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Date
11 févr. 2018
Tags
Actualités Olympiques, PyeongChang 2018
PyeongChang 2018

La descente masculine, un sommet en ouverture !

Comme il est de tradition, la descente olympique masculine est prévue en ouverture des épreuves de ski alpin le dimanche 11 février à 11h00. Sur la piste de Jeongseon, cette épreuve sera assurément un des temps forts des Jeux de PyeongChang sur une piste magnifique dessinée par l’ancien champion olympique Bernhard Russi.

Dans un pays où le plus haut sommet culmine à 1950 m, la descente olympique de PyeongChang possède un profil atypique. Sa dénivellation de 835 mètres est proche du minimum imposé par la FIS et sa longueur de 2900 mètres en fait la plus courte de la saison. Mais à l’issue d’un effort d’1’40’’ où la vitesse maximale ne dépasse pas les 115 km/h, un homme sera sacré champion olympique et il entrera forcément au panthéon de son sport.

C’est l’ancien champion olympique suisse Bernhard Russi qui en a dessiné le tracé comme il l’avait fait lors des Jeux précédents à Sotchi, à Nagano, Lillehammer ou plus encore à Val d’Isère sur la fameuse Face de Bellevarde, son véritable chef d’œuvre, conçue à l’occasion des Jeux d’Albertville en 1992.

PAS UN MOMENT DE RÉPIT

À Jeongseon, Russi a dessiné une piste qualifiée de facile par les principaux favoris mais dont le profil ne laisse aucun répit. « Il n’y a pas de temps mort, » analyse Laurent Chrétien, un des membres du personnel de l’équipe de France. « Les skieurs sont toujours en mouvement avec une succession de bosses et de dévers. »

Sur la montagne de Gariwang, les différents points clés du parcours sont les sauts successifs qui permettent aux athlètes de voler à chaque fois entre 30 et 40 mètres. Ils possèdent des noms évocateurs, la vallée du dragon (Dragon Claw), le saut de Jongbong (Jongbong drop), le saut d’Arirang (Arirang) et l’arbre magique (The Magic Tree).

Le champion olympique devrait être assurément un fin stratège capable d’avaler tous les mouvements de terrain avec souplesse, en prenant soin de ne pas skier avec brutalité. Les résultats des entraînements confirment cette impression avec la présence aux avant-postes de skieurs comme Kjetil Jansrud, le Norvégien, vainqueur ici même lors de l’épreuve préparatoire qui s’était courue il y a deux ans. Médaillé de bronze il y a quatre ans à Sotchi, il essaiera de devenir, étonnamment, le premier Norvégien à remporter l’épreuve reine tout comme son compatriote Aksel-Lund Svindal.

Mais les rivaux ne manqueront pas avec une excellente équipe d’Italie emmenée par Christof Innerhofer, médaillé d’argent à Sotchi il y a quatre ans et vainqueur du deuxième entraînement organisé le 9 février, ou le vainqueur de la Coupe du Monde de la spécialité en 2017, Peter Fill.

MAYER POUR l’HISTOIRE

La Suisse est souvent présente dans les grands rendez-vous. Mauro Caviezel et Beat Feuz, l’actuel leader de la Coupe du monde, ont démontré leur grande forme ces derniers jours. Côté autrichien, Mathias Mayer, le champion olympique de Sotchi tentera de conserver son titre, une performance qui n’a jamais été accomplie dans l’histoire de cette discipline.

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Mais attention, les six derniers vainqueurs de la descente olympique n’étaient pas vraiment les favoris, à l’image de Mayer qui n’avait jamais gagné en Coupe du monde avant son sacre de Sotchi, Didier Defago, plutôt en fin de carrière lors de sa victoire à Whistler en 2010, Fritz Strobl en 2002 à Salt Lake City ou plus encore Jean-Luc Crétier, sacré à Nagano en 1998, ou Tommy Moe, le champion olympique de Lillehammer en 1994.

Il faut dire que la descente est aussi une épreuve soumise à la météo. Les conditions peuvent très rapidement changer entre les passages du dossard n°1 et du dossard n°30. Pour être le roi de Jeongseon, il faudra sans doute avoir aussi un peu de réussite…

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