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Date
06 mars 2017
Tags
PyeongChang 2018 , Actualités Olympiques , Biathlon

Les meilleurs biathlètes du monde se régalent à PyeongChang

Du 2 au 5 mars, la famille du biathlon a rejoint le site olympique d’Alpensia pour disputer la 7e étape de la Coupe du monde IBU. L’Allemande Laura Dahlmeier s’y est montrée impériale en remportant le sprint et la poursuite, tandis que le Français Martin Fourcade, 3e du sprint et vainqueur de la poursuite, s’est adjugé sur la neige coréenne son 6e gros globe de cristal consécutif ! Tous les biathlètes ont loué la qualité du parcours.


Le tour du propriétaire 
Les plus anciens connaissent bien le stade de biathlon d’Alpensia puisqu’il a notamment été l’hôte des championnats du monde 2009. C’est précisément le premier grand évènement international auquel a participé l’actuel N°1 mondial Martin Fourcade. Le double champion olympique et sextuple vainqueur du gros globe de cristal nous emmène faire le tour du propriétaire :  

« Il y a trois boucles distinctes, de 2.5 km, de 3.3 km et de 4 km. Je vous emmène sur le plus long parcours, celui qui sera emprunté par les hommes. Juste après le départ, on passe un pont, et on est tout de suite dans une longue montée, assez raide. Elle est en fait en deux parties, avec quelque mètres de plat au milieu. On arrive au sommet et on attaque une descente bien pentue avec à notre gauche, vue sur les tremplins de saut d’Alpensia. Ca va être un grand show l’année prochaine pour les Jeux ! Il y a ensuite une longue portion de plat d’environ 800 m qui ne permet pas de se reposer ». 

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« Et voilà la 2e montée de la piste, assez raide elle aussi, où est prise le premier temps intermédiaire. On ne peut pas faire cette montée en double poussée, il faut se mettre en mode skating. Dans la descente qui suit, on atteint une bonne vitesse, il y a un virage rapide à droite assez facile, puis un 2e beaucoup plus ardu à négocier quand la neige est rapide et qu’on arrive à fond dessus. On débouche alors sur la 3e montée avec plusieurs courbes, et on commence à fatiguer sérieusement. Le 2e temps intermédiaire est pris à cet endroit-là. Reste un dernier long virage à droite où il faut pousser fort sur les bâtons, avant la fin de la boucle en direction du stade qui est principalement en descente, ce qui donne le temps de récupérer et de respirer avant d’arriver sur le pas de tir ». 
C’est une piste parfaite pour bien s’amuser… seulement si vous êtes en bonne forme ! Martin Fourcade France

« J’aime beaucoup cette piste. J’y ai disputé mon premier grand évènement international, les championnats du monde 2009, ce sont de très bons souvenirs. C’est une piste difficile mais elle ne comporte pas de partie dangereuse. Les courses y seront régulières. Avec trois grosses montées, il y a de quoi faire des différences, notamment dans l’individuelle. C’est une piste parfaite pour bien s’amuser… seulement si vous êtes en bonne forme ! » 

Laura Dahlmeier comme à la parade, le sixième gros globe de Martin Fourcade
Les compétitions se sont déroulées en nocturne, comme ce sera le cas durant les Jeux 2018. Du côté des dames, l’Allemande Laura Dahlmeier s’est montrée impériale, dans la foulé de son historique quintuplé en or des championnats du monde IBU de Hochfilzen. En deux courses individuelles, elle n’a pas raté une cible. Victoire à 10 sur 10 dans le sprint le 2 mars, et deux jours plus tard, succès imparable à 20 sur 20 dans la poursuite, en brandissant le poing avec un large sourire à la sortie du dernier passage au tir, et une avance de 1:12.6 sur la Finlandaise Kaisa Mäkäräinen et 1:18.9 sur la Française Anaïs Bescond à l’arrivée. 
Dans la perspective des Jeux, c’est vraiment essentiel d’être ici, de voir la piste, le pas de tir, la foule. Laura Dahlmeier Allemagne

« Le parcours est vraiment « raide », avec montées et descentes, et je pense qu’il est vraiment intéressant » a noté Dahlmeier. « Le pas de tir est très bon aussi. Dans la perspective des Jeux, c’est vraiment essentiel d’être ici, de voir la piste, le pas de tir, la foule etc, et il est toujours important de revenir à un endroit où vous avez eu de bonnes sensations ! »

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Chez les hommes, Martin Fourcade a égalé deux records sur la neige coréenne. 3e du sprint remporté par l’Autrichien Julian Eberhard devant l’Américain Lowell Bailey le 3 mars, il s’est définitivement assuré sa sixième victoire consécutive au classement général de la Coupe du monde, exploit inédit, rejoignant le total atteint par Ole Einar Bjørndalen qui n’avait cependant pas gagné ses six gros globes en continu. En remportant la poursuite 24h plus tard, Fourcade a signé sa douzième victoire de la saison, record qu’il partage désormais avec celui que le roi norvégien des Jeux d’hiver avait établi durant l’hiver 2004-2005.  

« On est pas revenus ici depuis 2009, et je suis heureux de dire que le parcours a évolué de façon très positive » a noté Lowell Bailey, 2e du sprint. « La première montée après le stade a été changée pour qu’on puisse skier de façon plus fluide. La dernière descente était très dangereuse, il y avait d’énormes chutes dans le virage. Ils ont changé ça, ça se skie beaucoup mieux. J’attends les Jeux avec impatience. ». Quand à Martin Fourcade, il s’est réjoui « c’est super que je gagne la Coupe du monde ici, sur le lieu des prochains Jeux. C’est une première grosse émotion à PyeongChang et j’espère qu’il y en aura d’autres l’année prochaine ! ». 

Les relais pour conclure
Enfin, dans les relais qui ont conclu le programme le 5 mars, l’équipe féminine d’Allemagne est restée invaincue pour une cinquième victoire en cinq relais 4 x 6 km cette saison (en comptant le triomphe aux Mondiaux de Hochfilzen), sans Laura Dahlmeier laissée au repos. Après Nadine Horchler, Maren Hammerschmidt et Denise Herrmann, Franziska Hildebrand a conclu drapeau en mains avec 22 secondes d’avance sur la Norvège (Marte Olsbu) et la République Tchèque (Gabriela Koukalova) départagées à la photo-finish. 

La France (Jean-Guilaume Béatrix, Simon Fourcade, Simon Desthieux, Martin Fourcade en finisseur) a remporté pour finir sous les projecteurs, le relais 4 x 7,5 km hommes devant l’Autriche à 33.8 et la Norvège de l’éternel Ole Einar Bjørndalen à 45.4. Fourcade s’est même permis de sprinter en solitaire dans la dernière ligne droite, histoire d’optimiser ce week-end de repérage sur la neige coréenne. Tous se donnent maintenant rendez-vous ici en février 2018 !  

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