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Date
20 août 2014
Tags
Nanjing 2014 , JOJ , Actu CIO

Les rivalités historiques mises de côté au triathlon par équipe

« Ne t’inquiète pas, Jack. On t’en décrochera une autre jeudi », déclare Daniel Hoy (NZL) alors qu’il replace sa médaille d’argent pour une pause photo avant l’épreuve de relais mixte du triathlon à Nanjing 2014.


Le Jack en question n’est pas un coéquipier néozélandais, mais l’Australien Jack Van Stekelenburg. Un Néozélandais qui propose d’aider un Australien à gagner une médaille ? Est-ce le monde à l’envers ?

Au contraire. Voici l’équipe d’Océanie 1, l’équipe de relais mixte à quatre dans laquelle figurent également la médaillée d’or féminine Brittany Dutton (AUS) et Elizabeth Stallard (NZL).

Pendant ce temps-là, de l’autre côté de la planète, d’autres meilleurs ennemis se sont aussi associés, à savoir la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne, aux côtés du Danemark. « Ben va aller nous chercher le titre », espère Emil Deleuran Hansen (DEN). « Je vais essayer du moins », ajoute Ben Dijkstra (GBR).

Le médaillé d’or masculin Dijkstra et le médaillé de bronze Hansen seront accompagnés de la médaillée de bronze féminine Emilie Morier (FRA) et de la quatrième Kristin Ranwig (GER) dans l’équipe Europe 1.

Ce ne sont que quelques-unes des associations fascinantes créées pour la compétition de triathlon mixte. Elle comporte des équipes classées par continent, formées par l’association des deux hommes les mieux classés et des deux femmes les mieux classées de chaque continent dans les courses individuelles.

Les deux tandems suivants dans chaque sexe forment une deuxième équipe continentale et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il n’y ait plus suffisamment d’athlètes, dans quel cas des équipes mondiales sont créées.

La course de jeudi sur le site de triathlon du Lac Xuanwu comprendra cinq équipes européennes, quatre américaines, trois asiatiques, une africaine et une d’Océanie, ainsi que deux équipes mondiales.

L’Océanie pense détenir un avantage certain en termes de camaraderie. « On collabore bien avec les Kiwis [les Néozélandais]. Ce sont nos amis et on s’entraîne bien ensemble », dit Dutton. « On va assister à une belle course jeudi et je pense qu’on va bien s’en sortir. »

Chaque triathlonien courra son propre triathlon – 250 m de natation, 6,6 km de vélo et 1,8 km de course à pied – avant de passer le relais à l’athlète suivant.
Dijkstra affirme que tout le monde devra être vigilant au moment des transitions, un problème qu’il connaît très bien puisqu’avant que sa médaille d’or ne soit confirmée, il a dû faire face à une contestation dans sa course individuelle.

« Il va y avoir huit transitions, donc quatre fois plus d’occasions d’enfreindre les règles. J’espère qu’on réussira des transitions plus propres, surtout de ma part. On va essayer d’empêcher les fautes pour que, quand on franchira la ligne d’arrivée, on connaisse vraiment le résultat », conclut Dijkstra.

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