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Date
01 juin 2014
Tags
Actualités Olympiques

Les mascottes des Jeux Olympiques

La première mascotte olympique - non officielle -, baptisée Schuss, est née aux Jeux Olympiques de Grenoble en 1968. Petit bonhomme sur des skis, à mi-chemin entre un objet et un personnage, il est la première manifestation d’une longue lignée de mascottes qui ne cessera de se développer.



(c) CIO
 
C’est aux Jeux Olympiques d'été de Munich en 1972 que la première mascotte olympique officielle, Waldi le teckel, voit le jour. Dès lors les mascottes deviennent les ambassadrices les plus populaires et les plus mémorables des Jeux Olympiques et Paralympiques. Image originale, la mascotte a pour rôle de matérialiser l'esprit olympique, diffuser les valeurs mises en avant à chaque édition des Jeux, promouvoir l'histoire et la culture de la ville hôte, et donner une atmosphère de fête à l’événement.


(c) Photo Olympia Press
 
Les mascottes des Jeux passés sont toutes des exemples d'ingéniosité, d'imagination et de créativité artistique. De Waldi à Amik, le castor des Jeux de Montréal, les toutes premières mascottes représentaient des animaux emblématiques des pays hôtes. En 1992, Barcelone surprend tout le monde en présentant Cobi, un chien farfelu au look avant-gardiste créé par le grand designer Javier Mariscal. Cobi a été suivi de toute une variété de mascottes inspirées d'êtres humains, d'animaux ou même de créatures mythiques et imaginaires.
 
Du chien au léopard des neiges en passant par des cubes de glaces humanisés, les mascottes apportent un élément d'humour et de gaieté à l'expérience olympique. Elles contribuent aux efforts déployés pour offrir un accueil chaleureux aux athlètes et aux visiteurs du monde entier.

Sotchi 2014


(c) CIO

Le samedi 26 février 2011, plus d’un million de russes participaient en direct à une émission de télévision durant laquelle était organisé un vote destiné à choisir les mascottes des Jeux de Sotchi.
Le Léopard arrivait alors en tête, devant l’ours blanc et le lapin, et ces trois animaux du Grand Nord et des régions montagneuses de la Fédération de Russie allaient devenir les mascottes des XXIIes Jeux d’hiver.

Durant les Jeux, des dizaines de milliers de spectateurs ont pu voir les mascottes « Белый мишка » (Bieliy Michka, l’ours polaire), « Леопард » (Leopard, le léopard) et « Зайка » (Zaïka, le lapin), mais les répliques géantes de ces mascottes dans le stade Fisht lors de la cérémonie de clôture ont très certainement été l'un des moments les plus spectaculaires. Les mascottes se sont alors rassemblées autour d'une vasque où brûlait la flamme olympique, et c’est l’ours polaire qui l'a éteinte en soufflant. L'ours polaire a ensuite versé une larme, faisant ainsi écho à la cérémonie de clôture des Jeux de 1980 à Moscou, où la mascotte Michka avait également pleuré à la fin des Jeux.

Londres 2012
 

Wenlock tire son nom de Much Wenlock dans le Shropshire, une ville qui a abrité et abrite toujours les Jeux de Much Wenlock. Ces jeux furent l’une des inspirations de Pierre de Coubertin pour créer les Jeux Olympiques de l’ère moderne.

L’aspect métallique de Wenlock s’explique, selon le récit de Michael Morpurgo, par le fait qu’il a été conçu dans les dernières gouttes d’acier utilisées pour la construction du stade olympique de Londres. La lumière sur sa tête s’inspire des feux que l’on trouve sur les fameux taxis noirs londoniens. La forme de son front est identique à la forme du toit du Stade Olympique. Son œil est l’objectif d’une camera, qui filme tout ce qu’il voit. Il porte à ses poignets cinq bracelets aux couleurs des anneaux olympiques. Enfin, les trois points sur sa tête représentent les trois places du podium réservées aux vainqueurs pour recevoir leurs médailles.


