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Date
27 sept. 2000
Tags
Sydney 2000

Les Américains brisent la mainmise de Cuba sur le baseball

Si Cuba a remporté les deux précédents titres olympiques de baseball, sa période d’invincibilité a été stoppée net en 1997, la faute au Japon qui a mis fin à une série victorieuse de 152 matches. Les Cubains n’en débarquent pas moins en Australie totalement confiants.


Après tout, n’ont-ils pas gagné toutes les compétitions mondiales et olympiques de baseball auxquelles ils ont participé depuis plus de trois décennies ?

Les règlements concernant l’éligibilité des joueurs pour les Jeux ont cependant changé. Les États-Unis, qui ne peuvent toujours pas faire appel aux joueurs de la MLB, sélectionnent à la place un groupe issu d’une ligue mineure. La Corée du Sud suspend pour sa part son propre championnat afin de renforcer son équipe olympique, alors que le Japon donne également la priorité à la victoire aux Jeux. Quant aux chances de Cuba, elles semblent amoindries puisqu’un certain nombre des meilleurs joueurs de l’île ont choisi d’évoluer aux États-Unis.

Les tenants du titre débutent en fanfare par deux victoires faciles contre l’Afrique du Sud et l’Italie. Ils coiffent in extremis les Coréens 6-5 après avoir été menés 4-0, mais connaissent ensuite, à la surprise générale, leur première défaite en 21 matches olympiques, contre les Pays-Bas.

La planète baseball se demande alors si l’hégémonie cubaine est menacée. Mais comme pour dissiper les doutes, les Cubains enchaînent par des victoires sur l’Australie (1-0 sur le fil), puis de manière impressionnante sur les États-Unis (6-1) et le Japon (6-2). Un succès plus tard, à nouveau face aux Japonais, et voilà les Cubains en finale.

Ils y retrouvent les Américains. Pour parvenir en finale, ces derniers ont emprunté un itinéraire tortueux, y compris en demi-finale où leur match contre la République de Corée a été interrompu durant deux heures à cause de la pluie, alors qu’il ne restait plus qu’une manche à disputer. Les joueurs américains sont pétris d’expérience, mais vont-ils pouvoir contenir les tenants du titre ?

La réponse sera catégorique et affirmative. La star de la finale est le lanceur Ben Sheets, qui réussit un jeu blanc. Aucun batteur cubain ne va au-delà de la seconde base et les Américains triomphent par 4 à 0, sur la lancée du « home-run » (ou « tour de terrain») de Mike Neill lors de la première manche.

Il s’agira du point culminant des États-Unis aux Jeux. Quatre ans plus tard, alors que les Cubains récupéreront leur titre, les tenants américains ne parviendront même pas à se qualifier.

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