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Date
20 août 2008
Tags
Actu CIO , Beijing 2008

Lutter pour gagner


La compétition olympique de judo s'est déroulée la première semaine des Jeux, sous la domination écrasante de la Chine et du Japon. La compétition de lutte va quant à elle prendre fin dans les prochaines 24 heures.
 
Basilique de Maxentius
Dans l'histoire olympique de ces deux sports, la lutte est le plus ancien, ayant toujours figuré au programme des Jeux, et ce depuis l'Antiquité. En effet, la lutte gréco-romaine est toujours une discipline olympique à ce jour et est reconnue comme la digne héritière de ce sport. Lorsque les Jeux se sont tenus à Rome en 1960, la compétition de lutte s'est déroulée dans la Basilique de Maxentius, déjà le théâtre de compétitions de lutte il y a 2000 ans.
 
Neuf heures de compétition sans relâche
Lors des premières éditions des Jeux de l'ère moderne, certaines épreuves auraient pu être assimilées à de véritables marathons : en 1912, la finale des poids mi-lourds a été décidée par tirage au sort après que le Suédois Anders Ahlgren et le Finlandais Ivar Böhling eurent lutté pendant neuf heures. Il est rare qu'un athlète se distingue à la fois en lutte gréco-romaine et en lutte libre. Toutefois, en 1936, l'Estonien Kristjan Palusalu a réussi à triompher chez les lourds dans les deux disciplines. En 1991, ce dernier a même été sacré plus grand athlète estonien de l'histoire.
 
Le plus lourd de tous
Le poids est l'une des préoccupations majeures en lutte. En 1972, le médaillé de bronze, l'Américain Chris Taylor, devient, avec ses 186,88 kg, l'athlète le plus lourd de l'histoire des Jeux. En 1996, le Russe Aleksandr Karelin est le premier lutteur à remporter une victoire dans la même catégorie trois fois ainsi qu'une autre victoire en lutte gréco-romaine chez les poids super-lourd. Dans cette même édition des Jeux, en lutte libre poids moyen cette fois, le Kazakh Elmadi Jabrailov bat au deuxième tour son propre frère, Tucuman, qui défendait les couleurs de la République de Moldova.
 
Choc imprévisible
La lutte féminine fait pour la première fois son apparition au programme olympique il y a quatre ans. Le judo féminin est en revanche un sport olympique depuis les Jeux de Barcelone en 1992. Quatre ans plus tard, en 1996 à Atlanta, la Nord-Coréenne Kye Sun-hui, jeune inconnue de 16 ans invitée aux Jeux, crée véritablement la surprise en battant lors de la finale des poids super-légers la Japonaise Ryoko Tamura, invaincue depuis quatre ans. Kye Sun-hui n'avait jamais entendu parler de sa rivale Ryoko Tamura avant de voir quelques extraits vidéo des rencontres de celle-ci juste avant la finale.
 
Famille de judokas
Lors de la même édition des Jeux, en 1996, le Japonais Tadahiro Nomura entame sa ruée vers l'or chez les moins de 60 kg et devient le seul judoka au monde à remporter trois médailles d'or olympiques d'affilée. Tadahiro Nomura a grandi dans une famille de judokas – son grand-père était instructeur de judo, son père était l'entraîneur de Shinji Hosokawa, médaillé d'or aux Jeux Olympiques de 1984, et son oncle, Toyokazu Nomura, a été médaillé d'or aux Jeux de 1972 dans la catégorie des moins de 70 kg.
 
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