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2016 Getty Images
Date
22 mai 2017
Tags
Tokyo 2020 , Actualités Olympiques ,

Les écoliers du Japon appelés à choisir la mascotte de Tokyo 2020 !

Tokyo 2020 propose un processus original pour le choix des mascottes olympique et paralympique. Un concours national ouvert à tous les Japonais est lancé le 22 mai. Une liste des mascottes retenues, établie par un groupe d’experts, sera ensuite soumise à tous les élèves des écoles primaires du pays, lesquels voteront pour décider des gagnants !

À Rio en 2016, un vote public avait été organisé pour choisir le nom des mascottes olympique et paralympique. Pour ce qui est des Jeux Olympiques, plus de 320 000 votants avaient été enregistrés et le choix s’était porté sur Vinicius en hommage au musicien brésilien Vinicius de Moraes. Vinicius était un mélange de différents animaux de la faune brésilienne. Son design s’inspirait de la culture pop ainsi que des personnages issus du jeu vidéo et de l’animation. Avec sa collègue des Jeux Paralympiques, Vinicius représentait la diversité de la culture et du peuple brésiliens ainsi que sa luxuriante nature.

Mais Tokyo 2020 va plus loin ! En effet, la mascotte officielle des Jeux de la XXXIIe Olympiade fera tout d’abord l’objet d’un concours national de design, lancé le lundi 22 mai 2017. En plus des illustrateurs et des designers professionnels, tous les Japonais sont invités à soumettre leurs créations personnelles via des sites web en japonais et en anglais. Un dossier comprenant un ensemble complet de lignes directrices et de critères de conception est mis à la disposition des candidats, qui seront appelés à proposer leurs modèles de mascottes olympique et paralympique. Un groupe d'experts présélectionnera ensuite un certain nombre de mascottes qu'il soumettra…. aux écoliers des établissements primaires de tout le pays !

Chaque classe primaire du Japon pourra voter pour les créations de son choix et celles qui auront obtenu le plus de voix deviendront les mascottes des Jeux Olympiques et Paralympiques de Tokyo 2020. Yoshiko Ikoma, le vice-président en charge du processus de sélection des mascottes, a ainsi expliqué : « Compte tenu de l’importance des mascottes dans la culture japonaise moderne, nous avons toujours su que le public répondrait massivement pour la sélection de celles de Tokyo 2020. Nous pensons que cela donne au public - et plus particulièrement aux écoliers - une opportunité unique de participer au processus de sélection des mascottes. »

Le concours national de design se déroulera du 1er au 14 août 2017 via un site web prévu à cet effet. En 2018, le groupe d’experts établira sa présélection qui sera ensuite soumise aux écoliers japonais. Une fois le choix effectué, le jury d’experts décidera des noms des mascottes olympique et paralympique.

Tokyo 2020
L’histoire des mascottes olympiques depuis 1972

La toute première mascotte officielle des Jeux Olympiques apparaît à Munich en 1972. Son nom est Waldi : c’est un teckel, un animal très populaire en Bavière, connu pour ses qualités de résistance, de ténacité et d’agilité. La mascotte est multicolore : sa tête et sa queue sont bleu clair alors que son corps est zébré avec trois des six couleurs olympiques. Le parcours du marathon olympique de 1972 a d’ailleurs la forme de la mascotte.

Par la suite, divers animaux correspondant à des traditions locales seront choisis comme mascotte : le castor Amik à Montréal en 1976, l’ours Misha à Moscou en 1980, l’aigle Sam à Los Angeles en 1984, le tigre Hodori à Séoul en 1988 et le chien de berger catalan Cobi (stylisé) à Barcelone en 1992. À Atlanta en 1996, le dessin de la mascotte Izzy (contraction de « what is it ?/Qu’est-ce que c’est ») présente la particularité d’avoir été conçu pour la première fois par ordinateur. À Sydney en 2000, ce sont trois animaux endémiques de l'Australie qui sont à l'honneur : le kookaburra Olly, l’ornithorynque Syd et l’échidné Millie. Athènes 2004 choisit une représentation humaine des dieux de l'Antiquité, avec les frère et sœur Phevos et Athena qui font le lien entre la Grèce antique et les Jeux Olympiques modernes. Innovation à Beijing en 2008 : cinq petits personnages, les « fuwa » Beibei, Jingjing, Huanhuan, Yingying et Nini, soit un poisson, un panda, une antilope tibétaine, une hirondelle et la flamme olympique, sont choisis comme mascottes.

Enfin, le personnage de Wenlock, qui tire son nom des Jeux de Much Wenlock créés en 1850, lesquels inspirèrent à Pierre de Coubertin le rétablissement des Jeux Olympiques, est la mascotte des Jeux de Londres 2012. L’aspect métallique de Wenlock s’explique par le fait qu’il a été conçu avec les dernières gouttes d’acier utilisées pour la construction du stade olympique de Londres. La lumière sur sa tête s’inspire des feux que l’on trouve sur les fameux taxis noirs londoniens. La forme de son front est identique à la forme du toit du stade olympique. Son œil est l’objectif d’une caméra, qui filme tout ce qu’il voit. Il porte à ses poignets cinq bracelets aux couleurs des anneaux olympiques. Enfin, les trois points sur sa tête représentent les trois places du podium réservées aux vainqueurs pour recevoir leurs médailles.

Le choix des mascottes olympique et paralympique de Londres 2012 avait fait l’objet d’un concours lancé en 2008. Plus de 100 designers, artistes et agences avaient soumis des projets. Quatre-vingt-quatre sculptures de Wenlock et Mandeville (la mascotte paralympique), hautes de 2,30 m et pesant une tonne, avaient été placées dans les rues, les parcs et aux sorties de métro de la capitale britannique afin de guider les touristes durant les Jeux.

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