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Date
10 août 1932
Tags
Los Angeles 1932 , Actu CIO

Neri place la barre haut

Depuis l’avènement des Jeux Olympiques modernes, les Italiens ont fait parler leur classe en remportant sept médailles d’or en gymnastique en quatre éditions, entre 1908 et 1924.


En 1932, son représentant le plus précieux s’appelle Romeo Neri. Il a 29 ans et a gagné le titre national aux barres parallèles en 1926, avant de décrocher une médaille d’argent à la barre fixe, deux ans plus tard aux Jeux d’Amsterdam.

Sportif talentueux et éclectique qui a brillé en natation, en course, en haltérophilie et en boxe avant de s’orienter vers la gymnastique, Neri et le reste de l’équipe italienne de gymnastique se sont entraînés pour les Jeux de Los Angeles sous la baguette du légendaire Alberto Braglia. Lui-même triple champion olympique sous les couleurs de l’Italie aux Jeux de 1908 et 1912, c’est la personne idéale pour guider ses protégés vers la victoire.

Les exploits de Neri à Los Angeles vont dépasser toutes les attentes. Il va en effet y remporter trois médailles d’or remarquables, au concours général individuel – il s’impose avec une marge considérable de 5,7 points, aux barres parallèles et dans le concours général par équipes, tout en terminant quatrième au sol.

Ces trois médailles d’or vont faire de Neri le sportif le plus performant des Jeux de 1932, à égalité avec la nageuse américaine Helene Madison.

Bien que désormais trentenaire aguerri, un âge où un gymnaste moyen court après ses années de forme, Neri entreprendra de défendre ses titres aux Jeux de 1936 à Berlin. Ses espoirs seront toutefois contrariés par une déchirure musculaire au bras et il sera contraint à l’abandon à mi-compétition. Il restera handicapé par cette blessure et, au début de la Seconde Guerre mondiale, il décidera de tirer sa révérence.

Toujours attiré inexorablement par la gymnastique, Neri reviendra sur la scène sportive aux Jeux de 1952 à Helsinki, dans le rôle d’entraîneur de l’équipe nationale italienne.

Un hommage permanent à Neri existe aujourd’hui dans sa ville natale de Rimini, sous la forme du stade Romeo Neri, construit en 1934, deux ans à peine après son zénith olympique, et nouveau siège du club de football local. Apprécié autant par ses proches que par un large public, Neri a laissé son empreinte sur la gymnastique et intégré le club d’élite des triples champions olympiques.

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