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Lillehammer ou l'excellence en matière de sports d'hiver

Alors que nous célébrons aujourd'hui le cinquième anniversaire des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) d'hiver de Lillehammer 2016 et le 27e anniversaire des Jeux Olympiques d'hiver de Lillehammer 1994, penchons-nous sur la manière dont le centre sportif de l'héritage olympique de Lillehammer a su perpétuer l'héritage de ces deux manifestations, contribuant ainsi à l'essor des sports d'hiver dans le pays et à l'étranger.


Avec une population de seulement 24 000 habitants, la ville norvégienne de Lillehammer est peut-être petite, mais depuis qu'elle a accueilli les Jeux Olympiques d'hiver en 1994, elle a eu un impact considérable sur les sports d'hiver dans le monde entier. Cet héritage semble destiné à se développer.

Située dans une vallée étroite, entourée de petites collines boisées, à seulement 200 km au nord de la capitale norvégienne, la ville a ensuite réutilisé la plupart de ses installations olympiques pour accueillir les Jeux Olympiques de la Jeunesse d’hiver en 2016 – il y a exactement cinq ans.

Afin de maintenir et enrichir l'héritage des installations olympiques bien entretenues de Lillehammer et fort de l'expérience de l'accueil de deux éditions Jeux Olympiques et d'une grande expertise en matière de sports et d'entraînement, le ministère norvégien de la Culture, avec le soutien du Comité International Olympique, a financé le centre sportif de l'héritage olympique de Lillehammer en 2017 pour contribuer à développer encore davantage les sports d'hiver aux niveaux national et international.

Getty Images

"Notre ambition est de partager les compétences et l'expertise de Lillehammer avec le reste du monde", explique Jostein Buraas, président-directeur général du centre sportif de l'héritage olympique de Lillehammer, en décrivant les avantages uniques de ce centre.

"Nous avons certains des meilleurs athlètes et entraîneurs du monde, ainsi que des installations olympiques et des quantités de neige fiables. C'est exceptionnel."

En regardant par sa fenêtre en ce cinquième anniversaire de Lillehammer 2016, Jostein Buraas peut voir une épaisse couche de neige recouvrir les collines environnantes. Un groupe de jeunes athlètes revient au centre après s'être entraînés.

Rien qu'en 2020, le centre sportif de l'héritage olympique a formé 500 athlètes de 39 pays, couvrant un éventail de disciplines sportives allant du curling et du saut à ski au biathlon et au ski de fond paralympiques. Outre les athlètes, il forme également des entraîneurs et des organisateurs d'événements.

Erik Mæhlum/LOLSC
De Lillehammer aux Jeux de Beijing 2022

Le centre sportif de l'héritage olympique, lequel ne compte que deux employés à plein temps, travaille en étroite collaboration avec les fédérations de sport du monde entier et avec l'Institut norvégien du sport d'élite (Norges Toppidrettsgymnas – NTG). Hébergeant le centre, l'Institut est également un produit des Jeux de 1994. Ses près de 400 athlètes, âgés de 16 à 20 ans, concilient études secondaires et sports, lesquels sont proposés au nombre de 15.

En moins de quatre ans, ces institutions de Lillehammer ont formé de jeunes athlètes originaires des pays baltes, de Hongrie, du Kazakhstan, de Pologne et d'Ukraine, dont plusieurs ont depuis participé à des compétitions mondiales de curling et de ski nordique.

"Certains petits pays disposent peut-être des ressources naturelles pour les sports d'hiver, mais n'ont ni la culture ni le savoir-faire nécessaires", explique Jostein Buraas. Et de poursuivre : "Nous pouvons les aider à démarrer, en leur permettant d'acquérir les connaissances de base."


