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Date
20 août 2014
Tags
Nanjing 2014, JOJ, Actualités Olympiques
Nanjing 2014

Les athlètes des JOJ savourent les ateliers cuisine

Maria Ifteni, coureuse de demi-fond roumaine, regarde la planche à découper devant elle, attrape un couteau de la main droite et la voilà partie à émincer des légumes.



Une fois sa première tâche accomplie, elle jette les légumes dans une poêle et écoute attentivement le chef cuisinier Shi Cal énumérer les épices à ajouter au mélange pour concocter un curry de légumes. « De la coriandre ? se demande Ifteni alors qu’elle regarde l’assiette posée devant elle. C’est laquelle ? »

Elle la trouve et en saupoudre la poêle, puis elle ajoute de la poudre de curry, de la poudre de chili et d’autres ingrédients. Elle remue le plat sur le feu et quelques minutes plus tard, le dîner est servi.



Ifteni faisait partie d’une vingtaine d’athlètes prenant part au cours de cuisine saine, organisé dans le cadre du Programme Culture et Éducation (CEP) aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de Nanjing 2014. « On apprend à cuisiner des plats sains et à savoir ce qu’il faut manger », explique la coureuse de 17 ans. « Je me suis beaucoup amusée aujourd’hui. »

Ces ateliers cuisine ont d’autres objectifs que d’enseigner aux athlètes la préparation de repas sains, comme leur faire pratiquer la cuisine afin qu’ils puissent refaire les plats de retour chez eux.

Le programme connaît un succès retentissant. Deux ateliers sont organisés au quotidien et les athlètes y font la queue environ une heure, avant d’enfiler leurs tabliers de cuisiniers et leurs toques. Les organisateurs ont prévu un menu sur sept jours et les thèmes sont variés : cuisine chinoise, thaïlandaise ou encore repas de style méditerranéen à base de pâtes.

Avant de commencer à préparer les repas, les chefs en herbe écoutent que ce la nutritionniste Jenna Ballam (NZL) a à dire sur les bonnes habitudes alimentaires. Elle leur explique pourquoi ils font ce qu’ils font et leur montre à quel point il est important qu’un athlète ait une alimentation équilibrée, non seulement pour leur croissance, mais aussi pour leurs performances dans leur sport de prédilection.

« J’espère que ces cours ont les résultats attendus et que cela renforce leurs connaissances », affirme Ballam.

« Ce qui est bien, selon moi, c’est que ça leur montre qu’une alimentation saine et nutritive n’a pas forcément mauvais goût. J’aime quand ils me posent des questions sur leur façon de manger pendant une compétition et sur ce qu’ils devraient prendre pendant une épreuve. C’est bien de voir que ça les intéresse et qu’ils essaient d’accumuler d’autres connaissances. »

Shi Cal, l’un des plus grands cuisiniers au monde et propriétaire de deux restaurants à Sydney, en Australie, s’est donné pour mission de rendre la cuisine saine accessible aux jeunes athlètes. « Je veux leur montrer que c’est facile de cuisiner sainement », dit-il. « Il y a tellement de fast-food à disposition, c’est tellement pratique. Mais c’est tellement mieux de manger sainement. »

Heather Moyse (CAN) a aussi participé au cours de curry de légumes. Elle est double médaillée d’or olympique et est présente aux JOJ en tant qu’athlète modèle.

« Je trouve ça génial qu’ils apprennent à comprendre les avantages de la cuisine », dit-elle. « Je pense que les gens ont tort d’avoir peur des glucides, ils ne comprennent pas que c’est ça qui vous donne de l’énergie. C’est la même chose avec le mot calorie, qui a pris une connotation vraiment négative au fil des ans, alors que calorie est simplement un terme scientifique pour désigner l’énergie.

 « Je pense qu’il est important de détruire certains mythes sur ce que vous pouvez manger, sur ce qui est sain et sur ce qui vous permet de vous améliorer physiquement », ajoute-t-elle.

Alors qu’Ifteni finit de manger avant de peaufiner ses préparatifs en vue de ses courses, elle raconte ce qu’elle a préféré dans ce cours de cuisine saine. « J’ai adoré le dessert », affirme-t-elle à propos du gâteau de riz et banane.

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