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Date
11 août 2017
Tags
Rio 2016 , Actualités Olympiques

Rio 2016 - Jour 6 : Michael Phelps insurpassable, Simone Biles étincelante

Revivez la journée du jeudi 11 août 2016 à Rio sur olympic.org. Michael Phelps remporte brillamment sa 22e médaille d’or, Simone Biles illumine le concours multiple individuel de gymnastique artistique, les artistes fidjiens du ballon ovale sont au paradis !

Et de 22 pour Michael Phelps

Michael Phelps décroche la 22e médaille d’or (et le 26e podium) de sa carrière en s’imposant à l’arrivée du 200 m 4 nages. Il prend les commandes sur les 50 m de brasse avant de creuser l'écart sur la dernière longueur, en crawl, pour finir avec près de deux secondes d'avance sur le Japonais Kosuke Hagino. Vainqueur sur cette distance depuis les Jeux d’Athènes en 2004, il n’est que le 3e athlète à s’imposer quatre fois de suite dans la même épreuve olympique individuelle après ses compatriotes Carl Lewis en saut en longueur et Al Oerter au lancer du disque. Moins de 40 minutes plus tard, il se qualifie pour la finale du 100 m papillon ! "C'est fou de se dire qu'il y a 20 ans j'apprenais à nager et que tout va s'arrêter dans 48 heures", note le plus titré des olympiens.

Le 100 m nage libre féminin consacre deux championnes olympiques : l’Américaine Simone Manuel et la Canadienne’s Penny Oleksiak touchent le mur simultanément en 52.70 devant la Suédoise Sarah Sjöström (52.99) qui aura gagné les trois métaux à Rio après ses médailles d'or sur 100 m papillon et d'argent sur 200 m nage libre. L’Américain Ryan Murphy réalise le doublé en dos, il s’impose sur le 200 m après le 100 m, en 1:53.62 devant l'Australien Mitchell Larkin (1:53.96) et le jeune Russe Evgeny Rylov (3e en 1:53.97, record d’Europe). Enfin, la Japonaise Rie Kaneto est sacrée championne olympique du 200 m brasse. En 2:20.30, elle domine la Russe Yulia Efimova (2:21.97) et la Chinoise Jinglin Shi (2:22.28).

Simone Biles illumine le concours multiple individuel de gymnastique artistique

16.000 au saut de cheval, 15.633 à la poutre, 15.733 au sol, Simone Biles obtient les meilleures notes sur ces trois agrès, brillantissime lors du concours multiple individuel où seules les barres asymétriques lui résistent (15.000, 8e note du plateau). Elle régale le public de l’arène olympique de ses exploits, particulièrement au sol, sur de la musique brésilienne, bondissante dans les diagonales avec sa "spéciale", le mouvement qui porte désormais son nom : un double salto arrière tendu avec demi-vrille et retombée à l’aveuglette. Pour sa 2e médaille d’or à Rio, avant d’autres attendues dans les finales par agrès, Simone Biles a également le bonheur d’être accompagnée sur le podium par sa grande amie Aly Raisman, qui réussit à devancer la Russe Aliya Mustafina pour la médaille d’argent grâce à un très beau passage au sol. "Félicitations à Simone Biles et Aly Raisman. Quel beau succès...", tweete la légendaire Nadia Comaneci. Biles se sent-elle la meilleure de l'histoire ? "Euh... certains peuvent le dire, d'autres diront que non, moi, je me contente de faire ma gymnastique", répond la jeune championne.

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Les artistes fidjiens inscrivent leurs noms en lettres d’or au panthéon du rugby olympique

Ils étaient attendus, soumis à une immense pression, et ils l'ont fait ! Soixante ans après avoir envoyé leurs premiers athlètes aux Jeux de Melbourne en 1956, les Fidjiens font entrer leur archipel peuplé de quelque 900 000 habitants au palmarès olympique, lors du retour du rugby aux Jeux, 92 ans après sa dernière participation, sous sa forme à sept. L'or était promis aux hommes du Pacifique qui dominent le circuit mondial grâce à leur densité physique et à leurs capacités techniques hors du commun. Loin d'être inhibés, ils font étalage de leur talent durant les trois jours de compétition, illuminant le tournoi par leurs passes après contact et leur gestuelle improbable. De véritables artistes, des magiciens du ballon ovale, qui jouent comme nulle autre équipe. Pour finir, ils font exploser le sept britannique en finale, 43-7, en marquant sept essais magnifiques. À des milliers de kilomètres là, les îles Fidji chavirent de bonheur. L’Afrique du Sud termine en bronze en battant le Japon 54-14.

