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Date
31 oct. 1908
Tags
Londres 1908

Les hôtes triomphent sur tous les tableaux

Les Jeux de 1908 se sont achevés par un banquet final qui a eu lieu au centre de Londres, le 31 octobre. Lord Desborough s’est adressé aux délégués présents, en leur disant que l’Olympiade avait « rassemblé un groupe d’athlètes entraînés venant pratiquement de chaque pays du monde, qui se sont affrontés amicalement dans ce qui était, je pense, l’arène la plus adaptée jamais construite pour la circonstance depuis que l’athlétisme existe ».


Il avait raison quant à la nature amicale des Jeux et d’être fier de la construction rapide du stade de White City, qui allait rester debout jusqu’en 1985 et abriter – entre autres événements nombreux – un match de Coupe du monde de football entre l’Uruguay et la France en 1966. Pressée d’intervenir au pied levé, la Grande-Bretagne a mis sur pied les Jeux les plus énergiques et les plus passionnants, des Jeux qui ont réussi à briser un certain nombre de schémas sociaux, culturels et historiques. Le pays s’est également très bien comporté au classement des médailles, proportionnellement peut-être au large contingent d’athlètes qu’elle a engagé. 56 des 110 médailles d’or et 146 médailles ont été attribuées en tout au pays hôte, qui a terminé devant les États-Unis (47 médailles dont 23 d’or). Sur une note plus pragmatique, les Jeux ont été rentables, puisque la Grande-Bretagne a réalisé un bénéfice d’environ 6 000 livres sterling, malgré la rapidité avec laquelle ils ont été montés.

La partie athlétisme des Jeux, qui a eu toutes les faveurs du public, s’est achevée le 25 juillet, date à laquelle, selon le Western Times, « il y a eu un énorme rassemblement pour le bouquet final des Jeux Olympiques », et où un défilé de lauréats est passé à 16 h 30 devant la loge royale située à l’intérieur du stade – peu de temps après le cavalier seul d’Halswelle au 400 m. Ce défilé a eu lieu aux accents de See the Conquering Heroes Come, tandis que la Reine a distribué les médailles d’or. Mais le véritable sommet des Jeux de 1908, la manifestation de l’esprit qui s’est perpétué jusqu’à nos jours, restait à venir.

« Le geste du jour a été réservé à Dorando Pietri, l’Italien disqualifié au marathon, écrit le journal. Il s’est avancé vers l’estrade, le drapeau italien en main, sous un tonnerre d’applaudissements. La Reine l’a félicité chaleureusement en lui remettant une coupe en vermeil. »

 

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