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Date
18 juil. 1976
Tags
Montréal 1976 ,

Montréal et la ruée vers l’or d’Andrianov - Gymnastique

Si les impérieuses chaines de production soviétiques ont sorti des gymnastes de classe mondiale à profusion, Nikolai Andrianov a sans doute été le plus grand d’entre eux.


À ce jour, Michael Phelps est le seul homme à avoir gagné davantage de médailles olympiques que le gymnaste originaire de Vladimir, à 200km à l’ouest de Moscou. En outre, ils ne sont qu’une poignée dans l’histoire à avoir gagné plus de médailles d’or que lui.

Élevé par sa mère avec ses trois frères et sœurs, Andrianov montre un immense talent précoce à l’école et, à mi-adolescence, il remporte une kyrielle de titres provinciaux.

Il se fraie un passage jusqu’à l’équipe nationale soviétique, qu’il intègre à 18 ans, et dispute sa première grande compétition internationale. Il s’agit des Championnats d’Europe de 1971 à Madrid et Nikolai y décroche les titres du saut de cheval et du cheval d’arçon.

Un an plus tard, il se pare d’or sur la plus grande scène qui soit, en s’imposant au sol aux Jeux Olympiques de Munich, devant une armada de Japonais. Ces derniers, qui placent quatre hommes dans les six premières places, sont stupéfaits par la vitesse d’exécution d’Andrianov.

Trois ans plus tard en Suisse, où se déroulent les Championnats d’Europe, il rafle quasiment la mise en décrochant six titres, dont celui du concours général.

Il est donc archi-favori aux Jeux Olympiques de 1976 à Montréal, malgré la présence du Japon avec une nouvelle équipe extraordinaire.

Si Andrianov et ses partenaires manquent le titre par équipes d’un cheveu au bénéfice des Japonais au Forum de Montréal, ils gagnent cependant leur cinquième médaille d’argent olympique consécutive dans l’épreuve-phare.

Au sol, Andrianov débute par une prestation époustouflante, suivie d’un 9.7 au cheval d’arçon qui lui permet de prendre la tête du concours général, place qu’il n’abandonnera plus.

Même si le Japonais Sawao Kato parvient à réduire son retard, Andrianov l’emporte d’un point, scellant sa victoire grâce à une performance de choix à la barre fixe.

Il obtient d’autres médailles d’or au saut de cheval, coiffant au passage le légendaire japonais Mitsuo Tsukuhara, ainsi qu’aux anneaux et au sol, son épreuve fétiche. Et pour faire bonne mesure, il recueille également l’argent aux barres parallèles et le bronze au cheval d’arçon.

Quatre ans plus tard, il mettra un terme à sa carrière olympique devant ses supporters à Moscou, en décrochant deux nouvelles médailles d'or, dans l’épreuve par équipes et au saut de cheval.

Ironie du sort, Andrianov deviendra l’entraîneur de l’équipe olympique japonaise après sa retraite sportive, avant d’être emporté par une maladie neurodégénérative en 2011, alors qu’il n’a que 58 ans.

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