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IOC / Dominik Keller

Les rameurs néo-zélandais au sommet du grand huit

Si, quatre années auparavant, les rameurs néo-zélandais avaient décroché l’or dans la course du  quatre de pointe avec barreur à Mexico, il s’agissait maintenant d’obtenir un résultat similaire avec le plus grand des bateaux. Opposés aux meilleures nations du monde en aviron, la Nouvelle-Zélande se focalisa sur la victoire du huit de pointe avec barreur.

La tâche ne fut pas aisée. D’une part, les Néo-Zélandais étaient tous des amateurs (fiers de l’être) et, d’autre part, il fut difficile de trouver les fonds nécessaires. Il fallut pour cela organiser une série de bingos et de vente de carnets de tombola promettant « la cuisine de vos rêves ».

Mais restait encore le défi majeur: défaire le reste du monde, soit les États-Unis, l’Allemagne de l’Est, l’Union soviétique et l’Allemagne de l’Ouest, tous déterminés à repartir avec la médaille d’or.

Les Américains y voyaient une occasion de reprendre la main sur cette course qu’ils considéraient comme « la leur ». Les équipes américaines avaient en effet remporté la course des huit à 11 reprises en 15 régates et elles avaient tout misé pour défendre leur titre. Les Allemands de l’Est, quant à eux, avaient déjà fait le plein de confiance en décrochant cinq fois l’or ce jour-là en aviron. Les Allemands de l’Ouest avaient battu la Nouvelle-Zélande en demi-finale et pensaient pouvoir rééditer leur coup. Mais les Kiwis se sentaient sûrs d’eux.

Ils comptaient dans leurs rangs deux des quatre rameurs qui avaient remporté l’or à Mexico (Dicky Joyce et le barreur Simon Dickie) et tous avaient vu la manière dont la Nouvelle-Zélande avait su s’adjuger la médaille d’argent dans la course de quatre de pointe sans barreur plus tôt dans la journée. Ils savaient ce qu’ils avaient à faire.

La Nouvelle-Zélande donna toute sa puissance dès le départ, et après avoir parcouru le tiers d’un kilomètre elle avait une longueur d’avance ; après un kilomètre, soit à mi-chemin de la course, elle avait deux longueurs d’avance.

C’est alors que l’étau commença à se resserrer lentement. 500m plus loin, l’avance s’était réduite à une longueur. Mais c’était sans compter sur les réserves de l’équipe néo-zélandaise qui franchit la ligne avec trois secondes d’avance pour s’écrouler de fatigue. Aujourd’hui encore, cette victoire est considérée comme un des résultats les plus éclatants de l’histoire du sport néo-zélandais.

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