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Les patineurs de vitesse du monde entier étincellent sur l’ovale de Gangneung

L’ovale de Gangneung a été soumis au banc d’essai, à l’occasion des Championnats du monde de patinage de vitesse simple distance organisés à Gangneung, suivis par l’épreuve test officielle pour les Jeux Olympiques d’hiver de l’an prochain.

Au total, 194 patineurs de 24 pays ont participé aux quatre jours de compétition, dont une équipe néerlandaise impressionnante comptant notamment dans les rangs les champions olympiques Sven Kramer et Ireen Wüst. Les spectateurs ont pu profiter de quelques duels intenses et assister à des temps mémorables, alors que les deux athlètes, comme les organisateurs, se sont montrés ravis de l’état du site.

© Getty Images

« Les spectateurs ont beaucoup apprécié les compétitions de patinage de vitesse de cette semaine et nous avons eu également d’excellents retours de la part des sportifs en lice », a indiqué le président du POCOG Hee-beom Lee.

« Ces derniers ont particulièrement apprécié la qualité de la glace, un beau témoignage pour l’équipe du site qui n’a pas ménagé ses efforts pour que tout soit prêt. La glace était dans une condition telle que nous avons assisté à la chute de nombreux records individuels. J’espère que nous en verrons tomber davantage dans un an. »

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La quadruple championne olympique Ireen Wüst, qui a remporté le 3 000 m féminin, a salué le travail effectué par le personnel du site. « Le maître glacier a fait du bon travail et j’ai pu patiner vraiment vite, a-t-elle confié. Le village est compact et tout petit. Gangneung est vraiment une belle ville et j’ai hâte d’y revenir l’an prochain. »

Ireen Wüst et ses compatriotes néerlandais ont récolté un total de huit médailles d’or, même si leur parcours n’a pas été un long fleuve tranquille. Individuellement, l’Américaine Heather Bergsma a terminé ces championnats du monde avec trois médailles, deux titres aux 1 000 m et 1 500 m féminins, et une troisième place dans l’épreuve de mass start (départ groupé) qui fêtera ses débuts olympiques à PyeongChang 2018.

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Au lendemain de sa victoire dans le 1 000 m, Heather Bergsma a surclassé la star néerlandaise Ireen Wüst, lauréate du 3 000 m, les deux femmes constituant la dernière paire du 1 500 m. L’Américaine a pris également la troisième place de la mass start, une nouvelle épreuve dans laquelle les patineurs s’élancent en peloton au lieu de s’affronter par paires. La mass start est similaire à ce qui se fait en patinage de vitesse sur piste courte, à la différente que l’ovale est plus large et que la distance parcourue est plus longue (16 tours). La victoire féminine est revenue, pour le plus grand plaisir du public local, à Bo-Reum Kim, qui a offert à la République de Corée son unique titre en 8 min 0 sec 79.

Dans la mass start masculine, l’Américain Joey Mantia a repoussé les assauts de son vieux rival français Alexis Contin pour s’imposer, les deux patineurs étant déjà montés ensemble sur un podium lors d’une compétition juniors de roller en ligne. La troisième place échut à l’ancien spécialiste canadien de patinage de vitesse sur piste courte Oliver Jean, qui a franchi le Rubicon en revenant coucourir sur piste longue lorsqu’il a appris que la mass start allait être ajoutée au programme olympique.

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Wüst, reine du patinage de vitesse à Sotchi 2014, a gagné le premier titre décerné, le 3 000 m féminin. Elle a dû cependant s’employer pour contenir la Tchèque Martina Sáblíková, championne en titre. À elles deux, elles ont remporté les trois derniers titres olympiques de la distance et elles se sont livré à un combat intense qui augure de belles choses dans la perspective de leur prochain mano a mano olympique. Kramer, le coéquipier d’Ireen Wüst, a obtenu dans le même temps son huitième titre mondial du 5 000 m, course dans laquelle le Kiwi Peter Michael a fait entrer son pays dans l’histoire. Troisième, il a apporté à la Nouvelle-Zélande sa toute première médaille aux Mondiaux de patinage de vitesse.

Dans cette épreuve, Kramer a battu son compatriote et archirival Jorrit Bergsma, à l’issue d’une bagarre au coude-à-coude qui est restée indécise jusqu’au bout. Il a indiqué qu’il lui restait encore beaucoup de travail à effectuer avant les Jeux de 2018, pour lesquels il nourrit de grandes ambitions. « 365 jours, c’est loin. C’est mon objectif, bien entendu, pas seulement le 5 000 m, mais aussi le 10 000 m, la poursuite par équipes, et peut-être un petit bonus avec le 1 500 m. »

Peter Michael était pour sa part très heureux d’avoir atteint le podium. « Je ne sais pas où s’arrêtera mon parcours sur la glace. Tout est possible, je ne me fixe jamais de limites. »

Lors de la deuxième journée, la Japonaise Nao Kodaira a remporté le 500 m féminin, devenant ainsi la première patineuse nipponne à obtenir un titre individuel dans l'histoire des Championnats du monde simple distance. Sa victoire ne constitue cependant qu’une demi-surprise. La sportive de 31 ans a en effet gagné les six courses de Coupe du monde qu’elle a disputées cet hiver. De son côté, le public local a explosé lorsque Sang-Hwa Lee a réalisé une excellente performance qui lui a valu de prendre la deuxième place.

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Chez les hommes, le Néerlandais Jan Smeekens, 29 ans, médaillé d’argent à Sotchi 20014, a empoché un titre qu’il attendait depuis longtemps en s’imposant dans le 500 m. Ce premier titre mondial obtenu à Gangneung revêt une grande signification pour le Néerlandais. « Certains souvenirs n’ont pas manqué de ressurgir, ce qui a ajouté encore à l’émotion. J’ai toujours dit que je voulais gagner un titre majeur avant mon trentième anniversaire, et c’est demain. Alors, oui, je vais fêter celui-là comme il se doit. »

Les Pays-Bas ont parachevé une belle journée en conservant leurs titres de poursuite, chez les hommes comme chez les dames. Et la Nouvelle-Zélande a à nouveau surpris tout son monde, puisque son équipe masculine a terminé deuxième devant la Norvège.

Lors de la troisième journée, Martina Sáblíková a remporté son neuvième titre consécutif du 5 000 m, alors que le Néerlandais Kjeld Nuis a décroché, lui, son premier titre mondial dans le 1 000 m masculin. Sur cette distance, la victoire féminine est revenue à l’Américaine Heather Bergsma. Quant à Sven Kramer, il a terminé avec un nouveau titre, cette fois dans le 10 000 m masculin.

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Kjeld Nuis n’a pas caché son émotion. « Sur le podium, j’ai simplement pensé qu’il ne fallait pas que je pleure, dit-il. Lorsque j’étais gamin, j’ai vu Rintje Ritsma monter sur le podium tandis qu’on jouait l’hymne national, et aujourd’hui, on l’a joué pour moi. C’est super. »

Il a d’ailleurs repris une rasade de plaisir le lendemain en obtenant un nouveau titre dans le 1 500 m masculin, après avoir repoussé les assauts du Russe Denis Yuskov et de son compatriote chevronné Sven Kramer.

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