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IOC
Date
12 févr. 1968
Tags
Grenoble 1968 , Biathlon , Norvège

Magnar le magnifique se propulse vers l'or du biathlon

Sans surprise, Norvégiens et Soviétiques se retrouvaient en tête des compétitions de biathlon, mais la nouveauté, ce fut l’introduction d’une règle importante : toute cible manquée vaudrait désormais à un athlète une minute de pénalité. Cette règle allait avoir de sérieuses incidences sur la compétition grenobloise.

Pour former leur équipe, les Norvégiens n’avaient que l’embarras du choix. Médaillé de bronze en 1964, Olav Jardet était devenu champion du monde en 1965, imité l’année suivante par un autre Norvégien, Jon Istad. Comparé à eux, Magnar Solberg, un policier de 31 ans, était relativement méconnu, mais à la surprise quasi-générale, il fut pourtant choisi à la place de Jardet.

Dans le 20 km individuel, Solberg s’élança en troisième position, juste après Aleksandr Tikhonov, le benjamin des Soviétiques, et le Polonais Stanislaw Szczepaniak. Tous trois allaient se mettre en évidence.

Vladimir Gundartsev était le premier leader, juste devant Solberg, mais à l’issue du deuxième tour, le Norvégien était passé devant, nanti d’une avance confortable. Derrière lui, Tikhonov tout d’abord, puis Szczepaniak et enfin Gundartsev furent pénalisés en temps, alors que Solberg continuait à atteindre les cibles à la perfection.

Solberg évoluait pourtant en terrain inconnu. Non seulement il n’était pas habitué à la pression qui pèse sur l’homme de tête d’une épreuve majeure – il n’avait jamais remporté ni championnat de Norvège ni la moindre compétition internationale – mais en outre, il n’avait auparavant jamais bouclé un biathlon en effectuant un sans-faute au tir. Il tenait cependant là l’occasion idéale de réaliser cette première.

Il ne commit pas non plus la moindre erreur au quatrième tour et franchit la ligne en 1h13’45"9. Tikhonov finit encore plus vite (avec plus d’une minute d’avance, en fait) mais il avait concédé deux pénalités et il accusait donc un retard de près d’une minute au classement rectifié. Enfin, Gundartsev s’adjugea le bronze, une demi-minute devant Szczepaniak.

Solberg gagna enfin le titre national en 1972, peu de temps avant de conserver sa couronne olympique à Sapporo.

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