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Date
03 juil. 2012
Tags
Londres 2012 , Héritage , Actu CIO

Les organisateurs de Londres 2012 se sont inspirés de l’héritage de Barcelone 1992

Le succès du legs dont l’organisation des Jeux Olympiques de 1992 est à l’origine à Barcelone est une source d’inspiration pour nombre des villes qui lui ont succédé et Londres, hôte des Jeux Olympiques de 2012, ne fait pas exception.

Lorsqu’il a pris la direction de la candidature de Londres à l’organisation des Jeux de 2012, c’est à Barcelone que le double champion olympique Seb Coe a réservé sa première visite. Il y a rencontré Juan Antonio Samaranch, alors président du CIO, aujourd’hui disparu, et Pasqual Maragall, le maire de la ville durant les Jeux de 1992.

« Pour moi-même et pour le comité d’organisation de Londres, cette ville est une référence », expliquait Coe lors du Global Sports Forum à Barcelone en mars 2012. . « Quand nous avons décidé de présenter la candidature, la première chose que j’ai faite a été de me rendre à Barcelone et de m’entretenir avec Maragall et le secrétaire d’État aux Sports pour bien me représenter leur expérience en détail. Les Jeux à Barcelone demeurent un exemple pour nous tous. J’ai entendu tant de maires dire qu’ils souhaitaient une transformation de l’ordre de celle de Barcelone grâce aux Jeux. Londres aussi veut être comme Barcelone et nous n’en avons pas honte. »

De fait, les Jeux Olympiques de 1992 sont largement crédités d’avoir non seulement transformé l’allure de Barcelone elle-même mais aussi d’avoir donné une nouvelle image de marque à une ville qui est, depuis, devenue depuis l’une des premières destinations touristiques d’Europe.

Barcelone s’est servie des Jeux comme d’un catalyseur pour des projets de régénération urbaine avec le redéveloppement d’une friche industrielle de plus de 100 hectares sur lesquels a été édifié le village olympique, qui, une fois les Jeux terminés, a proposé un habitat résidentiel et des équipements publics. De même, le front de mer de la ville a subi un bain de jouvence, avec une nouvelle place, des restaurants et des bars tandis que les infrastructures de transport se sont améliorées. 

« Le sport a changé l’image de Barcelone grâce à la création de 70% d’espaces verts supplémentaires, l’ouverture de la ville sur la mer, la construction de logements à des prix raisonnables et la transformation de l’économie urbaine, » souligne Coe, à présent président du comité d’organisation de Londres 2012 (LOCOG).
 
« Je souhaitais comprendre la nature de ce Barcelone-là. J’étais très intéressé par l’idée de régénération urbaine et de legs et par la manière dont la ville non seulement était parvenue à promouvoir un projet d’infrastructure pour sept ans mais aussi comment l’infrastructure olympique est depuis demeurée valide. C’était très important pour moi. »

Le succès de l’héritage olympique de Barcelone est dû à la planification réfléchie d’un certain nombre de sites des Jeux situés dans des quartiers qui tirent le meilleur parti de la rénovation et garantissent leur utilisation par la population locale une fois les Jeux terminés. Avec un tel plan en tête, les organisateurs des Jeux, comme le LOCOG aujourd’hui, peuvent compter sur l’appui sans réserve du CIO pour les aider à discerner ce que la tenue des Jeux est susceptible de procurer à leur ville.

Les Jeux, cependant, n’offrent pas seulement un héritage tangible, comme de nouveaux appartements, des parcs et sites sportifs. En effet, l’un des legs les plus significatifs des Jeux de 1992 c’est la manière dont Barcelone, devenue ville olympique, a pu développer l’image de marque d’une cité nouvelle et excitante. De nos jours, vingt ans après, Barcelone est l’une des destinations touristiques les plus populaires d’Europe.

« Avant 1992, Barcelone ne figurait même pas dans les 16 premières villes européennes ayant le tourisme comme principale source de revenus, aujourd’hui elle est en quatrième position » souligne Coe. « C’est tout simplement incroyable ! »

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