skip to content
Date
28 janv. 2016
Tags
Lillehammer 2016 , Actu CIO , JOJ

Les conseils d'un entraîneur à ses jeunes athlètes : "Souriez, vous lugez !"

Tous les athlètes, qu'ils pratiquent un sport individuel ou un sport d'équipe, comptent sur leur entourage pour les inspirer, les guider et les encourager. L'ancienne lugeuse olympique Maija Tiruma le sait bien. Elle en a fait l'expérience, d'abord comme athlète, puis maintenant comme entraîneur. Elle sera présente aux Jeux Olympiques de la Jeunesse d'hiver de Lillehammer 2016 en février aux côtés de deux jeunes lugeurs, les Français Adrien Maitre et Margot Boch, pour les aider à vivre pleinement leur première participation à une épreuve olympique. Son principal conseil à ses protégés ? Amusez-vous !


"Ce sont tous les deux des débutants en luge. Je ne m'attends donc pas à ce qu'ils finissent parmi les premiers; j'aimerais juste voir de belles descentes et un immense sourire illuminer leur visage à l'arrivée", confie Maija. "Je veux qu'ils profitent de l'ambiance de cet événement exceptionnel et qu'ils y puisent la motivation nécessaire pour atteindre leurs prochains objectifs sportifs."

Maija parle d'expérience. Si les JOJ de Lillehammer 2016 sont ses premiers Jeux Olympiques en tant qu'entraîneur, elle vivra là-bas sa quatrième expérience olympique après trois participations en tant qu'athlète. Maija compte également à son actif deux médailles de bronze remportées lors des championnats du monde et une médaille d'or obtenue lors des championnats d'Europe. Plutôt bien pour quelqu'un qui s'est mis au sport à l'âge de 14 ans !

Danseuse, pianiste et violoniste lettone, Maija n'était pas suffisamment motivée pour ne serait-ce que se risquer à faire de la luge, un sport qu'elle jugeait "totalement fou". Mais face à l'insistance de son père, elle accepta de faire un essai. "Une seule fois", lui avait-elle dit. "Après cette seule et unique descente, je me rappelle avoir pensé que ce n'était pas si mal ni si fou. Et j'ai donc intégré un institut de sport, entamant ainsi il y a 15 ans mon parcours de lugeuse."

C'est durant ces "15 années mémorables" que la jeune femme, aujourd'hui âgée de 32 ans, s'est découvert une passion pour la nouveauté, une chose qu'elle encourage désormais ses élèves à expérimenter également. "J'ai rencontré tellement de personnes exceptionnelles qui, pour la plupart, sont encore mes amis. J'ai visité tant de pays, appris tellement de choses sur les autres cultures, étudié d'autres langues – toutes ces années ont fait de moi la personne que je suis aujourd'hui", déclare-t-elle. "Cette passion que j'ai pour la découverte et la nouveauté est sans fin; et tout a commencé lorsque je suis devenue athlète."

Elle apprend également à ses protégés à faire preuve de bon sens lorsqu'ils abordent leur carrière sportive. Loin d'être sévère, Maija pense que la meilleure voie pour devenir un athlète de haut niveau est d'avoir une bonne hygiène de vie : bien manger, dormir suffisamment, s'entraîner, faire les choses avec passion et intelligence. Et surtout, aimer ce que l'on fait !

Après sa retraite sportive en 2013, Maija est devenue entraîneur en chef du Club de bobsleigh, luge, et skeleton de Macôt La Plagne en France. Comme pour son passage de la musique au sport alors qu'elle était adolescente, Maija s'est tout d'abord montrée sceptique sur sa transition d'athlète à entraîneur, mais au final, sa nouvelle carrière lui apporte une joie inattendue.

"Lorsque je faisais de la luge, je me répétais sans cesse : 'je ne pourrais jamais être entraîneur parce que c'est très dur’, et voilà où j'en suis", plaisante-t-elle. "J'aime énormément mon travail, mais j'avais raison – c'est difficile. Pourtant, lorsque je vois la joie briller dans les yeux de mes athlètes après une bonne descente, je suis aux anges. C'est encore mieux que de remporter une médaille !

À Lillehammer, Maija continuera d'inspirer, de guider et d'encourager ses deux athlètes tout en s'efforçant de ne pas leur faire perdre le sourire. Et d'ajouter : un entraîneur se doit de faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider ses protégés à donner le meilleur d'eux-mêmes, les guider en douceur vers leurs objectifs et croire en leurs rêves. Sans oublier le facteur "plaisir" !

"Mon objectif premier est de faire en sorte que les athlètes que j'entraîne s'amusent du début à la fin de la course", dit-elle en conclusion. "Cela demande énormément d'efforts – sur les plans physique, psychologique, technique – pour parvenir à ce niveau de confiance, mais c'est aussi un moyen très intéressant qui mène au succès."

 

 


 

back to top En