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Date
25 juil. 2012
Tags
Londres 2012 , Actu CIO

Londres 2012 offrira « aux spectateurs une expérience fabuleuse !»

C’est ce mercredi que débute le programme sportif olympique, avec les premiers matches de football féminin, à cette occasion olympic.org a rencontré Debbie Jevans, directrice des sports de Londres 2012, qui est revenue sur les complexités de l’organisatio

Q. Comment vous sentez-vous alors que les Jeux sont sur le point de commencer ?
R. Les émotions sont diverses et mêlées, je suis nerveuse et enthousiaste toute à la fois. Il semble toujours aussi incroyable de s’être lancé dans ce périple il y a neuf ans, lorsque nous avons constitué notre dossier de candidature et à présent nous voici si proche du but avec le football qui commence à Cardiff. Je me sens donc absolument ravie et un peu tendue aussi mais je crois que c’est normal non !

Q. Pourriez-vous résumer la somme de travail nécessaire à la préparation des compétitions sportives ?
R. Si vous jetez un œil de près : nous avons 26 Fédérations Internationales avec souvent plusieurs disciplines chacune. Cela fait donc plus de 30 championnats du monde qui se déroulent en même temps sur une période de 16 jours. Si vous tenez compte de la complexité du déroulement de championnats comme ceux de Wimbledon par exemple, alors même que cette manifestation a lieu régulièrement tous les ans d’une année sur l’autre et que cela implique néanmoins chaque fois un certain niveau de préparation.

En ce qui nous concerne, nous avions à mettre en place une série de compétitions absolument sans passé et toutes exactement au même moment. Je veux dire par là plus de 600 sessions de sport et mon équipe est désormais forte de 23 000 personnes... C’est donc bien une tâche tout à fait extraordinaire. Certains vont même jusqu’à affirmer qu’il s’agit de la plus grande opération mise œuvre en temps de paix, pour ma part j’en suis convaincue, surtout du point de vue de la complexité, depuis le nombre de médias présents en ville, celui des sous-traitants et bien entendu des athlètes et des officiels. Ainsi nous nous sommes focalisés sur le moindre détail afin que tout ce passe correctement, nous avons assemblé tous les éléments nécessaires au fonctionnement d’une machine efficace à même de tourner parfaitement. C’est mettre tout ensemble qui a été le plus complexe à réaliser.

Q. Dans quelle mesure le CIO vous a-t-il aidée tout au long du processus ?
R. Il s’est montré extrêmement utile. Ce qu’il y a de bien avec le CIO c’est son expérience des Jeux, d’une édition à l’autre, année après année, il peut observer comment évoluent les Jeux Olympiques et les sports qui sont au programme. Donc il a vraiment droit à tous nos remerciements pour la transmission de cette expérience inestimable. Il entretient également des relations avec tous les partenaires avec lesquels nous devons traiter comme les Comités Nationaux Olympiques, les athlètes, les Fédérations Internationales. Et, alors que les COJO vont et viennent, le CIO présente le facteur de cohérence des Jeux. Il dispose des connaissances dont nous avons besoin et peut donc nous soutenir. En cas de difficultés, c’est toujours bon de pouvoir compter sur sa collaboration pour appréhender les problèmes qui se posent. C’est absolument indispensable.

Q. Comment qualifieriez-vous le mieux vos expériences personnelles depuis le lancement de la candidature à aujourd’hui ?
R. On m’avait bien dit que cela allait représenter une tâche monumentale, mais je ne crois pas qu’on puisse se rendre compte de l’énormité en question tant qu’on n’est pas attelé à l’organisation des Jeux Olympiques. Elle ne laisse aucun répit, et c’est d’autant plus vrai plus la date de l’ouverture approche pour que tout soit en place. L’ensemble de ce parcours est à l’origine de bien des émotions différentes pour moi. Le succès de notre candidature a été un moment particulièrement glorieux. Ensuite les émotions qui se sont succédé ont beaucoup varié, ce dont je n’avais jamais fait l’expérience dans aucun de mes postes précédents. Et cela abouti à ce qui va être la plus grande manifestation de sport de la planète ! Dans l’ensemble cela a été très plaisant, très dur aussi parfois, mais c’est indéniablement l’une des aventures les plus exaltantes que vous puissiez entreprendre.

Q. Qu’attendez-vous le plus durant ces Jeux ?
R. J’attends avec impatience de voir les athlètes sur le terrain, tous les préparatifs prendront vie alors et tous les volontaires affectés à chaque sport seront débordants d’enthousiasme. Je ne manquerai pas d’observer les réactions des spectateurs, car nous avons œuvré avec beaucoup de détermination à la présentation des sports. Je veux être sûre qu’ils auront bénéficié d’un trajet sans encombre pour venir sur les sites et je veux les voir regarder les compétitions et - si je peux être partiale une seconde - je voudrais les voir acclamer une montagne de médailles britanniques !

Q. Que peut attendre le public de la manière dont les compétitions vont se dérouler ?
R. Nous avons collaboré étroitement avec OBS (Services olympiques de radio-télévision) et avec le CIO en vue de produire une ambiance propre à chaque discipline. Avec les Fédérations Internationales, dans certains sports, nous proposerons aux mi-temps des démonstrations de différentes versions des sports. Nous avons aussi pris en compte le fait que nombre de spectateurs ne sont pas familiers des sports qu’ils regarderont et qu’ils peuvent en ignorer les règles. Ils auront d’autant plus de plaisir à regarder les compétitions s’ils en sont informés. Pour présenter ces sports, nous avons donc prévu des films « A à Z ». Diffusés avant les épreuves, ces films transmettront les informations indispensables et accroîtront d’autant le plaisir du spectacle. L’athlète représente l’absolue priorité de même que l’intégrité du sport, mais tout autour nous avons innové pour que les Jeux offrent aux spectateurs une expérience fabuleuse !


 

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