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Date
22 mai 2014
Tags
Montréal 1976

Les Kiwis déjouent les pronostics et décrochent l’or en hockey

Lorsque les Néo-Zélandais ont décroché leur unique médaille d’or de hockey sur gazon aux Jeux de 1976 à Montréal, leur victoire a vraiment pris tout le monde à contre-pied.


À l’époque, la discipline connaît un tournant historique puisque la domination olympique sans partage des puissances asiatiques que sont l’Inde et le Pakistan a été remise en question par l’Allemagne de l’Ouest, victorieuse en 1972 à Munich.

Les Allemands, l’Australie et les Pays-Bas sont les favoris du tournoi de 1976, programmé au stade Molson de Montréal. L’Inde, autrefois impériale, n'a pas abdiqué après avoir remporté sa première Coupe du monde l'année précédente, à Kuala Lumpur.

La Nouvelle-Zélande semble avoir de son côté une petite chance de médaille même si sa sixième place lors des précédents Jeux, son meilleur résultat olympique, n’incite pas à un optimisme béat même ses supporters les plus ardents.

À Montréal, c’est la première fois que le tournoi olympique se dispute sur gazon artificiel et, si surprise il y a, c’est bien du côté des antipodes qu’il faut aller la chercher.

Les Kiwis réussissent à passer les tours préliminaires in extremis et à se qualifier pour les demi-finales, après avoir battu l’Espagne 1-0 au terme de trois prolongations interminables.

Galvanisés par leur capitaine Tony Ineson, les Néo-Zélandais se démènent pour écarter les Pays-Bas, 2-1 en demi-finale, et retrouvent leurs voisins australiens en finale.

La première mi-temps s’achève sur un score vierge, mais sept minutes après la reprise, Ineson ouvre la marque.

À partir de là, l’Australie va presser son adversaire jusqu’à la fin. On assistera même à un incident horrible à 11 minutes de la fin, lorsqu’un tir australien viendra fracasser la rotule de Trevor Manning, le gardien néo-zélandais.

Beaucoup d’autres auraient pris la direction de l'hôpital, mais lui, stoïque, restera sur la pelouse jusqu’au bout.

Le coup de sifflet final donnera lieu à des scènes de joie débridée dans le camp des Néo-Zélandais, heureux non seulement d’avoir écarté leurs vieux rivaux, mais surtout d’avoir décroché la plus belle récompense de leur sport.

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