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Les femmes gagnent du terrain sur l’aire de compétition et dans les postes d’influence

Getty Images
Plus d’un siècle après leur première participation aux Jeux Olympiques, les athlètes féminines atteindront finalement la parité avec les hommes à Tokyo 2020. L’avancée vers l’égalité des sexes – aussi bien sur l’aire de compétition qu’en dehors – s’accélère depuis quelques années au sein du Mouvement olympique grâce en partie aux initiatives progressistes lancées par le CIO.

C’est plus un marathon qu’un sprint, mais les olympiennes rattrapent enfin leurs homologues masculins en termes de nombres.


Tokyo 2020 : les premiers Jeux Olympiques de l'histoire où l'équilibre entre les sexes sera respecté

Le nombre de femmes concourant aux Jeux a augmenté de manière significative, passant de 34 % à Atlanta 1996 à un nouveau record de 48,8 % attendu à Tokyo 2020, et un engagement à atteindre une égalité parfaite aux Jeux Olympiques de Paris 2024. En octobre 2018, les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) de Buenos Aires 2018 étaient le tout premier événement olympique à afficher une parfaite égalité entre les sexes.

Les Jeux de Tokyo 2020 seront non seulement les premiers Jeux Olympiques d’été de l'histoire où l'équilibre entre les sexes sera respecté, mais ils verront également une pleine représentation des sexes au sein des 206 délégations. Par ailleurs, le CIO a changé les règles afin de permettre à un homme et une femme athlètes de porter ensemble le drapeau de leur délégation lors de la cérémonie d’ouverture, envoyant ainsi un message fort au monde.

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Accroître la participation des femmes

La route a été longue depuis les Jeux Olympiques de Paris 1900, lorsque des athlètes féminines participèrent pour la première fois à cinq épreuves : tennis, voile, croquet, sports équestres et golf. Seules 22 y prirent part, représentant à peine 2,2% du nombre total de 997 concurrents.

Ces 25 dernières années en particulier, le CIO a encouragé les Comités Nationaux Olympiques (CNO) et les Fédérations Internationales (FI) à accroître la participation des femmes. Parmi les facteurs clés qui ont permis d’avoir plus d’athlètes féminines aux Jeux Olympiques, citons l’admission des femmes dans divers sports auparavant exclusivement masculins, les quotas fixés par le CIO et remplis par les FI, ainsi que l’augmentation du nombre d’épreuves avec remise de médailles pour les athlètes féminines.

Les résultats parlent d’eux-mêmes : la part des athlètes féminines concourant aux Jeux est passée de 10 % en 1928 à 20 % en 1960, puis 48,8 % à Tokyo 2020.

En 1991, une mesure importante a été prise par le CIO : tout nouveau sport cherchant à intégrer le programme olympique ne peut le faire que s’il a des disciplines pour les deux sexes. De nombreux sports ont systématiquement accru la participation des femmes, et les cinq nouveaux sports inscrits au programme de Tokyo – baseball/softball, escalade, karaté, skateboard et surf – auront tous des épreuves pour les femmes.

À Tokyo, quatre FI proposeront pour la première fois un nombre identique d'épreuves masculines et féminines (aviron, canoë, haltérophilie et tir). Au niveau des disciplines, l'équilibre des sexes sera atteint en BMX racing, mountain bike et lutte libre. Pour ce qui est des quotas d’athlètes, six FI parviendront pour la première fois à un équilibre hommes-femmes (aviron, canoë, haltérophilie, judo, tir et voile).

Vers l’égalité des sexes dans l’ensemble du Mouvement olympique

Reconnaissant que l’équilibre entre les hommes et les femmes aux Jeux Olympiques n’est pas suffisant, le CIO agit pour encourager l’ensemble du Mouvement olympique à faire progresser l’égalité des sexes sur l’aire de compétition et en dehors. Pour ce faire, il a lancé, en mars 2018, son projet d’analyse sur la question de l’égalité des sexes.

Ce projet vise à accroître l’égalité des sexes dans l’ensemble du Mouvement olympique grâce à des recommandations concrètes en faveur du changement, lesquelles portent sur cinq thèmes clés : le sport, la représentation, le financement, la gouvernance et les ressources humaines. C’est un résultat tangible de l’Agenda olympique 2020, la feuille de route stratégique du Mouvement olympique.

