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Date
30 août 1960
Tags
Rome 1960

Les fleurettistes soviétiques ne font qu'une bouchée des favoris locaux

Lors des huit éditions précédentes des Jeux, deux nations se sont partagé les titres du fleuret masculin par équipes : la France et l’Italie. En outre, lors de sept de ces huit Jeux, elles ont trusté les deux premières places du podium. À Rome, on s’attend donc totalement à ce que les deux voisines poursuivent leur domination.


Cette fois-ci, cependant, un autre pays arrive aux Jeux dans une forme impressionnante : l’Union soviétique, qui a progressé de façon spectaculaire depuis sa cinquième place de Melbourne 1956 et qui a remporté le titre mondial en 1959. Les nouveaux prétendants débutent d’ailleurs en force en étrillant le Japon 15-1, avec quatre victoires de leur capitaine Mark Midler.

Ils enchaînent en infligeant une correction à la Belgique, 9-1, puis en venant à bout des escrimeurs polonais, 9-6 en quart de finale. Cette fois, le doute n’est plus permis, ils se posent en sérieux prétendants au titre olympique.

Dans le même temps, la France est éliminée à la surprise générale lors d’un barrage contre l’Allemagne. L’un des deux géants est désormais tombé, et au grand dam de nombreux supporters, l’Italie manque de suivre le même chemin peu après en demi-finale, puisqu’elle ne réussit à battre la Hongrie que par la plus étroite des marges. Alors que le score s’est arrêté à 8-8, seul le décompte du nombre de touches permet au pays hôte de passer de 68 à 65.

Pas de problème en revanche pour l’Union soviétique qui remporte facilement l’autre demi-finale en battant l’Allemagne 9-3, alors que Midler est à nouveau à la fête.

L’histoire et le soutien partisan du public local plaident en faveur de l’Italie, mais pour ce qui est de la forme, c’est l’Union soviétique qui rallie les suffrages, à en juger par son parcours relativement tranquille jusqu’à la finale. Et puis elle compte dans ses rangs Midler, qui, une nouvelle fois, affiche des dispositions impressionnantes en remportant ses trois assauts et en permettant à son équipe de mener d’entrée. Quant à son compatriote Viktor Zhdanovich – le champion olympique individuel – il fait encore mieux avec quatre victoires en quatre assauts. L’équipe soviétique remporte ainsi l’or par le score étonnamment large de 9-4.

Cette victoire marque un tournant dans la discipline. L’Union soviétique conservera son titre olympique quatre ans plus tard face à la Pologne, alors que la France complétera le podium. Quant aux Italiens, maîtres hier, ils dégringoleront à la septième place.

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