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Date
03 août 1948
Tags
Londres 1948

Mal Whitfield - Athlétisme


Un rêve d’enfant peut conduire loin. Ainsi Mal Whitfield fut-il amené à l’athlétisme après s’être introduit par effraction dans le stade olympique de Los Angeles lors des Jeux de 1932.

D’emblée captivé par l’affrontement entre Eddie Tolan et Ralph Metcalfe dans le 100 m, le jeune Whitfield décida qu’il ferait de même.

Le demi-fond devint le fort de Marvellous Mal, comme il fut nommé, et il fixa la norme pour les coureurs du 800 m des années 40-50. Entre juin 1948 et la fin de l’année 1954, il remporta 66 des 69 grandes courses de demi-fond auxquelles il participa.

Son style souple et sans effort apparent donnait à sa vélocité une allure tranquille comparable à celle de Jesse Owens. Il faisait preuve d’une formidable force mentale : « J’étais venu pour gagner » devait-il déclarer des années plus tard.

Marvellous Mal était également un pilote de chasse et c’est à ce titre qu’il résidait à Londres où il avait rejoint l’armée de l’air américaine durant la Seconde guerre mondiale. Il était d’ailleurs encore en service actif quand il prit part aux Jeux, et gagner était l’objet unique de sa motivation.

Dans la finale du 800 m, il se montra impérieux. À la fin du premier tour, il prit la tête et s’échappa, rejoint dans les derniers mètres par son grand rival, le Jamaïcain Arthur Wint, Néanmoins, il eut la force et la vélocité suffisantes pour contrôler la course qu’il acheva en 1’49’’2, établissant un nouveau record olympique et battant Wint de trois mètres.

Whitfield prit le bronze dans la course du 400 m dont Wint sortit grand vainqueur, mais il remporta l’or avec l’équipe américaine du 4 x 400 m. Néanmoins c’est son éclat dans le 800 m dont on se souvient, volant vers la victoire sous une pluie battante dans le Stade de Wembley. S’il eut froid, cela ne se vit pas. « La médaille olympique tient chaud toute seule à celui qui l’a gagnée, toute sa vie » écrivit plus tard Marvellous Mal. « Gagner l’or pour mon pays autant que pour moi-même me fit un tel effet que je ne l’oublierai jamais. »

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