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Date
01 janv. 1900
Tags
Beijing 2008

Lezak sidérant met Phelps en piste pour ses huit médailles d’or

100m relais Hommes

Durant les Jeux de 2008, le Cube d’eau de Beijing fut le théâtre de performances fabuleuses et pour Michael Phelps et son objectif de décrocher huit médailles d’or, celle du relais 100 m nage libre valut son pesant d’or.

À son arrivée aux Jeux, la pression sur Phelps fut intense puisqu’il comptait battre le record de sept médailles d’or à une même édition des Jeux établi par Mark Spitz à Munich 36 ans auparavant. De tous les titres qu’il visait en Chine, celui du relais 100 m nage libre était considéré comme le plus difficile à obtenir car ce type d’épreuves est imprévisible, d’autant que l’équipe américaine n’affichait pas la puissance en profondeur des sprinters français.

Le Français Alain Bernard avait déjà remporté le ruban bleu de la natation dans le 100 m nage libre, c’est pourquoi, lorsque les nageurs prirent leurs marques sur les plots, l’anxiété était palpable. Personne n’ignorait l’enjeu, même s’il ne s’agissait que de la deuxième médaille d’or du palmarès olympique que Phelps s’était fixé.

Mais moins de trois minutes plus tard, on le retrouva exultant comme jamais, grâce à l’une des plus grandes remontées de l’histoire de ces relais réalisée par un coéquipier inattendu.

Phelps plongea le premier et ne fut qu’à 0’’27 du record de 47’’24 établi par l’Australien Eamon Sullivan, champion du monde en titre. Puis ce fut Garret-Weber Gale, qui telle une tornade effectua le segment suivant, procurant aux Américains une avance de 0’’4 devant les Français. Mais la performance exceptionnelle de Frédéric Bousquet permit à Bernard d’entamer le quatrième et dernier segment avec une pointe apparemment irrattrapable de 0’’6 sur Jason Lezak.

Nul doute qu’un écart de cet ordre était trop grand pour celui qui venait de gagner le bronze du 100 m, 0’’4 derrière Bernard. L’ambition de Phelps semblait bien compromise par la vélocité française.
Lezak tenace remonta sur Bernard, cependant, et au terme de la course les deux sprinteurs étaient au coude à coude, ce n’était plus qu’une question de main, celle qui toucherait la première. Le visage tendu de Phelps, par ailleurs débordant d’excitation, était l’éloquence même.

Lezak eut la main miraculeuse et les Américains purent se réjouir sans frein à la confirmation du résultat. L’image de Phelps, tous muscles dehors superbement définis, devint l’une des plus emblématiques de ces Jeux. Son rêve de huit médailles était intact. Et la performance de Lezak en 46’’06 permit aux États-Unis de battre le record du monde de quatre incroyables secondes.
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