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Date
29 févr. 2016
Tags
Actu CIO , Turin 2006 , Actu CIO

Les Piémontais profitent toujours de l’effet bénéfique de Turin 2006


Dix ans après, on peut encore constater les effets bénéfiques des Jeux Olympiques de 2006 à Turin sur le quotidien de la population locale.

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« Des parkings, des périphériques, des aqueducs, des réseaux d’écoulement : les infrastructures routières sont aujourd’hui sans commune mesure et les citoyens sont contents de gagner du temps et de faire des économies », explique Valter Marin, qui était en 2006 maire de Pragelato, l’une des stations de ski des Jeux, et qui préside aujourd’hui la Fondazione 20 Marzo (Fondation du 20 mars), association qui gère l’héritage de Turin 2006.

La metropolitana – le métro – était un rêve depuis 1920 (le premier tunnel a été percé en 1922), mais il ne s’est concrétisé qu’en 2006 ! « À mon avis, le métro aurait été construit de toute façon, mais les Jeux Olympiques d’hiver ont donné un sacré coup d’accélérateur au projet », ajoute Valter Marin.

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Si les Giochi (les Jeux) ont connu un tel succès et si leur héritage perdure autant aujourd’hui, c’est en partie grâce aux torinesi (les Turinois) et à leur mode de fonctionnement. « Nous sommes Savoyards : lorsque nous prenons un engagement, nous ne ménageons pas nos efforts pour le respecter. Nous sommes précis, sérieux et méticuleux. » Et très, très patients. Durant les cinq années qui ont précédé les Jeux, la ville s’apparentait à un gigantesque chantier de construction. « C’est vrai, reconnaît Valter Marin en souriant, nous avons de grandes vertus de patience, mais ce n’est pas sans conditions. On doit en retour nous informer et nous dire pourquoi nous devrions subir tous ces désagréments. » Leur patience a toutefois été récompensée sans coup férir : Pragelato compte aujourd’hui 300 emplois supplémentaires et sa capacité d’hébergement est passée de 400 à 1 600 lits.

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Pour Valter Marin, le plus grand héritage des Jeux Olympiques d’hiver n’est pas un site ni une infrastructure, mais plutôt un sentiment général. « En Italie, nous avons la réputation d’avoir l’esprit de clocher et le Piémont (la région dont Turin est la capitale) ne déroge pas à la règle. Avant 2006, les rivalités étaient énormes, y compris entre petits villages. Grâce aux Giochi, nous avons appris à travailler en équipe, à conjuguer nos souhaits et nos besoins. Les clivages politiques au sein de la même municipalité ont également été dépassés : certes, combat perdure, mais sans l’ancienne animosité. » Et ça, c’est un héritage durable et puissant. « Par exemple, il y a quelques jours, Pragelato et d’autres villages ont dû unir leurs forces pour obtenir des fonds de l’Union européenne, et nous l’avons fait sans la moindre difficulté. » Il y a seulement dix ans, ce genre de symbiose était inimaginable.

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Il y a également davantage de signes qui montrent clairement comment les Giochi Invernali (les jeux d’hiver) ont changé la ville, son ambiance et la manière dont elle est perçue dans le monde. La plupart des infrastructures construites pour les Jeux Olympiques d’hiver ont été reconverties avec succès. Le Palasport Olimpico (Palais des sports olympique), qui a abrité la finale du tournoi de hockey sur glace, est l’une des plus vastes enceintes sportives couvertes du pays. Joyau futuriste conçu par l’architecte japonais Arata Isozaki, il a ainsi accueilli quelques-uns des artistes et groupes musicaux de pointe dans le monde, de U2 à Madonna. « Lors de ces concerts, tous les hôtels de la ville affichaient complet : c’est un bon exemple de la manière dont un seul bâtiment peut profiter à tous les secteurs », souligne Daniele Donati, directeur général du Parcolimpico (Parc olympique), relais opérationnel de la Fondation du 20 mars qui gère tous les biens immobiliers olympiques, tels que le Palasport Olimpico, le Palavela ou l’Oval Lingotto (anneau de vitesse).

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Turin 2006 a connu une telle réussite qu’elle dispose aujourd’hui d’admirateurs dans le monde entier, qui souhaitent profiter des connaissances issues de l’expérience olympique de la ville. Une délégation de Beijing, la capitale chinoise qui organisera les Jeux Olympiques d’hiver de 2022, est la dernière des entités venues recueillir les enseignements d’une ville qui a troqué son passé noir et blanc pour un arc-en-ciel d’idées novatrices.

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