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Date
30 sept. 2000
Tags
Sydney 2000

Les Lions indomptables enlèvent une victoire surprise

Rien ou presque ne laissait prévoir, lors des premiers matches du tournoi olympique de football, que le Cameroun allait vivre des Jeux spectaculaires. Après une victoire 3-2 peu convaincante face au Koweït, les Lions indomptables ont enchaîné ensuite deux matches nuls, logiques mais insipides, face aux États-Unis et à la République Tchèque.


À ce stade, l’équipe africaine laisse déjà entrevoir les prémices d’une grande détermination, qui va éclater au grand jour lors de son quart de finale contre le Brésil.

Patrick Mboma a permis aux Camerounais de mener en première période, un avantage qu’ils conservent encore à l’entrée dans le dernier quart d’heure, lorsque le milieu de terrain Geremi est exclu pour un deuxième carton jaune. Les joueurs africains s’accrochent néanmoins mais Aaron Nguimbat est expulsé à son tour durant les arrêts de jeu, juste avant que Ronaldinho n’égalise pour le Brésil.

Avec seulement neuf joueurs et la perspective de disputer une demi-heure de prolongation, la cause du Cameroun semble entendue. Et pourtant, les Camerounais tiennent bon et font grosse impression, avant que le remplaçant Modeste Mbami n’assène une sensationnelle frappe victorieuse à sept minutes du terme de la partie.

En demi-finale, une nouvelle montagne se dresse devant eux lorsque le Chili ouvre la marque à 12 minutes seulement du coup de sifflet final. Mais Mboma égalise à la 84e minute et, dans les ultimes secondes, le Cameroun scelle sa victoire grâce à un penalty de Lauren Étamé Mayer. Bien qu’imprévisible, le Cameroun est donc en finale, où il va rencontrer l’Espagne.

Cette dernière est pétrie de jeunes joueurs enthousiastes, à l’image de Xavi, appelé à devenir plus tard le pilier de l’entrejeu du Barça. Et c’est d’ailleurs lui qui donne l’avantage à l’Espagne après seulement 1’18’’ de jeu.

La Roja double ensuite la mise avant la pause et semble tenir le match. Mais une fois encore, les Camerounais affichent un état d’esprit extraordinaire de combattants et, grâce à un centre de Mboma détourné par un défenseur espagnol, ils réduisent le score. Puis, peu avant l’heure de jeu, Samuel Eto’o fait trembler les filets et égalise, avant que deux joueurs espagnols ne soient renvoyés aux vestiaires alors qu’on se dirige vers la prolongation.

Cette fois, cette dernière ne connaîtra aucun rebondissement, si bien que le titre sera attribué aux tirs au but. Si la frappe de l’Espagnol Iván Amaya rencontre la barre, Pierre Wome ne se fait pas prier pour inscrire le tir au but décisif qui offre la médaille d’or au Cameroun.

De l’autre côté de la planète, la victoire est célébrée dans la plus grande effervescence, et le président camerounais décrète un jour férié pour fêter ce triomphe.

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