skip to content
Date
13 févr. 1968
Tags
Grenoble 1968 , Ski alpin , France

Marielle Goitschel domine encore le gratin mondial

Lors de ces Jeux, les skieurs français firent l’objet de beaucoup d’attention et de pression, mais malgré ses 22 ans à peine, Marielle Goitschel avait l’habitude des projecteurs.

Elle était devenue championne du monde à tout juste 16 ans. Comme Jean-Claude Killy, Marielle venait d’un village proche de Val d’Isère et était déjà habituée aux lauriers olympiques. Mais ce qui n’était pas courant, c’est que sa principale rivale était souvent sa propre sœur.

Quatre ans auparavant, le slalom comme le slalom géant s’étaient transformés en une bataille familiale entre Marielle et Christine, sa sœur aînée. Marielle avait remporté le géant devant Christine alors que l’inverse s’était produit en slalom où Marielle avait dû se contenter de l’argent.

À Grenoble, Marielle fut la seule des sœurs Goitschel à participer car Christine, victime d’une mauvaise blessure à la cheville deux ans plus tôt, était très loin de sa forme passée. Marielle participa néanmoins aux trois épreuves, descente, slalom géant et slalom.

Elle commença par la descente dans laquelle elle se classa huitième. Mais elle visait principalement les deux autres épreuves, dont le slalom, qui arrivait trois jours plus tard. C’est tout d’abord un autre jeune prodige, l’Américaine Judy Nagel, qui prit la tête de la compétition. Mais malgré son meilleur temps lors de la première manche, elle tomba dès le début de la seconde et fut ensuite disqualifiée pour avoir manqué une porte.

Le champ était libre pour une bataille entre Marielle et Nancy Greene, une empoignade remportée par la favorite locale avec une marge de 29 centièmes. La France pouvait donc fêter une nouvelle médaille alors que la Canadienne allait gagner le slalom géant quelques jours plus tard, Marielle Goitschel ne prenant que la septième place.

Elle raccrocha ses spatules à la fin de la saison, à seulement 22 ans, après avoir remporté 11 médailles aux championnats du monde, soit, à l’époque, le deuxième score absolu de l’histoire.

back to top