skip to content
Meehyun Getty Images
PyeongChang 2018

Le voyage à l’envers coréen de "Jackie", coqueluche de PyeongChang 2018

Les Jeux Olympiques d’hiver de PyeongChang 2018 ont pris la forme d’un retour très chaleureux au pays pour Lee Meehyun, spécialiste de ski acrobatique de République de Corée, à la recherche des traces de son passé.

Née à Chinju, Lee Meehyun a été adoptée à l’âge d’un an par un couple américain. Elle a grandi à Philadelphie, et elle a éprouvé un vif désir d’en savoir plus sur son pays natal et de rencontrer ses parents biologiques.

Skieuse assidue depuis l’âge de trois ans, "Jackie", comme on l’appelle, s’est installée en République de Corée après avoir terminé ses études secondaires pour travailler dans une école de ski acrobatique à PyeongChang. C’est là qu’elle a attiré l’attention de l’association coréenne de ski, qui lui a demandé en 2015 de réfléchir à la possibilité de défendre les couleurs de son pays de naissance.

Lee Meehyun a sauté sur l’occasion de faire d’une pierre deux coups : skier aux Jeux Olympiques d’hiver à domicile et utiliser sa notoriété grandissante pour retrouver ses parents biologiques. « Je me pose des questions à ce sujet depuis mon plus jeune âge et je me suis rendue par la suite dans l’une des agences d’adoption de Séoul », dit-elle. « Je n’ai pas cherché de manière active, car je me suis totalement concentrée sur ma performance à PyeongChang. Mais maintenant que mon épreuve est finie, je vais aller plus loin dans la recherche de mes parents biologiques. »

Getty Images

"Un honneur"

Lee Meehyun, qui n’a pas pu se qualifier pour la finale féminine du ski slopestyle pour 0,20 point, a déclaré que participer aux Jeux d’hiver pour la République de Corée avait été un honneur. « Je n’ai pas de mots pour ça. Apparemment, la foule a scandé mon nom, dit-elle. J’ai essayé d’utiliser cette scène mondiale pour faire connaître mon histoire et inciter d’autres enfants adoptés à essayer de chercher leurs parents biologiques, ou à se montrer curieux. »

Elle sait cependant que trouver ses parents ne sera pas chose facile. « C’est important pour moi parce que c’est l’occasion de les trouver, poursuit-elle. Je ne voudrais pas avoir de regrets plus tard, si je n’essaye pas. Il faut être deux personnes pour danser le tango, alors je suis prêt à les rencontrer. S’ils acceptent, c’est génial. S’ils ne sont pas disposés à me rencontrer, je respecterai totalement leur décision, car ce sera un grand huit émotionnel pour les deux parties. »

Fière de son héritage

Quelle que soit l’issue, Lee Meehyun peut garder la tête haute, en sachant qu’elle a tout donné sur les pentes et dans la recherche de son passé. Elle continuera à vivre à Séoul, où elle réside depuis deux ans, et rencontrera d’autres enfants adoptés tout en s’imprégnant de la culture coréenne. La jeune femme n’oubliera pas pour autant son héritage américain et reconnaît qu’elle reste tournée vers l’Occident. Elle estime cependant qu’il est possible d’être à la fois "Jackie" l’Américaine et Meehyun la Coréenne.

« Je deviens de plus en plus coréenne, dit-elle, surtout avec le nom que je porte et en concourant sous mon nom de naissance. C’était l’un de mes seuls liens avec mes origines coréennes », dit-elle.

« Certaines personnes m’appellent encore “Jackie“ et d’autres se sont décidées à m’appeler Meehyun. C’est assez incroyable parce que pour moi, elles sont toutes les deux réelles ! »

back to top En