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Tokyo 2020

Natation marathon : un Ferry pour Tokyo !

Ferry Weertman, "VeryFerryFast" comme il se surnomme lui-même, a obtenu sa qualification pour les Jeux de Tokyo 2020 en prenant la 7e place du 10 km des Championnats du monde de Gwangju le 16 juillet 2019. Le champion olympique néerlandais de Rio 2016 est bien décidé à devenir le premier à conserver son titre dans cette discipline.


Ferry Weertman est devenu le roi de la natation marathon en eaux libres. Après un final époustouflant dans la baie de Copacabana lors des Jeux de Rio 2016, il avait réussi à taper la plaque d’arrivée avant le Grec Spyridon Giannotis qui le devançait encore quelques instants plus tôt dans le chenal final. Il lui avait d’ailleurs fallu appeler ses amis aux Pays-Bas pour être sûr de sa victoire et de son sacre olympique. Depuis, il a enchaîné les succès, devenant champion du monde en 2017 dans les eaux du Lac Balaton en Hongrie avant d’être sacré champion d’Europe dans le Loch Lomond de Glasgow en 2018.

Lors des Mondiaux de Gwangju en République de Corée, il n’a pas réussi à retrouver le podium sur le 10 km, la seule distance olympique, mais en terminant 7e, il a obtenu une des 10 places qualificatives pour les Jeux de Tokyo 2020. "J’ai des sentiments un peu mélangés", a-t-il expliqué après sa course. "Je visais une médaille bien sûr. Mais je suis heureux de m’être qualifié pour les Jeux. Je me sentais bien, mais j’ai eu du mal à repasser en tête dans les deux derniers tours."

Ferry Getty Images

Le niveau monte !

C’est l’Allemagne qui a démontré sa puissance dans ces Mondiaux sud-coréens, multipliant les succès comme celui de Florian Wellbrock sur le 10 km, un nageur qui s’était déjà illustré en bassin avec notamment un titre de champion d’Europe du 1 500 mètres en 2018. "Il y a pas mal de gars qui viennent du bassin et je pense qu’ils augmentent la vitesse des courses", analyse Ferry Weertman, "mais cela ne me gêne pas." En effet, à Gwangju, c’est l’Italien Gregorio Paltrinieri, champion olympique du 1 500 m à Rio qui a longtemps donné le tempo avant de finir à la sixième place. Ferry Weertman s’est lui spécialisé beaucoup plus jeune.

"En 2010, je voulais faire les Championnats d’Europe en bassin mais je ne me suis pas qualifié", se souvient-il. "J’avais obtenu ma place en eaux libres et j’ai beaucoup aimé. Ce n’est pas que faire sa propre course. Il y a beaucoup de stratégie. Aucune course ne se ressemble. Il peut faire chaud ou froid. Il peut y avoir des vagues. On peut se retrouver à 50 ou 80 nageurs au départ ou 25 comme aux Jeux..."

Ferry Getty Images
Trente heures par semaine

Ferry Weertman s’inscrit également dans la grande tradition de la natation néerlandaise et ses références s’appellent Pieter Van den Hoogenband et surtout Maarten Van der Weijden, l'un des pionniers de la natation en eaux libres qui a réussi à vaincre la leucémie avant de devenir champion olympique du 10 km à Beijing en 2008. Il bénéficie de la dynamique du centre national d’Eindhoven où il s’entraîne au minimum 30 heures par semaine sous la supervision de Marcel Wouda, non sans avoir entamé en parallèle des études de commerce.

Getty Images
Mais toute son énergie est désormais tournée vers l’objectif des Jeux de Tokyo 2020. "J’essaie de m’améliorer pour être plus efficace dans les 400 derniers mètres. Je travaille en intensité avec des séries de sprints après huit ou neuf kilomètres de nage." Ferry Weertman a comme objectif de devenir le premier nageur à conserver son titre olympique en nage marathon, une discipline qui n’a fait son entrée au programme des Jeux qu’en 2008. Il se rapprocherait ainsi un petit peu de sa compagne Ranomi Kromowidjojo, triple championne olympique en 2008 et 2012 sur 50, 100 m et 4 x100 m, des distances beaucoup plus raisonnables...

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