skip to content
Date
04 mars 2015
Tags
Londres 2012 , Actu CIO , Lutte , Fédération de Russie

Natalia Vorobieva, le 9 août 2012, jour de gloire

  


La lutteuse russe Natalia Vorobieva s’est imposée  avec panache dans la catégorie -72kg aux Jeux de Londres. Elle revient sur cette journée inoubliable.

Natalia Vorobieva, originaire de Tulun au sud-est de la Sibérie (région d’Irkoutsk) est double championne du monde junior dans la catégorie -72kg (2009 et 2010) lorsqu’elle dispute ses premiers Jeux à 21 ans, le 9 août 2012 sur le tapis de lutte de l’ExCel de Londres. Elle mène un parcours autoritaire jusqu’à la finale, remportant très nettement tous ses tours, expédiant la Kazakhe Guzel Manyurova en quarts et la tenante du titre Chinoise Wang Jiao en demi-finale sur tombés.

La finale l’oppose à la Bulgare Stanka Zlateva, vice-championne olympique à Beijing en 2008, quintuple championne du monde, et de huit ans plus âgée qu’elle. « Quand j’entre dans l’arène, mes entraîneurs me disent  » tu as déjà la médaille d’argent, tu n’as rien à perdre, alors vas-y et bats toi ! ». Je réalise que toute ma carrière est en jeu, que ce match n’est pas pour chaque point, mais pour chaque prise. Zlateva, bien sûr, est là pour gagner, mais je suis venue pour ne pas perdre ». Explique Natalia.

Décidée à marquer le plus vite possible en lançant des mouvements tranchants, afin de tenter de se mettre à l’abri au score, Natalia Vorobieva entraîne son adversaire hors du tapis et récolte un point de pénalité en première manche. Elle est menée 1-0 à la fin de ce premier acte. « Quand je reviens vers les coaches, ils sont en panique ! L’un deux hurle quelque chose tandis que l’autre m’évente nerveusement avec une serviette. Je me tourne vers eux et je dit « tout va bien se passer ! ». Et je reviens sur le tapis, sûre que je peux m’imposer dans le 2e round. Je ne me sens pas fatiguée, je n’ai rien à perdre ».

Elle décide d’adopter une stratégie encore plus offensive. «  Je sais au plus profond de moi que je vais trouver le moment pour lancer une attaque gagnante. J’ai un style de lutte qui implique de finir proprement les rencontres. Et c’est comme ça que je veux conclure la finale des Jeux Olympiques. Je veux lancer un beau mouvement, gagner les Jeux avec panache ».

Au bout de 39 secondes, Vorobieva renverse Zlateva sur le tapis et l’immobilise. L’arbitre met fin à la rencontre. Victoire sur tombé ! « Cette action me donne la chair de poule. Deux ans plus tard, je l’ai encore ! A ce moment, j’explose, je me mets à hurler et je crois que l’on peut m’entendre de Londres à Irkoutsk ! ». 

©Getty Images

Un peu plus tard, Natalia Vorobieva revient dans la salle de son exploit pour la cérémonie de remise des médailles. En s’approchant, du podium, elle ne réalise pas ce qui vient de se produire, elle pense « Quoi ? Où ça ? Comment ? », avant de monter sur la première marche. « Et là, je réalise que ça y est.  Au sommet de l’Olympe avec au dessus de moi, le drapeau russe. L’hymne de mon pays retentit. Et je pense que je peux cocher « Mission accomplie » sur ma liste ! J’écoute l’hymne, je le chante dans ma tête, et je peux ressentir chacun des mots. Aujourd’hui, chaque fois que j’entends l’hymne national, Je l’associe toujours à ce moment particulier. Le 9 août 2012 ».

back to top