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Date
03 juin 2016
Tags
Rio 2016 , Actu CIO , Judo

Majlinda Kelmendi, la nouvelle star du judo mondial


Elle renverse tout sur son passage : la judoka kosovare Majlinda Kelmendi, double championne du monde et triple championne d’Europe depuis 2013, est l’incontestée n°1 mondiale de la catégorie -52kg, prête à ajouter un titre olympique à son déjà impressionnant palmarès !
Avis d’experte : « Cette fille est une machine. Physiquement, c'est quelque chose quand on l'a entre les mains. Après, il faut se dire qu'elle a deux bras et deux jambes comme nous. Le truc qui fait la différence, c'est son mental et son envie ». Ces paroles sont de la médaillée de bronze française de Jeux de Londres 2012, Priscilla Gneto, dominée en finale des -52kg lors des championnats d’ Europe 2016 disputés fin avril à Kazan (Russie) par la championne qu’elle évoque : la Kosovare Majlinda Kelmendi. 
Grandir avec le judo, c’est apprendre beaucoup de choses. C’est le genre de sport qui vous enseigne le respect en toute occasion . Majlinda Kelmendi Kosovo

Majlinda Kelmendi, qui se distingue par sa précision et sa vitesse d’exécution (notamment ses Uchi-Mata ravageurs), sa puissance aussi, enchaine les victoires internationales depuis ses années en cadet. Elle est deux fois championne d’Europe juniors (2009, 2010) et championne du monde dans la même catégorie d’âge en 2010. A propos de ses débuts sur le tatami, elle raconte : « Quand j’avais huit ans, ma soeur et mes amis se sont mis au judo. Ma soeur me disait tout le temps, « Viens essayer ! C’est vraiment amusant, c’est un sport génial. » Puis, au bout de deux semaines, nous sommes allés disputer une compétition à Sarajevo, c’est à ce moment que j’ai réellement commencé à aimer le judo, car j’ai vu que beaucoup de filles pratiquaient ce sport, c’était vraiment sympa ». 


A partir de 2011, Majlinda, entrainée depuis ses débuts par Driton Kuka, ancien judoka de haut niveau, se fait connaitre sur le circuit sénior. Elle dispute ses premiers Jeux Olympiques à Londres en 2012, sous les couleurs de l’Albanie où elle est battue dès le deuxième tour. Mais à compter de 2013, la championne de Peja ne connait plus la défaite.  Elle remporte lors des Mondiaux 2013 à Rio de Janeiro la première médaille d’or planétaire du Kosovo dont elle porte les trois lettres initiales sur le kimono pour la première fois, et devient la plus grande star sportive de son pays. Elle conserve son titre mondial en 2014 à Tcheliabinsk (Russie), année où elle est également championne d’Europe à Montpellier (France) et élue judoka de l’année. Elle s’impose dans la totalité des tournois qu’elle dispute. 

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« Je travaille dur et j’ai fait en sorte de réaliser mes rêves ». 

Sa saison 2015 est gâchée par une blessure au genou, puis elle souffre du dos, et elle doit déclarer forfait  pour les Mondiaux d’Astana (Kazakhstan) en août, mais elle revient deux mois plus tard pour s’imposer dans le prestigieux Grand Chelem de Paris. En cette saison olympique 2016, Majlinda Kelmendi est pour la troisième fois championne d’Europe, après avoir gagné en février, et pour la troisième fois également, le Grand Chelem de Paris. 

A Rio, la n°1 mondiale des -52kg qui dit :  « Grandir avec le judo, c’est apprendre beaucoup de choses. C’est le genre de sport qui vous enseigne le respect en toute occasion », pourra porter les couleurs du Kosovo, reconnu comme le 205e Comité National Olympique par le CIO lors de sa 127e session, à Monaco  le 9 décembre 2014.  
Je n’ai pas de « truc en plus », je travaille dur et j’ai fait en sorte de réaliser mes rêves. Cela ne me rend pas différente des autres filles de Peja. Tous ceux qui travaillent dur peuvent rencontrer le succès. Majlinda Kelmendi Kosovo

Majlinda Kelmendi se présentera sur le tatami du Pavillon Carioca 2 du Parc Olympique de Barra de Tijuca, comme la grandissime favorite de sa catégorie, dotée à 24 ans de toutes les armes physiques, techniques et mentales pour ouvrir le palmarès olympique du Kosovo dont elle sera la porte-drapeau lors de la Cérémonie d’ouverture. 

« Toute ma carrière, mon entraîneur m’a dit que tout ce qu’on fait dans sa vie, on le fait pour soi-même. Peu importe que je sois championne du monde ou championne olympique, je resterai toujours la même fille de Peja », dit-elle. « Je n’ai pas de « truc en plus », je travaille dur et j’ai fait en sorte de réaliser mes rêves. Cela ne me rend pas différente des autres filles de Peja. Tous ceux qui travaillent dur peuvent rencontrer le succès ».  


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