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Date
18 févr. 2014
Tags
Sotchi 2014 , Actu CIO

Les trophées du fair-play honorent les vrais champions olympiques

Les Jeux Olympiques sont plus qu’une affaire de victoire. Ils vont au-delà des médailles récoltées et des records établis.


Au cœur, il y a également les valeurs olympiques d’excellence, d’amitié et de respect. Et personne jusqu’ici à Sotchi n’a mieux illustré ces valeurs que les biathlètes américaines  Lanny et Tracy Barnes, l’entraîneur canadien de ski de fond Justin Wadsworth et l’équipe russe de ski de fond.

Le Comité International du Fair-Play (CIFP) leur a attribué le trophée du fair-play aujourd’hui à la maison des USA, située dans le Parc olympique, pour trois actes désintéressés.

L’histoire des Barnes est celle d’un ultime sacrifice. Tracy s’était qualifiée pour les États-Unis pour concourir en biathlon aux Jeux de 2014 à Sotchi mais sa sœur, tombée malade au moment de l’épreuve finale de qualification en Italie et donc empêchée de terminer, avait manqué sa dernière chance de décrocher son billet pour la Russie. Concédant que sa sœur avait été en meilleure forme qu’elle tout au long de la saison, Tracy a généreusement cédé sa place dans l’équipe à sa jumelle Lanny, qui a participé la semaine dernière dans l’épreuve féminine du 15 km.

“Cela me touche incroyablement", confie Tracy. “Je pense que la sportivité, que ce trophée cherche à récompenser, est un état d’esprit qui vous projette au-delà du terrain de jeu, ou de la piste de ski, et signifie que le sport n’est pas qu’une affaire de victoire. La sportivité fait des champions sur l’aire de compétition et en dehors de celle-ci. Et si je ne suis pas championne dans mon sport, je m’efforce d’être une bonne personne et de faire des choses bien."

“Parfois dans le sport, il y a des victoires et il y a des défaites. Et parfois, vous devez perdre pour gagner. Ou du moins faire le sacrifice de la victoire. Même si je n’ai pas concouru ici aux Jeux Olympiques, j’ai le sentiment d’avoir gagné.”

Le Canadien Justin Wadsworth a également été mis à l’honneur pour sa généreuse assistance portée au fondeur russe Anton Gafarov, qui tentait péniblement de rallier l’arrivée du sprint masculin en dépit d’un ski cassé. Justin Wadsworth s’est approché du skieur, l’a aidé à ôter son ski cassé et à le remplacer par un des skis qu’il gardait en réserve pour les membres de sa propre équipe. “Je voulais qu’il passe la ligne d’arrivée dans la dignité,” avait alors expliqué l’entraîneur canadien.
Égal à lui-même, Justin Wadsworth était occupé à préparer ses skieurs pour la compétition  et n’a pu recevoir son trophée en personne. C’est sa femme, Beckie Scott, membre du CIO au Canada et double médaillée olympique, qui l’a reçu en son nom.

Le diplôme du fair-play a été décerné à l’équipe russe de ski de fond et reçu en son nom par  le président du comité russe pour le fair-play, Nikolai Dolgopolov. Les Russes avaient prêté assistance à la délégation allemande après avoir appris que les perceuses de l’équipe visiteuse – matériel absolument indispensable à une équipe de ski de fond – étaient cassées. Le chef de la délégation russe avait immédiatement donné aux techniciens allemands l’accès au matériel de son équipe, permettant ainsi aux Allemands de préparer leurs skis et finalement de concourir.

“C’est un grand honneur pour nous,” a déclaré Dolgopolov. “J’ai parlé au chef de mission de l’équipe russe et il n’a pas hésité une seconde à apporter son aide. Certains disent que lors de très grandes manifestations telles que les Jeux Olympiques, les exemples de fair-play sont rares. Aux Jeux de Sotchi, nous avons vu que ce n’était pas le cas.”

Les trophées et diplôme ont été remis par le président du CIFP, Jeno Kamuti. Le secrétaire général du CIFP, Sunil Sabharwal, officiait comme maître de cérémonie.

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