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Date
03 août 1984
Tags
Los Angeles 1984

Mary Lou Retton met fin à la malédiction américaine avec l'or du concours général

Avant les Jeux Olympiques de 1984 à Los Angeles, aucun Américain, homme ou femme, n’avait remporté de médaille d’or au concours général de gymnastique artistique.


Rarement une concurrente olympique fut autant encouragée par son public que Mary Lou Retton à Los Angeles. Chacun de ses mouvements, de ses pirouettes et de ses sauts fut accompagné d’un soutien local tonitruant et chaque décibel lui fut d’un grand secours pour éclipser l’excellentissime Roumaine Ecaterina Szabo.

Cette dernière tutoya vraiment les sommets et elle allait d’ailleurs quitter Los Angeles avec quatre médailles d’or, mais hélas pas celle du prestigieux concours général, la faute à l’irrésistible Mary Lou Retton.

Quelques mois plus tôt, une blessure curieuse avait mis en doute la participation de la jeune fille de Fairmont en Virginie-Occidentale. Après avoir obtenu son billet olympique lors des sélections, elle s’était assise pour signer des autographes pour ses fans, lorsque son genou s’était bloqué.

Cette blessure inexplicable avait nécessité une opération et demandé trois mois de rééducation, lui laissant le préjudice d’une préparation écourtée à l’approche de la première - et plus importante - compétition internationale de sa carrière.

Elle s’en releva toutefois, et Mary Lou et sa rivale roumaine offrirent un spectacle étonnant de performance athlétique et de grâce aux millions de téléspectateurs.

À deux rotations de la fin du concours, Ecaterina Szabo possédait une avance de 0,15 point sur l’Américaine. Cette dernière claqua alors une note parfaite de 10 au sol qu’il lui faudrait répéter au saut de cheval pour coiffer la Roumaine pour l’or.

Lorsque Mary Lou Retton prit place au bout de la piste d’élan, on aurait entendu une mouche voler. Elle savait alors que seule la perfection pourrait offrir aux États-Unis leur première médaille d’or dans l’épreuve.

Elle assura parfaitement sa réception et combla d’aise les spectateurs tandis que les juges délibéraient. Lorsque la note parfaite de 10 s’alluma à nouveau sur le tableau, elle fut saluée par un brouhaha indescriptible dans le gymnase.

Mary Lou n’atteignit plus jamais les sommets vertigineux de cette nuit-là à Los Angeles, mais qu’importe : elle avait égalé son héroïne et inspiratrice, Nadia Comaneci, dans le style le plus chargé en intensité dramatique qui soit.

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