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Date
19 août 2016
Tags
Rio 2016 , Actu CIO , Water polo , États-Unis d'Amérique

Les Américaines poursuivent leur règne en water-polo

En battant l’Italie en finale, vendredi dans la piscine du stade olympique aquatique, les États-Unis sont devenus la première équipe à conserver son titre olympique en water polo féminin.


Les Américaines ont battu en finale l’Italie 12-5 et conservé avec panache la couronne qu’elles avaient obtenue à Londres 2012. Elles poursuivent de surcroît leur belle série : depuis l’introduction du water-polo féminin au programme olympique en 2000, elles sont toujours montées sur le podium.

Les championnes du monde en titre n’ont jamais été menées au score lors de cette finale qui a réuni les deux seules équipes invaincues du tournoi après leurs cinq précédents matches à Rio 2016.

Getty Images

Victorieuses de tous les tournois majeurs auxquels elles ont participé depuis le début de 2014, les championnes en titre n’ont jamais été sérieusement inquiétées par les championnes olympiques d’Athènes 2004. Courtney Mathewson, l’une des quatre joueuses américaines déjà médaillées d’or à Londres 2012, a ouvert la marque avant que l’Italie n’égalise par l’intermédiaire de Federica Radicchi. Mais à partir de là, les Italiennes ont bataillé pour contenir la puissante attaque américaine.

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En tête sur le score impressionnant de 4-1 à l’issue de la première période, les Américaines étaient toujours aux commandes à la pause (5-3) et n’ont plus jamais été menacées après que Kiley Neushul et Rachel Fattal ont corsé l’addition au début de la troisième période. Ashleigh Johnson a même arrêté un tir de pénalité de Roberta Bianconi, scellant le sort des Italiennes qui ne pouvaient plus espérer revenir après avoir attaqué l’ultime période avec cinq unités de retard.

En s’imposant finalement 12-5, les puissantes Américaines ont également battu le record du nombre de buts marqués par une équipe lors d’une finale olympique féminine et elles ont aussi signé le plus gros écart en finale.

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Avant la rencontre, l’Américaine Maggie Steffens avait été nommée Meilleure joueuse du tournoi tandis que Ashleigh Johnson, auteur de 9 arrêts sur 13 tirs en finale, avait hérité du titre de Meilleure gardienne.

En signe de reconnaissance envers Adam Krikorian, leur entraîneur, les membres du groupe victorieux lui ont passé toutes leurs médailles autour du cou, ce qui a déclenché cette réaction : « Je vais avoir mal au cou pendant quelques secondes, car ça pèse au moins une tonne tout ça. Je ne vais pas dire que ça ne me fait pas chaud au cœur, mais l’interaction et les relations que j’ai au quotidien avec cette équipe valent beaucoup plus pour moi que n’importe quelle médaille. »

« Nous allons repartir avec une valise plus lourde », a déclaré pour sa part l’Italienne Tania de Mario à l’issue de l’excellent tournoi joué par la formation européenne. « Gagner l’argent est très important, car pour nous, il a valeur d’or. C’est le début d’un nouvel avenir brillant pour cette équipe et le gain de l’argent est une performance extraordinaire. Nous l’avons mérité car nous avons joué chaque match comme s’il s’agissait d’une finale. »

La Russie en bronze

La troisième place est revenue à la Russie qui a dû passer par une séance de tirs au but serrée (7-6) pour décrocher la victoire 19-18 sur les championnes d’Europe hongroises, reléguées pour la troisième fois de suite au pied du podium.

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Lors d’un match passionnant, marqué par une avalanche de but et un chassé-croisé permanent au score, les Hongroises semblaient avoir une main sur le bronze lorsqu’elles ont pris la tête 11-9 dans la dernière période, mais les Russes ont réussi à égaliser. Si Rita Keszthelyi a converti un ultime tir de pénalité pour redonner l’avantage à la Hongrie, Anastasia Simanovich a réussi à arracher l’égalisation à une seconde du terme ouvrant ainsi la voie à une séance de tirs au but que son équipe allait finalement remporter.

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« Je ne sais vraiment pas trop comment exprimer ce que je ressens maintenant, mais c’est vraiment super », a déclaré l’héroïne de la dernière heure Simanovich après avoir reçu sa médaille. De son côté, Attila Biro, l’entraîneur de la Hongrie, a fait contre mauvaise fortune bon cœur après avoir connu sa dernière déception olympique en date. « Nous sommes contents de faire partie du quatuor de tête de ces Jeux Olympiques, mais nous sommes déçus, car nous tenions cette médaille. Je n’ai malgré tout aucun regret car nous avons fait le maximum, tant lors de notre préparation qu’ici. »

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