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Hamish Bond et Eric Murray, les rameurs qui ne connaissent pas la défaite

Journée chargée sur le lagon Rodrigo de Freitas, avec les premières finales d’aviron et pas moins de six médailles d’or distribuées. Les rameurs néo-zélandais rameurs Hamish Bond et Eric Murray poursuivent leur incroyable série de victoires en deux sans barreur, longue de huit saisons et de 68 régates internationales. Tenants du titre depuis leur victoire à Londres en 2012, les sextuples champions du monde kiwis terminent leur finale loin devant les Sud-Africains Lawrence Brittain et Shaun Keeling à 2.80 et les Italiens Giovanni Abagnale et Marco Di Constanza à 4.81. "C’est ce que signifie rester invaincus : nous ne pouvons pas dépasser les attentes, seulement être à la hauteur", dit Hamish Bond.

La finale du deux de couple dames offre peut-être le plus intense bras de fer de la journée. Les Polonaises Magdalena Fularczyk-Kozlowska et Natalia Madaj produisent un bel effort pour prendre le meilleur dans les ultimes coups de pelle sur les Britanniques Katherine Grainger et Victoria Thornley. Grainger abandonne ainsi le titre gagné à Londres en 2012. Mais, médaillée d’argent, elle monte sur son 5e podium en cinq participations aux Jeux, un record pour un athlète britannique. Les frères croates Martin et Valent Sinkovic gagnent le deux de couple messieurs et offrent à leur pays sa première médaille d’or en aviron. Les finales des quatre de couple sont remportées par l’Allemagne , avec respectivement Philipp Wende, Lauritz Schoof, Karl Schulze et Hans Gruhne chez les hommes, et Annekatrin Thiele, Carina Bär, Julia Lier et Lisa Schmidla chez les dames. Enfin, le quatuor suisse composé de Lucas Tramer, Simon Schuerch, Simon Niepmann et Mario Gyr s’adjuge l’or du quatre de pointe poids légers au terme d’un combat musclé avec les embarcations danoise et française qui les accompagnent sur le podium.

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Troisième titre consécutif pour Jason Kenny et la vitesse sur piste britannique !

Le cyclisme britannique repart vers une nouvelle moisson d'or dans les compétitions sur piste des Jeux de Rio 2016 au vélodrome olympique où le trio de la vitesse par équipes s'adjuge le premier titre mis en jeu, et son troisième consécutif avec un dénominateur commun : Jason Kenny. Callum Skinner, successeur de Chris Hoy au poste de finisseur, conclut le travail de Phil Hindes pour devancer en finale, de 10 centièmes de seconde, le trio néo-zélandais champion du monde en titre. La France prend la médaille de bronze. Jason Kenny remporte sa 4e médaille d’or olympique, en attendant sans doute mieux en terre carioca !

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Descentes dorées pour Maialen Chourraut et les cousins Skantar à Deodoro

Maialen Chourraut écrit à elle seule le palmarès de l’Espagne en canoë-kayak slalom aux Jeux Olympiques ! Déjà première médaillée de son pays dans la discipline à Londres en 2012 (bronze), elle fait beaucoup mieux dans le bassin d’eaux vives de Deodoro. Troisième temps des demi-finales du kayak monoplace (K1), elle réalise un sans-faute ultra-rapide en finale pour devancer de plus de trois secondes l'inattendue Néo-Zélandaise Luuka Jones et l’Australienne Jessica Fox, qui ont commis une faute chacune. Fox, en argent à Londres en 2012, remporte elle aussi sa 2e médaille - sa 3e si l'on compte sa victoire aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de 2010 à Singapour. "Quand j’ai commencé à pagayer, mon entraîneur, qui est aussi mon mari, Xabier Extaniz, a rappelé à notre petite équipe l’importance de la persévérance. Je crois que c’est ça la clé", explique la nouvelle championne olympique. De leur côté, les cousins slovaques Ladislav et Peter Skantar remportent le titre olympique du canoë biplace (C2). Ils devancent les Britanniques David Florence et Richard Hounslow, déjà médaillés d'argent à Londres en 2012, et les Français Gauthier Klauss et Matthieu Péché, restés au pied du podium quatre ans plus tôt.

Kayla Harrison et Lukas Krpalek dans la légende du judo

Kayla Harrison avait ému le monde entier à l'heure de conquérir l'or olympique à Londres en 2012. Cette fois, elle impressionne par son sang-froid en montant à nouveau sur la plus haute marche du podium dans sa catégorie des -78 kg. En finale, elle triomphe de la Française Audrey Tcheumeo sur une clé de bras (Ude-hishigi-juji-gatame), ippon après 3 minutes et 54 secondes de combat, "C'est mon héritage, je me retire en étant deux fois championne olympique et l'une des plus grandes athlètes de ce sport", lance la numéro 1 mondiale, épatante de conviction et d’énergie.

