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Date
25 oct. 2010
Tags
JOJ

Moments de complicité avec Frank Fredericks et Yelena Isinbaeva



À titre d’entraînement à Singapour, les jeunes reporters des JOJ Luke Dufficy, Australie , et Thiam Peng Tan, Singapour, ont passé sur le gril des légendes olympiques comme

Frank Fredericks et Yelena Isinbaeva. Frank Fredericks, l’ancien coureur namibien, a rappelé qu’il aurait remporté l’or olympique s’il avait été plus casse-cou durant sa carrière. Ancien champion du monde détenteur de record du monde et quatre fois médaille d’argent olympique, il s’exprimait devant un groupe de jeunes reporters aux premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse à Singapour.

«J’avais sans doute trop de choses en tête», a-t-il dit à propos de ce qu’il ressentait avant la course. «Si j’avais été plus casse-cou, j’aurais sûrement remporté quatre médailles d’or plutôt que quatre d’argent.»

Fredericks, le seul médaillé olympique de son pays, a reconnu qu’une médaille d’or olympique est la seule chose qui manque dans sa vitrine de trophées.

«Quand j’y pense, c’est ce qui manque et ce serait bien d’en avoir une au tableau.» Six ans après s’être retiré, Fredericks est satisfait de ce qu’il a accompli. «Je m’y suis donné à fond, dit-il. Mais cela laisse à un autre jeune athlète la possibilité d’être le premier Namibien à remporter une médaille d’or.»

Il espère aussi qu’une ville africaine accueillera les Jeux dans un avenir proche. «Je crois que la Coupe du monde de la FIFA en Afrique du Sud, à mon avis très réussie, montre bien que l’Afrique est prête.» (Luke Dufficy, Australie)

Quand Yelena Isinbaeva raconte sa première rencontre avec le sauteur à la perche légendaire, Sergey Bubka, elle devient quasiment hyperactive en décrivant comment elle avait cherché à être photographiée avec lui à Sydney en 2000. L’Ukrainien était assis à ses côtés lors d’une «discussion avec des champions» au village olympique de la jeunesse, où les deux super-vedettes rencontraient de jeunes athlètes.



À son avis, «les sacrifices représentent la plus grande difficulté, car j’ai consacré toute ma courte vie au sport», dit-elle. «Et c’est aussi ce que vous tous devrez faire. Vous ne mènerez pas la même vie que vos amis.»

À la veille d’une compétition, elle reste seule sans rien faire, cela fait partie de l’entraînement. «Je me concentre sur moi-même. J’imagine.» Elle imagine son meilleur saut. Élue «athlète mondiale de l’année» par l’IAAF à trois reprises, elle a l’honneur d’être la première femme qui ait franchi la barre fatidique des cinq mètres. Ce ne fut pas de tout repos. L’an dernier, Yelena Isinbaeva a échoué à deux reprises aux Championnats du monde à Berlin. «J’ai pleuré durant deux jours, je ne pouvais y croire.»

«Gagner n’est pas si difficile. Battre des records l’est un peu plus. Mais je pensais que cela ne s’arrêterait jamais. Alors je me suis détendue et je ne me suis pas concentrée à 100 %. Lorsque j’ai vu la nouvelle championne du monde, j’ai compris l’importance d’être championne. Je voulais redevenir la meilleure. Alors j’ai fait une pause, j’ai fait tout ce que j’avais envie. J’ai mangé des tonnes de glaces!»

Et seulement 11 jours plus tard, Isinbaeva plaçait la marque à 5,06 mètres. «J’avais tout le nécessaire en moi, mais il m’a fallu une défaite pour m’en apercevoir.»

Ce qu’elle semble se murmurer au moment de sauter «n’est rien de spécial», à ce qu’elle dit. Mais elle se fait plus diserte sur son rôle d’ambassadrice: «Rencontrer des amis et comprendre leur culture. Une fois chez vous, vous partagerez ce que vous avez appris ici.» (Thiam Peng Tan, Singapour)
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