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Date
07 sept. 2017
Tags
JOJ , Buenos Aires 2018 , Football , Actualités Olympiques

Les stars de la planète saluent les débuts olympiques du futsal aux JOJ de 2018

À 22 ans à peine, Amandinha a déjà été élue à trois reprises Meilleure joueuse de futsal du monde. Dans un entretien exclusif avec Olympic.org, elle fait part de son enthousiasme à l’idée de voir son sport effectuer ses premiers pas sur la scène olympique, lors des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) de l’an prochain à Buenos Aires. Elle confie aussi ses propres espoirs de participer un jour aux Jeux Olympiques.

Amanda Lyssa de Oliveira Crisostomo, ou plus sobrement "Amandinha" — le nom sous laquelle on la connaît — est au futsal féminin ce que Cristiano Ronaldo et Leo Messi sont au football masculin. La jeune Brésilienne de 22 ans est tout simplement la meilleure joueuse de la planète, un statut qu’elle a confirmé en août en étant élue pour la troisième fois consécutive Meilleure joueuse du monde lors des Récompenses annuelles du Futsal.

Son ascension jusqu’au sommet de son sport est météorique. Passée professionnelle à 16 ans seulement, elle a déjà aidé le Brésil à gagner trois titres mondiaux universitaires et confie volontiers que son rêve est de se parer d’or olympique. Elle estime d’ailleurs que l’ajout du futsal au programme des JOJ de Buenos Aires 2018 la rapproche un peu plus de cet objectif.

« Mon vœu le plus cher aujourd’hui est de participer aux Jeux Olympiques en futsal sous les couleurs de l’équipe nationale brésilienne, dit-elle avec enthousiasme. Je ne veux pas simplement gagner une médaille d’or, mais ressentir aussi l’esprit olympique dont on a un avant-goût lorsqu’on regarde les matches à la télévision. Ce serait vraiment pour moi la concrétisation d’un rêve. Au futsal, nous continuons à espérer que cela sera un jour le cas. Et nous comptons bien faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que cela se produise. »

« L’ajout du futsal au programme des JOJ est un pas en avant énorme, une véritable victoire pour notre sport, poursuit-elle. Ce n’est que le commencement, mais cela signifie que tous les joueurs de futsal âgés de 18 ans ou moins auront la chance de vivre le rêve olympique et de montrer au monde tout le charme de ce sport. J’espère que tous ces garçons et ces filles réussiront un tournoi extraordinaire. Si c’est le cas, ils nous aideront à concrétiser notre rêve ultime : voir le futsal aux Jeux Olympiques. »

L’ajout du futsal au programme des JOJ est un pas en avant énorme, une véritable victoire pour notre sport, poursuit-elle. Amandinha
Amandinha est persuadée que l’ajout du futsal est un atout formidable pour les JOJ, et elle espère que cette inclusion à Buenos Aires 2018 lui offrira un tremplin qui lui permettra un jour d’apparaître aux Jeux Olympiques. « Il y a énormément de gens pratiquant le futsal dans le monde entier, précise-t-elle, et ce serait génial pour tous ces amoureux de notre sport de le voir aux Jeux Olympiques. Le futsal offre à beaucoup de gens, notamment les jeunes, un premier contact avec le football et un grand nombre de stars mondiales se sont formées sur les terrains de futsal. C’est un sport passionnant, qui instillera encore plus de passion aux Jeux Olympiques. »

« C’est un sport très intense. En quelques secondes, on passe de l’attaque à la défense et réciproquement. Et bien sûr, il y a une avalanche de buts. C’est aussi un sport qui permet vraiment aux spectateurs de participer. L’ambiance est toujours extraordinaire, les gens ont vraiment du mal à rester assis tant ils sont excités par ce qui se passe sous leurs yeux. En tant qu’athlète, c’est ce dont on rêve toujours lorsqu’on est sur le terrain. »

Sa propre ascension est le fruit de son talent, mais aussi le résultat d’un travail acharné, et elle estime également que les JOJ peuvent aider d’autres jeunes joueurs à concrétiser leurs ambitions.

« Je suis tombée amoureuse du futsal très tôt, s’enthousiasme Amandinha, qui a signé récemment au club brésilien de Leoas da Serra, dans la ville de Lages. J’avais l’habitude de voir mon père et mon oncle jouer avec leurs amis et j’ai moi-même toujours joué avec mes cousins ! Il y avait un terrain pas loin de la maison et ça a pris rapidement de l’importance dans ma vie. Pendant la majeure partie de mon enfance, j’ai joué avec les garçons du coin et ensuite, j’ai créé la première équipe féminine de futsal de notre quartier. Depuis que je suis devenue professionnelle, plus les années passent, et plus j’aime ce sport. »

« Je n’aurais jamais imaginé qu’à 20 ans, je serais élue pour la première fois Meilleure joueuse de l’année, dit-elle. Tout est allé si vite que je ne pouvais pas l’imaginer, même dans mes rêves les plus fous. Mais en même temps, rien n’arrive sans beaucoup de travail, et c’est ce que je fais, jour après jour. Je suis toujours à la poursuite de mes rêves et j’espère que ma réussite aidera les autres à suivre les leurs, en sachant qu’ils peuvent devenir réalité. »

Mon vœu le plus cher aujourd’hui est de participer aux Jeux Olympiques en futsal sous les couleurs de l’équipe nationale brésilienne, dit-elle avec enthousiasme. Je ne veux pas simplement gagner une médaille d’or, mais ressentir aussi l’esprit olympique dont on a un avant-goût lorsqu’on regarde les matches à la télévision. Amandinha

Bien évidemment, les Brésiliens et les Brésiliennes seront les grands favoris du futsal au label olympique à Buenos Aires 2018. Amandinha confie d’ailleurs que le championnat de l'état de Santa Catarina, où elle joue, regorge de talents dans la catégorie des moins de 18 ans, prêts à briller aux JOJ de l’an prochain. « Je peux citer trois joueuses que j’adore et qui ont toutes les chances d’aller aux JOJ : Maria Julia, ma partenaire de Leoas da Serra, Ana, qui joue à Balneário, et Caroloma Shimoguiri, qui défend les couleurs de Chapecó. Toutes les trois sont des talents à l’état pur et ont un potentiel énorme. J’espère qu’elles aideront le Brésil à obtenir l’or l’an prochain. »

Amandinha pense qu’avec la plateforme et la couverture médias appropriées, le futsal peut devenir aussi populaire que le football, son "grand frère". « Le monde entier regarde les Jeux Olympiques à la télévision, et c’est ce dont le futsal a besoin pour bénéficier du même type de popularité que le football. On a déjà vu ce que les Jeux Olympiques avaient fait pour le football féminin, et le futsal peut suivre le même chemin. Je suis persuadée que s’il faisait partie du programme olympique, le futsal pourrait gagner bien plus de fans dans le monde entier. »

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