Chez les hommes, dans la catégorie des -100 kg, Lukas Krpalek remporte la première médaille olympique de la République tchèque en judo, la plus belle. Et il ne fait pas les choses à moitié en renversant son adversaire en finale, l'Azerbaïdjanais Elmar Gasimov, sur O-Uchi Gari, un magnifique fauchage intérieur, au bout de 4 minutes et 37 secondes de combat. Les deux judokas s’enlacent ensuite sportivement, déclenchant les vivats du public de l’Arena Carioca 2. "Nous nous connaissons depuis que nous sommes juniors et nous sommes amis. Nous sommes des rivaux sur le tatami, mais dans la vraie vie, on s’entend bien", confie Luka Krpalek.

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Chang Hye-jin, double championne olympique de tir à l’arc à Rio

Chang Hye-jin (République de Corée) remporte la médaille d'or de la compétition individuelle de tir à l’arc quatre jours après avoir déjà décroché l'or par équipes. Chang Hye-jin, n°6 mondiale s’impose en finale (6-2) contre l'Allemande Lisa Unruh, n°16 mondiale. En demi-finale, elle avait éliminé la vedette du tir à l’arc coréen, Ki Bo-bae , 7-3, qui prend la médaille de bronze. Ki Bo-bae, quintuple championne du monde, qui avait tout remporté à Londres en 2012, décroche ainsi sa quatrième médaille olympique à 28 ans. "Gagner la médaille d’or olympique me rend très fière de moi !", dit Chang Hye-Jin. "J’ai essayé de garder des pensées positives et de rester confiante pour m’imposer en finale."

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La Roumanie enlève son premier titre olympique à l’épée

Nation forte de l’épée féminine, la Roumanie décroche enfin son premier titre olympique dans cette discipline au programme des Jeux depuis 1996. Pour s’adjuger l’or, Ana Maria Popescu, Simona Gherman, Simona Pop et Loredana Dinu éliminent les États-Unis en quarts de finale à la "mort subite" (24-23) sur une touche décisive de Popescu, maîtrisent la Russie en demi-finale (45-31) avant de venir à bout de la Chine, tenante du titre, 44 touches à 38. "C’est contre les États-Unis que nous avons le plus souffert. Elles sont si douées, si fortes ! L’escrime les amuse, nous, nous ne nous sommes pas du tout amusées dans ce match. On était bloquées, on ne parvenait pas à concrétiser nos actions. Mais cela n’a aucune importance, c’est terminé", déclare Simona Popescu. "L’escrime, c’est le sport d’un jour. Aujourd’hui, c’était notre jour. Nous n’avions pas battu la Chine en deux ans, nous n’avions pas gagné contre la Russie lors de notre dernière compétition. C’était notre moment à nous !"

Grand Chelem en tennis de table pour Ma Long !

Vainqueur de la Coupe du monde ITTF 2015 et champion du monde la même année à Suzhou (Chine), Ma Long complète un mémorable Grand Chelem en dominant sèchement en finale son compatriote Zhang Jike, 4-0 (14-12, 11-5, 11-4, 11-4). Et comme chez les dames, le champion olympique sortant s’incline, avec la victoire du n°1 mondial contre le vainqueur de Londres 2012. Pour la médaille de bronze, c'est le Japonais Jun Mizutani (n°6 mondial) qui l'emporte, devant le Bélarusse (n°9), assez facilement aussi, 4-1 (11-4, 11-9, 6-11, 14-12, 11-5). "Je suis très heureux, pas seulement de faire ce Grand Chelem, mais aussi de devenir champion olympique. C’est ce titre à lui seul qui me comble de bonheur", explique Ma Long. "Je n’ai pas stressé durant la finale, j’ai  fait de mon mieux et j’ai joué libéré. Je suis ravi d’avoir pu gagner. C’est un moment spécial dans ma carrière."

La quatrième est la bonne pour Barbara Engleder au tir à 50 m trois positions

L’Allemande Barbara Engleder se pare d’or à Deodoro à l’issue d’une finale très disputée à la carabine 50 m trois positions. C’est sa première médaille, et la plus belle, en quatre participations aux Jeux Olympiques. Barbara Engleder, 33 ans, reste aux avant-postes durant toute la compétition, tir en position genou à terre, couché et debout, pour un score total de 458.6 qui la voir terminer l’épreuve avec un record olympique et seulement 0.2 points de marge sur la Chinoise Zhang Binbin.

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