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Tokyo 2020

Mariana Pajon regarde vers Tokyo en continuant à écrire l’histoire

Mariana Pajon est entrée dans l’histoire en remportant l’or en BMX à Rio 2016, devenant ainsi la première double championne olympique de la Colombie. Aujourd’hui, elle vise une troisième participation aux Jeux Olympiques, à Tokyo 2020, bien qu’elle ne se soit remise en selle que récemment, après neuf mois d’absence en raison d’une grave blessure aux ligaments du genou.

Quatre ans plus tôt, à Londres, elle était devenue la seconde athlète de ce pays d’Amérique centrale, hommes et femmes confondus, à remporter un titre olympique, 12 ans après la médaille d’or de Maria Isabel Urrutia en haltérophilie à Sydney 2000.

 

Mariana est le sujet d’un épisode de l’émission Before They Were Superstars sur la chaîne olympique, dans lequel elle apparaît en mars 2007. À l’époque, du haut de ses 17 ans, elle fait figure de grand espoir, forte des 10 titres mondiaux qu’elle a déjà remportés chez les juniors.

« J’ai les mêmes aspirations que tous les autres athlètes : aller aux Jeux Olympiques et gagner une médaille pour mon pays, disait-elle alors. Je vais faire tout mon possible pour y arriver et je n’arrêterai pas avant de l’avoir fait. »


Mariana Pajon est née en octobre 1991 à Medellín, ville ravagée par les guerres entre les cartels de la drogue. Fille d’un ancien pilote automobile et d’une nageuse exceptionnelle également championne nationale d’équitation, Mariana monte pour la première fois sur un BMX à 4 ans, remporte son premier titre national à 5 ans et sa première couronne mondiale junior à 9 ans.

Son entraîneur Jorge Wilson Jaramillo, qui supervise ses entraînements intensifs avant et après l’école, décrit l’engagement de la fillette, commun à tous les champions olympiques.

« Mariana relève sans cesse des défis, dit-il. Elle veut toujours aller au bout de ce qu’elle commence et ne refuse jamais une séance d’entraînement. Si on lui dit qu’elle doit se lever encore plus tôt ou qu’elle doit avaler des kilomètres supplémentaires sur un simulateur, elle le fera. »

En 2008, on redoute le pire lorsqu’elle se blesse au poignet, mais elle ne se décourage pas et en 2011, elle est sacrée championne du monde après une série remarquable de succès. L’année suivante, elle est nommée porte-drapeau de la Colombie aux Jeux Olympiques de Londres 2012, ce qu’elle décrit comme « une expérience très profonde ».

Sur la piste londonienne, elle remporte les trois manches des demi-finales et prend un excellent départ en finale pour franchir la ligne d’arrivée en tête et devenir championne olympique à l’âge de 20 ans.


Mariana Pajon poursuit sa domination et en mai 2016, elle remporte le titre mondial devant son public à Medellín. Quelques mois plus tard à Rio, elle confirme sa place au sommet de son sport en enlevant une deuxième médaille d’or, avant de faire le serment qu’elle ne renoncera jamais au BMX.

Un an et demi plus tard, en mai 2018, Mariana Pajon est victime d’une grave blessure au genou après être entrée en collision avec l’une de ses adversaires lors de la Coupe du monde de BMX Supercross à Papendal, aux Pays-Bas.

Confrontée à une rééducation physique et mentale éprouvante, elle retrouve la piste en mars 2019 et reprend peu à peu confiance, alors que Tokyo 2020 se profile à l’horizon.

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