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Date
09 avr. 2015
Tags
Actualités Olympiques

Les anneaux et les Jeux: s’imprégner de la culture de la ville hôte

A chaque édition des Jeux, les anneaux apparaissent en parallèle d’une nouvelle identité visuelle dynamique, qui est propre à chaque ville hôte et qui procure à chaque édition un signe distinctif.


Depuis 1920, les anneaux olympiques ont été constamment présents à chacun des Jeux. Néanmoins, bien qu’ils produisent une continuité symbolique d’une édition à l’autre, chaque version affiche sa propre identité: qu’il s’agisse des ondes jeunes et modernes de Londres en 2012 ou du patchwork de Sotchi en 2014 qui a offert un décor fabuleux en marge de l’action sportive et qui a été une plus-value à l’identité visuelle des Jeux.

La création de cette identité visuelle originale et visible partout – qu’il s’agisse de la signalétique ou des souvenirs olympiques, en passant par les sites et les uniformes des volontaires – revient au comité d’organisation (COJO) qui doit produire un visuel à partir des anneaux olympiques tout en incorporant motifs et couleurs qui incarnent la culture et l’histoire de la ville hôte.

Pour Alison Gardiner, vice-présidente chargée de la marque et des services créatifs au comité d’organisation des Jeux de 2010 à Vancouver, il était essentiel, pour cette tâche immense, de disposer des anneaux comme puissante force motrice initiale. «La stratégie de marque de Vancouver 2010 a utilisé la marque olympique et celle du Canada. Et cette combinaison a servi de fondement à tout ce que nous avons réalisé ensuite, explique-t-elle. Notre objectif était une expérience forte et intégrée, sans équivalent pour notre pays et notre époque, à même d’inspirer et de mobiliser le plus de monde possible.»

Mais produire une identité visuelle à partir d’un symbole connu dans le monde entier, déjà si chargé de valeur et de sens  ne va pas sans défis pour les COJO. «Nous ne pouvions oublier un instant qu’avec les anneaux, l’association à quelque chose de grand, de puissant, à une norme d’excel- lence olympique serait immédiate et qu’il nous faudrait l’égaler, reconnaît Gardiner. Pour ce qu’elle représente, la marque olympique est aussi un outil incroyablement enthousiasmant avec lequel travailler. C’est le seul symbole en soi que le monde entier reconnaît et associe à l’excellence et au rassemblement des peuples pour célébrer.»

Pour Beth Lula, directrice de la marque au comité d’organisation des Jeux de 2016 à Rio, l’un des autres défis des organisateurs de Jeux est de réaliser une identité visuelle représentative de la ville hôte et du pays  tout entier, ainsi que des valeurs inhérentes aux anneaux eux-mêmes. «C’est important pour la mobilisation, dit-elle. Avec quelque chose que le public reconnaît et comprend, les gens conçoivent que ça les représente ainsi que leur pays et ils peuvent  s’en sentir fiers. Quand nous avons conçu notre marque, nous avons recherché des symboles universels, c’est pourquoi nous avons choisi deux personnes qui s’étreignent comme emblème des Jeux. C’est un symbole mondial. Nous voulons que tous les gens du pays se reconnaissent et se sentent fiers de notre choix.»

Certes, les anneaux olympiques offrent aux COJO un symbole mondialement reconnu, mais Lula estime aussi que chaque édition des Jeux apporte quelque chose d’original à la marque olympique dans son ensemble. «Chaque fois que les Jeux Olympiques rencontrent une autre culture, ils en absorbent quelques éléments et c’est ce qui rend la marque olympique vraiment mondiale, dit-elle. Les Jeux ne sont jamais venus en Amérique du Sud, c’est pourquoi nous avons affirmé durant toute la candidature que nous étions le nouveau territoire des Jeux Olympiques. Nous n’avons pas notre pareil pour faire la fête, nous adorons le sport et nous sommes des passionnés débordant d’énergie. Je crois que ce que nous allons ajouter à la marque olympique sera très spécial.»

Lula ne doute pas que ce que son équipe est en train de concevoir pour Rio en 2016 subsistera longtemps après les Jeux grâce aux anneaux eux-mêmes. «Après les Jeux, quand nous rendrons les anneaux au CIO, ils devront avoir acquis un surcroît de valeur, déclare-t-elle. Telle est notre mission.»

Rio 2016 crée sa propre identité visuelle.

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