à nouveau en 2010 où il contribuera à la seconde médaille d’or du pays hôte devant un public de Vancouver totalement hystérique.

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