skip to content

Les fédérations sportives ouvrent la voie à l'augmentation du pourcentage de femmes aux postes d'entraîneurs et d'officiels techniques

Coach
Les séances 3 et 4 de la série de webinaires du CIO sur l'égalité des sexes – organisées en direct le 14 septembre et désormais disponibles en ligne – ont mis en lumière certaines des grandes mesures prises par les Fédérations Internationales (FI) afin d'étoffer leur réseau de femmes entraîneures et officielles techniques, et ont fourni des lignes directrices et des outils concrets que d'autres pourront utiliser. 

Le sport féminin a récemment fait des progrès significatifs, mais les efforts pour assurer l'équilibre entre les sexes sur l'aire de compétition et en dehors se poursuivent. Ces dix dernières années, seuls 10 % des entraîneurs accrédités aux Jeux Olympiques d'été et d'hiver étaient des femmes, les femmes représentant 30 % des officiels techniques pendant la même période. 

La dernière séance en date des six séances en ligne a été consacrée au partage d'exemples concrets de programmes que les fédérations sportives peuvent mettre en œuvre pour assurer un pourcentage plus élevé de femmes entraîneures et officielles techniques à l'avenir.

Getty Images

Lydia Nsekera, présidente de la commission des femmes dans le sport du CIO, laquelle a ouvert la séance en ligne, a clairement exposé ce qui devait être fait. "Ayant atteint la parité en termes d'athlètes sur les terrains de sport, nous devons absolument mettre en place des stratégies pour atteindre le même objectif s'agissant des entraîneurs et des officiels", a-t-elle déclaré, avant de citer l'activiste Marian Wright Edelman : "On ne peut être ce que l'on ne voit pas."

Encourager et responsabiliser les femmes entraîneures

Sheilagh Croxon, directrice du programme de stages pour femmes entraîneures à la Fédération des Jeux du Commonwealth, a été la première à s'avancer et à montrer la puissance de cette phrase lors de l'ouverture du webinaire "Leadership : développer un réseau de femmes entraîneures". Elle a en effet illustré comment ce programme aux Jeux du Commonwealth de Gold Coast 2018 avait permis à 95 % des stagiaires de trouver d'autres postes d'entraîneures aux niveaux national ou international en neuf mois.

Les 20 femmes stagiaires ont chacune été associées à un mentor, ont bénéficié d'un soutien professionnel important avant et après les Jeux et ont été intégrées dans une communauté très soudée. Sheilagh Croxon a souligné que le rôle de la Fédération était de "trouver des moyens créatifs pour que les femmes acquièrent l'expérience dont elles ont besoin afin qu'elles ne soient plus mises de côté".

Coach Getty Images

La Fédération mondiale de rugby, World Rugby, est ensuite intervenue en la personne de Katie Sadleir, directrice générale du rugby féminin, laquelle a expliqué de quelle manière la Fédération adoptait une approche holistique axée sur la diversité dans l'entraînement. Katie Sadleir a fait remarquer : "Une seule mesure ne réglera pas le problème. Les stages sont une bonne chose, mais si vous n'avez pas une réelle adhésion des syndicats en faveur du changement dans l'entraînement, le simple fait d'organiser un stage ne réglera pas le problème. Pour y parvenir, il est essentiel de comprendre qu'il s'agit d'un long processus et de s'engager à changer de culture à tous les niveaux."  World Rugby s'est fixé comme objectif important que sa solution holistique, comprenant sa base de données d'entraîneurs, un programme de stages ainsi que sa boîte à outils pour les femmes entraîneures de rugby lancée en mai 2020, contribue à garantir que 40 % de l'ensemble du personnel d'encadrement sera féminin lors de la Coupe du monde de rugby féminin de 2025. 

Insister sur l'importance des femmes officielles techniques

Dans le même esprit, le deuxième webinaire s'est concentré sur le recrutement et la formation proactifs par les FI d'un plus grand nombre de femmes officielles techniques. C'est ce qu'a fait l'Union Cycliste Internationale (UCI). En 2018, 16 % des commissaires internationaux (un officiel affilié à l'UCI qui veille à ce que les courses se déroulent conformément à ses règlements) étaient des femmes. Afin d'augmenter ce nombre, l'UCI a fixé des quotas stipulant que 30 % des participants aux cours de formation des commissaires nationaux devaient être des femmes. "Nous souhaitions d'abord nous assurer d'avoir un réseau de femmes commissaires nationales pouvant être formées pour les événements internationaux, nous avons donc lancé plusieurs initiatives, notamment des cours spécifiques afin de soutenir leurs compétences", a déclaré Morgane Gaultier, manager de projet sport à l'UCI. "Nous avons également insisté auprès des fédérations nationales pour qu'elles travaillent avec nous et agissent dans ce sens." Entre autres mesures, l'UCI a également préparé un dossier regroupant les bonnes pratiques.

Une présentation de la Fédération mondiale de badminton (BWF) a montré de quelle manière des fonds pouvaient être utilisés pour combler l'écart entre les sexes. Ainsi que l'a déclaré Sharon Springer, responsable des ressources éducatives à la BWF : "La BWF a toujours été engagée en faveur du rôle des femmes dans notre sport et depuis 2016, lorsque nous nous sommes de plus en plus associés aux initiatives du CIO en matière d'égalité des sexes, nous avons commencé à intensifier nos efforts."  

L'organisation a en effet découvert que plus le niveau des officiels de badminton était élevé, moins il était probable que ceux-ci soient des femmes, les femmes ne représentant que 24 % des arbitres en 2016. Et d'ajouter : "Aussi avons-nous décidé d'élaborer une stratégie comprenant diverses actions, telles que des subventions pour l'égalité des sexes et des programmes de mentorat."  Grâce à l'octroi de bourses permettant aux femmes officielles techniques nationales de progresser au niveau international, ainsi qu'à plusieurs autres programmes, ce chiffre est désormais monté à 33 %.  

Referee Getty Images

Les dernières séances de la série de webinaires, axées sur la pratique sportive en toute sécurité et la représentation, auront lieu le 23 septembre. La communauté LinkedIn "Pour l'égalité des sexes dans le sport" (Working Towards Gender Equality in Sport) reste le lieu privilégié où trouver des informations à cet égard et partager des expériences.

back to top En