skip to content
Jon Buckle/YIS/IOC
Date
12 févr. 2016
Tags
Actu CIO , JOJ , Lillehammer 2016 , Actu CIO

Les secrets d’un bon terrain de glace : « Il faut plus que de l’eau gelée ! »


Le curling a besoin de beaucoup plus que des pierres, des balais et des supporters hurlant « plus vite, plus vite, allez ! ». Le secret d’une compétition réussie est un terrain de glace parfait, et aux JOJ, on sait comment faire.

Mark Callan avance lentement sur un des terrains de glace du Curling Hall de Lillehammer, ses yeux se déplaçant de tous les côtés tandis qu’il est à la recherche de la plus petite imperfection.  

Le responsable de la glace pour les épreuves de curling des JOJ 2016 est un véritable perfectionniste. Plus l’art de la fabriquer sera réalisé avec soin, meilleure sera la compétition. « C’est à celui qui fabrique la glace de connaitre la salle et les conditions qui y règnent» dit Callan qui est le n°1 de la Fédération Mondiale de curling dans cette spécialité. « C’est ensuite grâce à sa compétence que les conditions optimales de glace sont maintenues dans la zone de compétition ».

Jon Buckle/YIS/IOC

Pour l’observateur lambda, la glace n’est rien de plus que de la glace : la surface du hockey sur glace est la même que celle du patinage artistique. En vérité, aucune surface n’est identique. Celle du Curling, par exemple, n’est pas aussi froide que celle utilisée pour le hockey professionnel, mais elle est souvent plus douce que celle que l’on trouve dans les patinoires publiques .

« il y a cette idée fausse : remplissez la surface avec de l’eau, faites la geler, et tout ira bien »

« Avant tout, il faut une eau de bonne qualité, et il y a cette fausse idée généralement répandue selon laquelle il suffit de remplir la surface avec de l’eau et de la laisser geler pour que tout soit OK », explique Callan, qui a passé plus de 275 jours loin de sa maison à Glasgow (Ecosse) pour travailler sur la glace des arènes du monde entier.

L’eau courante sortie des robinets en ville contient des minéraux comme le sodium, le calcium et le potassium.  Lorsqu’on introduit de l’eau avec ces minéraux dans un environnement gelé, ils peuvent se mélanger pour créer quelque chose de plus lourd que l’eau. En fin de compte, cela crée des creux dans la glace.

Jon Buckle/YIS/IOC

Callan et son adjoint, le technicien canadien Jamie Danbrook, utilisent de l’eau préalablement filtrée dans un système désionisant afin de retirer les impuretés. Pour les JOJ, ils ont démarré leurs travaux sur les quatre terrains de curling la semaine dernière, et n’ont cessé de procéder à des réglages fins depuis lors. Après que des équipes de télévision aient accédé au terrain il y quelques jours, Callan et Danbrook ont procédé à un travail de restauration pour lui redonner son aspect optimal.

Il ont raclé la glace avec le « Ice Boss », une machine construite à cet effet munie d’une lame super aiguisée, recommençant encore et encore jusqu’à ce que la surface soit complètement lisse. il a ensuite été de temps la préparer pour le « pebbling» (vaporisation),  la technique qui donne l’effet tournoyant à la pierre de curling. Le pebbling est un traitement de la glace par vaporisation de gouttelettes d’eau qui gèlent instantanément et créent la texture qui génère des poches d’air sous la pierre.

Callan attend des curlers qu’ils lui disent s’il a fait un bon boulot. Et tant mieux s’ils ne disent rien

Avec, à un moment donné, plus de 24 jeunes athlètes présents sur les quatre terrains de glace en même temps, il est crucial pour Callan de contrôler les conditions en permanence. Il utilise un système sans fil qui lui indique la température de la glace et le taux d’humidité dans la salle. « Nous devons rester très proactifs en contrôlant la température de la glace, car elle est cruciale pour qu’une partie soit réussie ou ratée », affirme Callan. Il compte sur les curlers pour lui dire s’il a réalisé un bon boulot. Il est certes content de les entendre, mais il le sera tout autant si ça n’est pas le cas.

Écrit par YIS/ IOC Alan Adams

back to top En