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2018 Getty Images
PyeongChang 2018

Les Norvégiens gagnent le relais en ski de fond 24 heures après les Norvégiennes

Johannes Høsflot Klaebo, l'implacable finisseur, et Simen Hegstad Krueger gagnent leur deuxième titre en ski de fond à PyeongChang 2018, Martin Johnsrud Sundby sa deuxième médaille à Alpensia : la Norvège triomphe dans le relais hommes 4x10 km, dimanche, devant l'équipe athlète olympique de Russie et le quatuor de France.

A 1 km du but, Johannes Høsflot Klaebo, titré le 13 février dans le sprint classique, porte une attaque imparable pour se détacher de son dernier rival : le quatrième relayeur de l'équipe des athlètes olympiques de Russie Denis Spitsov. Il rejoint, drapeau norvégien en mains, ses coéquipiers Didrik Tønseth, Martin Johnsrud Sundby et Simen Hegstad Krueger qui l'attendent derrière la ligne d'arrivée, avec les bras écartés.

Pour les athlètes olympiques de Russie, Denis Spitsov en termine à un peu plus de 9 secondes, alors que le Français Adrien Backscheider vient prendre le bronze à 36 secondes. La Finlande prend la 4e place à 1 minute 40, tandis que la Suède qui se classe 5e à plus de 2 minutes, était la double tenante du titre.

Si ce sont les athlètes olympiques de Russie qui mènent les débats jusqu'à mi-course avec un très bon relais d'Alexander Bolshunov, le 3e relayeur norvégien Simen Hegstad Krueger recolle sur Alexey Chervotkin, avec Clément Parisse pour la France et Giandomenico Salvadori pour l'Italie après 6 km de course dans leurs parcours. Ainsi, au dernier échange, la Norvège est en tête devant la France et l'équipe OAR, tandis que l'Italie décroche.

Klaebo cloue Spitsov sur place

Dans le dernier tour, le Français Adrien Backscheider tente de suivre le rythme de deux des meilleurs fondeurs du moment, Klaebo et Spitsov, qui a pris le bronze dans le 15 km libre. Mais ils finissent par se détacher et le jeune prodige norvégien pose une accélération en fin de parcours clouant l'athlète olympique de Russie sur place, pour offrir à son pays le doublé hommes-femmes dans cette épreuve et un titre qui lui échappait depuis 2002.

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L'argent va à Andrey Larkov, Alexander Bolshunov, Alexey Chevotkin et Denis Spitsov et le bronze à Jean-Marc Gaillard, Maurice Manificat, Clément Parisse et Adrien Backscheider qui emmènent la France sur le podium comme à Sotchi en 2014.

Titré dans le skiathlon, médaillé d'argent du 15 km libre, Simen Hegstad Krueger gagne sa troisième médaillé à PyeongChang 2018. Vainqueur du sprint classique, Johannes Høsflot Klaebo s'adjuge sa deuxième médaille d'or. Vice-champion olympique du skiathlon, Martin Johnsrud Sundby monte sur son 2e podium à Alpensia ! 24 heures après Ingvild Flugstad Østberg, Astrid Jacobsen, Ragnhild Haga et Marit Bjørgen, la Norvège gagne les deux relais sur la neige coréenne.

"C'est une épreuve importante", note Martin Johnsrud Sundby, "Nous ne l'avions pas gagnée depuis seize ans. Nous avons eu un peu de mal lors des derniers Jeux d'hiver, et se montrer capable avec ces gars de ramener l'or à la maison, c'est géant pour sûr ! Nous avons aussi beaucoup de bons amis qui ne skient pas pour la Norvège ici, et qui auraient pu être dans l'équipe, alors nous essayons de gagner pour eux ! Johannes (Klaebo) a été fantastique sur la totalité de ses 10 km, j'étais sûr qu'il était en contrôle avec ces skis. Il a de la vitesse dans le final de la majorité des courses. J'étais en confiance, mais on ne sait jamais..."

Des Norvégiens reconnaissants

Johannes Høsflot Klaebo souligne la chance de pouvoir figurer dans cette équipe de Norvège. "Beaucoup de nos skieurs auraient pu disputer ce relais. Nous sommes juste reconnaissant d'être là, et de pouvoir aller chercher l'or. Dans le final, je me sentais fort. Egalement dans mon premier tour, et mes skis étaient si bien préparés que je savais que j'allais attaquer à ce moment, dans l'avant-dernière montée. Je me sentais fort et réussir à creuser l'écart comme ça, c'est un sentiment incroyable".

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"Il y a quelque chose de spécial avec le relais", dit aussi Simen Hegstad Krueger, qui remporte une médaille à chacune de ses apparitions dans le stade de ski de fond d'Alpensia. "Nous voulions tous ce titre, nous voulions skier pour nos amis et pour notre pays. Le résultat est magnifique", ajoute-t-il, avant de saluer à son tour la performance majuscule de Johannes Høsflot Klaebo. Enfin, Didrik Tønseth, qui a lancé la Norvège dans ce relais et qui remporte son premier titre et sa première médaille à Alpensia, explique qu'il reste sans mots. "J'attendais que Johannes attaque dans la dernière montée, mais il l'a fait dans la précédente ! Il était à pleine vitesse, le pied sur la médaille, et Spitsov a lâché prise".

La France monte à nouveau sur la "boîte"

Du côté du relais français, Maurice Manificat, qui avait connu un terrible déception dans le 15 km où il comptait parmi les favoris pour une médaille, mais avait terminé 5e, raconte "Je me suis tellement vidé vendredi qu'il n'y avait plus rien à pleurer. Cela m'a permis d'être serein ce matin. J'étais bien, je n'avais pas trop de stress, alors que vendredi soir j'étais cramé. C'est juste parfait. On avait les cartes. Individuellement, on n'avait pas eu de médaille mais on avait fait des gros résultats toute la semaine".

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"On sait se préparer et ça s'est super bien goupillé. On voulait bien faire pour les autres, ne pas décevoir les copains. Jean-Marc Gaillard m'a lancé après un super relais. Il y avait juste à faire le boulot. Je m'attendais à ce que Sundby nous mette la misère. Mais c'était dur aussi pour Sundby et on savait qu'il y avait un gros écart avec les poursuivants. Je suis content d'avoir fait le job et les jeunes ont été incroyables," évoquant ainsi les deux derniers relayeurs, Clément Parisse, 24 ans, et Adrien Backscheider, 25 ans.

"Peu importe la couleur, on s'en fout, ça vaut de l'or cette médaille" ajoute Maurice Manificat. "On reste une nation d'outsiders, il ne faut pas rêver, ce n'est pas parce qu'on l'a refait comme à Sotchi en 2014, qu'on va le refaire à chaque fois. Il faut repartir à zéro et reconstruire une équipe à chaque fois. Quatre ans, c'est encore long. Mais la relève est assurée. C'est génial, on savoure."

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