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PyeongChang 2018

Marcel Hirscher s’offre une deuxième médaille d’or

En dépit de sa taille modeste (1,73 m), Marcel Hirscher est en train de s’affirmer comme un des plus grands champions de sa discipline. Alors qu’il n’avait jamais remporté de titre olympique avant d’arriver à PyeongChang, il s’offre une deuxième médaille d’or en écrasant la concurrence en slalom géant. Le Norvégien Henrik Kristoffersen, deuxième, est à 1.27 et le Français Alexis Pinturault, prend la troisième place à 1.31 du vainqueur.

On pouvait imaginer que Marcel Hirscher, le meilleur skieur actuel, était arrivé à PyeongChang avec un certain poids sur les épaules, n’ayant jamais gagné de médaille d’or olympique. Ni à Vancouver (4ème en géant) , ni à Sotchi (argent en slalom), il n’avait réussi à s’imposer. Mais en Corée, il a réparé cette anomalie dès le combiné alpin, et ce dimanche 18 février, à Yongpyong, il a skié totalement libéré pour surpasser ses adversaires, lors d’un géant disputé sous un beau soleil et une température assez clémente.

« La médaille d’or en combiné était une grande surprise, a-t-il indiqué. Aujourd’hui, tout le monde et particulièrement les médias espéraient et attendaient une autre médaille d’or. Il ne faut jamais trop anticiper dans le sport professionnel. Mais aujourd’hui ma confiance et ma vitesse étaient très grandes ».

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Marcel creuse l’écart en première manche

Parti avec le dossard 5 peu après 10 heures, le skieur d’Annaberg met tout le monde d’accord dès le premier acte. Dans son style tout de punch et de souplesse, il se montre aussi à l’aise dans la partie plate du début que dans le mur final où il bondit de porte en porte comme un félin. Le Français Alexis Pinturault, parti avec le dossard n°1 est deuxième à 63 centièmes alors que la troisième place est occupée par le surprenant Norvégien Leif Christian Nestvold-Haugen à 66 centièmes.

L’équipe de France réussit un joli tir groupé avec quatre hommes dans les huit premiers : Pinturault, Faivre, Fanara et Muffat-Jeandet.

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Kristoffersen gagne la deuxième manche

Mais c’est dans l’après-midi que tout se dénoue lors d’une deuxième manche dessinée par l’entraîneur des Français, Fred Perrin. C’est d’abord Henrik Kristoffersen, 3eme du slalom de Sotchi, qui frappe un grand coup. Dixième seulement sur le premier tracé, sa seconde manche est impressionnante de fluidité et de vitesse. Dans le mur final, il joue les équilibristes pour signer le meilleur chrono et entamer une remontée fantastique jusqu’à la deuxième place. Personne ne parvient à l’égaler. Le Français Alexis Pinturault, deuxième de la première manche, prend tous les risques, il se fait alléger sur le haut de la piste mais ne désarme pas. Tout comme à Sotchi, il a quatre ans, il est médaillé de bronze dans cette discipline mais peut avoir quelques regrets. Il a manqué l’argent pour quatre petits centièmes. « Je suis content de ma course, a-t-il analysé. J’ai fait des fautes mais il fallait que je prenne des risques du début à la fin. J’ai décidé d’attaquer. »

Mais le trentième à s’élancer est l’ogre Hirscher. Et même s’il possède 1.31 d’avance sur Kristoffersen, il est totalement à l’attaque et parvient encore à augmenter l’écart avec le Norvégien.  Sur le mur final, il perd quelques centièmes mais s’impose finalement avec un énorme écart d’1.27 au total des deux manches. Il est tout simplement le meilleur et il l’a prouvé une nouvelle fois.

« Nous avons tous une part de talent, une grosse part de travail et enfin il faut aussi une part de chance, a-t-il souligné. Mais j’ai une grande équipe autour de moi (techniciens, entraîneurs, matériel. On est au sommet. Puis on vieillit, plus on prend de l’expérience. Mais un jour, ça va tourner. C’est sûr»

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Quatre Français dans le Top 7

L’équipe de France réussit un magnifique tir groupé en plaçant ses quatre représentants dans les sept premiers : Alexis Pinturault (2e), Thomas Fanara (5e), Victor Muffat-Jeandet (6e) et Mathieu Faivre (7e). Marcel Hirscher pourra poursuivre sa moisson au cours des jours prochains en essayant d’égaler et peut-être même de dépasser les deux autres skieurs alpins repartis des Jeux Olympiques avec trois médailles d’or : Toni Sailer, l’Autrichien, en 1956, et Jean-Claude Killy, le Français en 1968.

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