Un impact encore plus important pourrait venir de la formation d'athlètes, d'entraîneurs et d'autres professionnels du sport en Chine. Le centre sportif de l'héritage olympique a conseillé les responsables du comité d'organisation des Jeux de Beijing 2022 et, pendant 18 mois jusqu'à l'apparition de l'épidémie de COVID-19, il a également formé certains athlètes chinois de ski de fond dans le cadre d'un programme spécialement conçu par le centre et géré par le NTG.

La plupart des athlètes avaient une solide expérience en aviron ou en athlétisme mais, avant Lillehammer, ils n'avaient jamais touché une paire de skis.

"Avec le NTG, nous avons mis en place un programme 100 % professionnel, associant des entraîneurs, des nutritionnistes, des logements et des équipements", précise Jostein Buraas. "Les progrès réalisés par ces athlètes en un an et demi ont été incroyables."

Ces athlètes remporteront ou non des médailles aux Jeux de Beijing 2022, mais la formation aidera la Chine à développer le ski nordique dans le pays et permettra à ces athlètes d'entraîner d'autres personnes à l'avenir, conformément à la vision du comité d'organisation des Jeux de Beijing 2022 qui consiste à faire découvrir les sports d'hiver à 300 millions de personnes dans toute la Chine.

Stefan Tjärnlund
S'adapter à la COVID-19, faire face à l'été

Lorsque l'épidémie de COVID-19 s'est répandue dans le monde entier, les athlètes chinois sont rentrés chez eux. Les déplacements vers Lillehammer devenant plus difficiles, le centre sportif de l'héritage olympique est passé au numérique, mobilisant de plus en plus d'athlètes via des mentorats, des conférences et des séances d'entraînement en ligne.

Le centre a par ailleurs organisé des camps numériques pour le curling, le saut à ski, le ski paralympique et le combiné nordique. Un événement régulier, la "discussion avec les champions", permet en outre aux jeunes athlètes de rencontrer des médaillés d'or plus âgés et leurs entraîneurs et d'échanger avec eux.


Ainsi que l'a confié Jostein Buraas : "La plupart des athlètes ne sont pas en mesure de participer à des compétitions ou de s'entraîner normalement en ce moment, et ces activités aident à garder le moral en ces temps difficiles."

Les trimestres scolaires et les vacances d'été où il n'y a pas de neige auraient pu constituer des obstacles supplémentaires, mais en fait, l'été est la période la plus chargée de l'année. Le centre sportif de l'héritage olympique dispose d'installations toutes saisons, ce qui permet aux athlètes de s'entraîner toute l'année. Les spécialistes du saut à ski utilisent ainsi des rampes en plastique et les skieurs nordiques passent aux skis en rollers.

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Un centre résolument tourné vers l'avenir

Certains des étudiants internationaux du centre sportif de l'héritage olympique participeront probablement l'année prochaine aux Championnats du monde des sports paralympiques de neige en ski de fond, biathlon, ski alpin et snowboard. Initialement prévu à Lillehammer cette année, l'événement a été reporté à 2022.

Dans trois ans, Jostein Buraas estime que le centre pourrait former jusqu'à 1 000 athlètes par an, mais l'accent est mis sur la qualité et non sur la quantité.

L'organisation d'événements présente également un potentiel de croissance. Plus tard ce mois-ci, le centre accueillera une conférence d'une journée sur le sport et les événements, intitulée "Passion pour la diversité", laquelle mettra l'accent sur le développement des sports paralympiques. La conférence comportera deux parties, l'une internationale et l'autre norvégienne, et s'inscrit dans un effort plus important qui est de développer et de partager les compétences en matière de sports d'hiver dans le monde entier.


S'agissant de l'avenir, Jostein Buraas affirme que le centre sportif de l'héritage olympique de Lillehammer s'appuie sur une riche tradition, mais qu'il a encore beaucoup à faire.

"La Norvège a créé une culture de l'excellence dans les sports d'hiver depuis plus de 150 ans", se félicite-t-il. "Mais le centre n'en est encore qu'à ses débuts : notre impact et notre influence ne cessent de croître."

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