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Montrer l’exemple

En dehors de l’aire de compétition, le CIO a pris d’autres mesures en faveur de l’égalité les sexes afin de placer davantage de femmes à des postes à responsabilités, de lutter contre la discrimination et les abus, et d’encourager une plus grande représentation des femmes dans les médias.

En 2020, 46,6 %des membres des commissions du CIO sont des femmes, et le nombre de femmes membres du CIO est passé à 36 %, soit 10 % de plus qu’en 2016, ce qui accroît également la diversité en termes d’âge et de représentation régionale.

La sécurité est essentielle, et l’accent est fortement mis sur la prévention du harcèlement et des abus dans le sport. En 2017, le CIO a publié son Référentiel pour protéger les athlètes. Ce référentiel a été distribué à tous les CNO et FI afin de les aider à mettre en place des mesures pour protéger leurs athlètes. Par ailleurs, la Charte olympique a été mise à jour en 2019 afin d’y inclure la prévention du harcèlement et des abus.

Une visibilité égale

Aux Jeux Olympiques d’hiver de PyeongChang 2018, la parité hommes-femmes avait été soigneusement prise en compte dans le programme des compétitions, avec un nombre à peu près égal d’heures de compétition et exactement le même nombre de médailles remises aux hommes et aux femmes le dernier jour.

À Tokyo 2020, le dernier week-end des Jeux, il y aura plus d’épreuves par équipes pour la médaille d’or chez les femmes que chez les hommes et l’ordre des épreuves a été modifié afin que les compétitions féminines aient la même visibilité.

Quant à Beijing 2022, il s’agira des premiers Jeux Olympiques d’hiver où la question de l'équilibre / l'égalité des sexes a été prise en compte dès les premières étapes du développement.

Les opérations médias du CIO allouent 50 accréditations supplémentaires pour des journalistes femmes et maintiennent leur programme des jeunes reporters, avec une parité parfaite aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar 2022.

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Trophés du CIO "Femme et Sport"

Créés en 2000, les Trophées du CIO "Femme et Sport" sont décernés chaque année à des femmes, des hommes ou des organismes qui ont contribué de façon remarquable à développer, encourager et renforcer la participation des femmes et des jeunes filles dans le sport.

Six trophées sont décernés chaque année : un pour chacun des cinq continents et un au niveau mondial. Depuis 20 ans qu’ils existent, les Trophées ont été remis à 122 lauréats de 65 pays du monde entier.

Les lauréats qui, par leurs travaux et leurs différents projets, visent à promouvoir l'égalité des sexes bénéficient également de subventions qui leur permettent de poursuivre et élargir leur action.

Veuillez cliquer ici pour connaître la liste des lauréats de l’édition 2020 des Trophées du CIO "Femme et Sport".

2020, une année charnière pour l’égalité des sexes

Le CIO a pris récemment un rôle de chef de file dans l’initiative d’ONU Femmes "Sport pour la Génération égalité", qui a pour objectif de faire progresser l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes et des jeunes filles dans et à travers le sport. L’initiative a été lancée hier par ONU Femmes en partenariat avec le CIO.

Le mouvement sportif est invité à se joindre à cette initiative afin d’accélérer les progrès accomplis sur une série de principes et d’objectifs communs qui tireront parti du pouvoir du sport en faisant de l’égalité des sexes une réalité dans et par le sport.

L’initiative "Sport pour la Génération égalité" est issue du mouvement mondial Génération Égalité dirigé par ONU Femmes. C’est une invitation à intégrer de nouveaux partenaires et générations afin d’adopter et de redynamiser le programme d’action historique de Beijing, et de faire de l’égalité des sexes une réalité vécue. Adopté il y a 25 ans lors de la 4e Conférence mondiale sur les femmes, le programme d’action de Beijing est une directive visant à éliminer les barrières systématiquement érigées pour tenir les femmes et les jeunes filles à l’écart et, jusqu’à présent, il reste le programme international le plus ambitieux pour atteindre l’égalité des sexes dans toutes les sphères de la société, y compris le sport.

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