(c) CIO

Les rues, les parcs et les sorties de métro de la ville de Londres se sont dotés de 84 sculptures de Wenlock et Mandeville (la mascotte paralympique) de 2 mètres 30 de haut et pesant une tonne, afin de pouvoir guider les touristes durant les Jeux. Ces sculptures ont été décorées par 22 designers afin de refléter l’environnement qui les entoure. 
 
Le choix des mascottes a fait l’objet d’un concours, lancé en 2008. Plus de 100 designers, artistes et agences ont soumis leurs projets. Wenlock et Mandeville ont finalement été choisis parmi des
propositions telles que pigeon anthropomorphe, tasse de thé animée ou encore de représentations de Big Ben pourvues de bras et de jambes.

Vancouver 2010


(c) Kishimoto/IOC

Les mascottes des Jeux Olympiques de Vancouver sont des créatures inspirées de la faune et des récits des premières nations de la côte Ouest du Canada. Quatchi est un sasquatch, un personnage populaire des légendes locales dont l’habitat est la forêt. Il est recouvert d’une épaisse toison et porte des bottes ainsi qu’un cache-oreilles. Miga est une ourse des mers, un animal mythique en partie épaulard et en partie ours Kermode. L’ours Kermode, également appelée « Ours Esprit », ne vit qu’en Colombie-Britannique.

Le Comité d’organisation a lancé un appel de propositions ouvert aux agences et professionnels de l’illustration auquel 177 ont répondu. Cinq concepteurs ont été retenus pour une étude plus détaillée de leur capacité de création. Finalement, c’est Meomi design qui s’est imposé. 


(c) CIO

Quatchi et Miga avait un ami du nom de Mukmuk, qui s’est révélé très populaire, même s’il n’était pas une mascotte officielle. Mukmuk tirait son inspiration d’une espèce rare et menacée de marmotte vivant uniquement sur l’île de Vancouver. Son nom est tiré du mot « muckamuck » signifiant nourriture en jargon chinook. Alors qu’il n’avait au début qu’une existence virtuelle et sur papier, il a lui aussi eu droit à sa gamme de produits.

Beijing 2008


(c) CIO

Les mascottes de Beijing 2008 forment les « Fuwa », ce qui peut se traduire par « poupées porte-bonheur ».

Les mascottes correspondent à cinq éléments de la nature et, exception faite de Huanhuan, à quatre animaux populaires en Chine. Chaque mascotte représente une couleur d’un des cinq anneaux olympiques.


(c) Kishimoto/IOC

Chacune est également porteuse d’un souhait car il est de tradition, dans l’ancienne culture chinoise, d’en transmettre via des signes ou des symboles:
 
Beibei le poisson fait référence à l’élément eau. Sa couleur est le bleu et son souhait la prospérité. Les ondulations d’eau sur sa tête sont inspirées de peintures traditionnelles chinoises.

Jingjing le panda a pour élément la forêt. Sa couleur est le noir et son souhait le bonheur. Des peintures sur porcelaine de la dynastie des Song (960-1234 après J.-C.) ont servi d’inspiration aux fleurs de lotus de sa tête.

Yingying l’antilope tibétaine est l’élément terre. Le jaune est sa couleur et la santé son souhait. Des éléments décoratifs des régions ouest de la Chine ornent sa tête.

Nini l’hirondelle représente le ciel. De couleur verte, elle souhaite la chance. Son aspect est inspiré de celui des cerfs-volants. L’hirondelle se prononce « Yan » en chinois et un ancien nom de Beijing est « Yanjing ».

Huanhuan symbolise la flamme et l’esprit olympique. Elément feu, il transmet la passion du sport. Les fresques de Dunhunag ont inspiré les ornements de sa tête ainsi que, dans une moindre mesure, des motifs porte-bonheur traditionnels.

L’association des cinq noms forme la phrase « Bienvenue à Beijing » (Bei Jing Huan Ying Nin). 

 

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