skip to content
Date
14 févr. 2016
Tags
Lillehammer 2016 , JOJ , Ski alpin , Combiné alpin , Hommes , Femmes , Actu CIO

Médaille d’or pour l’Américain « Colorado River » en combiné alpin masculin


L’Américain River Radamus, qui a appris à skier dans son Colorado natal avant même de savoir marcher, attire déjà les chasseurs d’autographes aux Jeux Olympiques de la Jeunesse d’hiver de Lillehammer 2016.

L’athlète américain, qui a fêté ses 18 ans le jour de la cérémonie d’ouverture, a décroché sa deuxième médaille d’or de la semaine dimanche 14 février en remportant l’épreuve masculine de combiné alpin, après avoir triomphé la veille en super-G.

Les petits Norvégiens se pressaient pour obtenir son autographe après qu’il s’est imposé sur l’épreuve de combiné pour 89 centièmes de seconde, après avoir enregistré un temps de 1 min 11 s 15 le matin même en super-G. Radamus dut ensuite faire preuve de cran pour s’approprier l’or l’après-midi en slalom, au terme d’une épreuve très serrée.

Le skieur venu des États-Unis a signé le septième temps en slalom avec 41 s 72 pour un temps total de 1 min 52 s 87, soit à peine 7 centièmes devant l’Autrichien Manuel Traninger (1 min 52 s 94) et l’Italien Pietro Canzio, médaillé de bronze (1 min 53 s 65). Les trois coureurs s’étaient également partagé les médailles lors du super-G hommes, où Canzio s’était approprié l’argent devant Traninger.

Les skieurs du combiné alpin masculin avec leurs médailles : l’Américain River Radamus (or, au centre), l’Autrichien Manuel Traninger (argent, à gauche) et l’Italien Pietro Canzio (bronze). Photo : Arnt Folvik, YIS/CIO

Mais c’est sur le concurrent américain que les projecteurs étaient braqués.

« Je n’avais pas de grandes attentes en venant ici. Je voulais juste participer. J’ai réalisé deux performances vraiment incroyables, a déclaré Radamus. J’ai assuré dans la première manche et j’ai pris pas mal d’avance, mais je savais que mes adversaires me donneraient du fil à retordre en slalom. J’ai un peu cafouillé mais au final, j’ai réussi à décrocher la victoire, de justesse. »

La Suissesse Aline Danioth, médaillée de bronze samedi lors du super-G féminin, a dominé le combiné après une manche remarquable en slalom.

Après avoir concédé 15 centièmes de seconde à sa compatriote Mélanie Meillard en super-G, Aline a signé le meilleur chrono en slalom (42 s 15), remportant l’or avec un temps total de 1 min 55 s 74. Meillard s’est contentée de l’argent (1 min 56 s 12), tandis que le bronze est revenu à l’Allemande Katrin Hirtl-Stanggassinger (1 min 57 s 25). L’Autrichienne Nadine Fest, championne de super-G individuel, a terminé quatrième (1 min 57 s 35). 

Les deux médailles de River Radamus marquent un tournant majeur dans la carrière de l’athlète dont la passion pour le ski démarra à Vail, lorsque ses parents, entraîneurs de ski, lui firent enfiler ses premières chaussures de ski à l’âge de neuf mois.

« C’est hallucinant de se dire que River a commencé à skier avant de savoir marcher, témoigne l’entraîneur américain Chad Wolk. Il n’avait pas la force de se tenir debout jusqu’à ce qu’il enfile les chaussures de ski. Il a skié pour la première fois à l’âge de neuf mois et il ne s’est jamais arrêté. C’est une personne et un athlète hors du commun, qui aime ce sport de toute son âme.  »

Wolk est convaincu que Radamus a l’étoffe d’un grand skieur international et qu’il peut se qualifier pour les Jeux Olympiques d’hiver de PyeongChang 2018, en grande partie grâce à l’attention qu’il porte au moindre détail de la course.

« Il est extrêmement doué pour se concentrer à 100 % sur ce qu’il fait. C’est un penseur, affirme l’entraîneur. Il voit tout comme un puzzle qu’il doit assembler. Chacun de ses virages est unique. Cela fait longtemps que je n’avais pas rencontré un athlète qui prenne autant de plaisir à skier. Pour lui, c’est un jeu et il ne demande qu’à s’amuser. »

« Je crois en lui. Il peut assurément aller à PyeongChang. Il faut juste qu’il continue à aller de l’avant, et tout est à sa portée. »

Mais Radamus lui-même n’aime pas se montrer trop confiant en l’avenir.

« Mes entraîneurs sont sympas de dire tout ça, mais il peut se passer beaucoup de choses en deux ans, confie-t-il. Je vais simplement continuer à faire ce que je sais faire. Je n’attends rien de l’avenir. Je vais juste continuer à me faire plaisir. »

Quand on l’interroge sur son prénom atypique, River répond : « Mes parents n’ont pas vraiment d’explication. Je pense qu’ils aimaient bien l’allitération. Ils trouvaient ce nom sympa. »

Écrit par ADRIAN WARNER, YIS/CIO

Adrian Warner est reporter au Service d’information des JOJ (Youth Information Service, YIS) de Lillehammer. Il a couvert 13 éditions des Jeux Olympiques et a collaboré avec Reuters, le London Evening Standard et la BBC. Photo : Jon Buckle

back to top En