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2018 Getty Images
PyeongChang 2018

Lizzy Yarnold conserve son titre du skeleton au bout du suspense !

Le titre du skeleton féminin reste propriété de la Grande-Bretagne, et d'Elizabeth "Lizzy" Yarnold ! La championne de Maidstone (Kent), a réalisé un quatrième run de folie pour devancer la grande favorite Jacqueline Lölling de 45/100e de seconde au total des quatre manches. Un bonheur n'arrivant jamais seul, la compatriote de Yarnold, Laura Deas a arraché la médaille de bonze, elle aussi au bout du suspense.

"Je suis submergée par l'émotion, épuisée. Après le premier run, je n'étais pas certaine de pouvoir terminer la compétition puisque mon infection pulmonaire avait pris un si mauvais tour que j'avais du mal à respirer. Je n'y suis arrivée qu'avec l'aide de mon équipe", a révélé Lizzy Yarnold. 

Si elle s'est montrée pour respectivement 8/100e et 15/100e plus rapide que l'Allemande Jacqueline Lölling et l'Autrichienne Janine Flock en première manche, le 16 février, elle n'était que troisième derrière elles à la fin de la journée. Mais dans un mouchoir de poche, tout juste 10/100e séparant les trois premières. "Ma kiné Louise m'a parlé avant la deuxième manche, et m'a rappelé que je pouvais le faire, que nous pouvions le faire ensemble", a ajouté la double championne olympique.

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Ce samedi, en troisième manche, c'est Janine Flock qui a pris les devants, mais là encore pour une poussière en terme de temps : Yarnold à 2/100e, Lölling à 10/100e, tandis que Laura Deas se positionnait 4e à 19/100e.

Un fabuleux chrono de 51.46 dans son dernier run, record de la piste à 127.9 Km/h, a permis à Yarnold de l'emporter ! Auteure d'une ultime descente en en 51.83, Jacqueline Lölling,  la championne du monde et d'Europe 2017, a donc dû s'incliner pour 45/100e au total. Un mauvais run de Janine Flock, un très bon de Laura Deas, et la deuxième britannique de la compétition a enlevé la troisième place.

Après Amy Williams en 2010 le titre du skeleton féminin reste britannique, et Lizzy Yarnold réalise le doublé. Elle est la première femme à remporter deux médailles d'or dans la discipline apparue au programme en 2002 à Salt Lake City.

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Elisabeth Yarnold a su résister à la pression

"Je ne sais pas vraiment comment c'est arrivé", dit encore la double championne olympique. "Je pense qu'il y quatre ans, il y a trois ans, nous nous sommes tous autorisés à rêver que ce serait possible, et je les ai tous suivis, on a foncé et nous y sommes arrivés. J'ai résisté à la pression en quatrième manche grâce à beaucoup de pratique, je l'ai déjà fait des centaines de fois : être consistante, répéter la performance, croire en moi. Cela veut tout dire !"

Jacqueline Lölling admet pour sa part qu'elle était nerveuse. "Au dernier run, je savais que je pouvais faire mieux qu'avant. J'ai apprécié, je me suis amusée, il a été assez solide. Je sentais une grosse pression parce que nous étions si proches ! Mon but était de gagner une médaille, j'étais donc sous pression tout le temps, y compris avant les Jeux. Mais là, je l'ai. Tout va bien. Cela veut dire beaucoup pour moi de représenter l'Allemagne. Nous avons une très bonne équipe et je suis heureuse d'en faire partie". 

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Laura Deas sur le podium avec sa copine

Laura Deas n'en revient toujours pas d'avoir réussi à sa faire une place sur le podium. "C'est une nuit tellement spéciale ! J'ai travaillé tant d'années pour ça, et pour me monter capable de partager le podium avec Lizzy. C'est une de mes meilleures amies. Il n'y a pas beaucoup d'athlètes amis proches qui peuvent monter ensemble sur le podium. C'est tellement spécial!".

C'est dans la deuxième journée de compétition, les manches 3 et 4, que Laura Deas a réussi à s'approcher de son rêve, puis à le concrétiser. "Je voulais juste rester constante, et je savais que d'autres pouvaient commettre des erreurs sous la pression. J'ai fait deux bons runs et j'ai laissé mes rivales partir à la faute. Au bout du compte, c'est ce qui s'est passé, mais je ne pensais pas en avoir fait assez dans mon dernier run. Je ne pouvais pas y croire !"

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