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Date
28 août 2004

Liu Xiang ouvre une voie pavée d’or à la Chine

Si on se base sur les performances des années précédentes, le favori du 110m haies d’Athènes aurait dû être l’Américain Allen Johnson. Ce dernier a gagné le titre mondial de la distance en 2001 et 2003, en battant dans l’aventure tous les principaux adversaires.


Johnson éliminé, toute l’attention se reporte sur trois autres athlètes : le Cubain Anier García, tenant du titre, un autre Américain, Terrence Trammell, et le Chinois Liu Xiang.

Ce dernier a été l’homme en forme lors des mois menant aux Jeux, mais il porte une lourde chape de responsabilité sur ses épaules. Si la Chine s’est affirmée depuis longtemps comme une grande puissance olympique, le pays n’a encore jamais remporté de médaille d’or en athlétisme.

Liu est considéré comme sa meilleure chance pour changer cela. Fils d’un chauffeur routier de Shanghai, il s’est spécialisé initialement dans le saut en hauteur, mais s’est orienté vers le sprint lorsque ses entraîneurs ont compris qu’il ne grandirait pas suffisamment. Tout au long de son apprentissage sportif, il se fait remarquer comme étant un jeune à fort potentiel et ses performances sont passées au crible par toute une équipe de scientifiques du sport.

À Athènes, il se qualifie aisément pour la finale, tout comme García et Trammell, et prend un bon départ. Sur les trois premières haies, il est au coude à coude avec Trammell, mais l’Américain touche ensuite deux haies alors que Liu les franchit avec fluidité. Le Chinois prend donc la tête et ne sera jamais inquiété. Il franchit l’arrivée en 12’’91, égalant le record du monde.


Deux ans plus tard, il abaissera le record du monde à 12’’88. Revers de la médaille, son ambition de conserver son titre chez lui, à Beijing en 2008, s’arrêtera au stade des séries, lorsqu’une blessure le forcera à abandonner.

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